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SOMMAIRE
1

La souffrance, source de salut pour les enfants du monde

2

La souffrance, source de sanctification pour le chrétien

3

L'attitude de l'homme en face de la souffrance (Rom. 12 : 12). 

4 Les souffrances de saint Paul
5  

 

 

 

 ******---******

 

 

La souffrance,

source de salut pour les enfants du monde

La parole de Dieu nous donne de comprendre que la souffrance nous sauve.  Dieu permet la souffrance de l’homme en vue de son salut. Nous pouvons donc dire avec la parole de Dieu que la souffrance est un salaire de la justice de Dieu et un appel de la miséricorde de Dieu.  Par la souffrance, Dieu découvre à l’homme le chemin qu’il doit prendre pour son salut.


La souffrance comme salaire de la justice de Dieu nous indique que la souffrance peut avoir le sens et la portée de châtiment. 
« Je t’ai châtié avec violence à cause de la multitude de tes iniquités, du grand nombre de tes péchés. Pourquoi te plaindre de ta blessure, de la douleur que cause ton mal ? C’est à cause de la multitude de tes iniquités, du grand nombre de tes péchés que je t’ai fait souffrir ces choses. » Jér. 30 :14-15. 

« Tu châties l’homme en le punissant de son iniquité, tu détruis comme la teigne ce qu’il a de plus cher. » Ps. 39 :12.

 
La souffrance comme appel de la miséricorde de Dieu nous signifie qu’à travers les souffrances que Dieu nous donne d’endurer, il nous montre son amour, sa compassion et réveille notre amour pour lui. L’homme se souvient facilement de son Dieu, de son Créateur dans la souffrance. Et une telle souffrance n’est jamais au-dessus de la force du souffrant. 

« Mon fils, ne méprise pas la correction de l’Eternel et ne t’effraie point de ses châtiments ; car l’Eternel châtie celui qu’il aime comme un père l’enfant qu’il chérit. » Pr 3 :11,12

« J’ai appelé et vous n’avez pas répondu ; j’ai parlé et vous n’avez pas écouté, mais vous avez fait ce qui est mal à mes yeux et vous avez choisi ce qui me déplaît… C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur l’Eternel… Voici, vous crierez dans la douleur de votre âme et vous vous lamenterez dans l’abattement de votre esprit » Is 65 :12-14. 

« Je serai comme un lion pour Ephraïm, comme un lionceau pour la maison de Juda ; moi, moi je déchirerai ; puis je m’en irai jusqu’à ce qu’ils s’avouent coupables et recherchent ma face. » Os 5 :14-15

« Eternel, ils t’on cherché quand ils étaient dans la détresse ; ils se sont répandus en prière quand tu les as châtiés. » Is 26 :16 ; Lu15 :17,18

Mais toujours cette souffrance est pesée par un Dieu d’amour à la balance du sanctuaire. Voir 1Co 10 :13 Mal 3 :3 Is 28 :23-29

Dieu désire le salut de tout homme et par certaines souffrances, il indique à l’homme le chemin de son salut. Et il n'y a jamais de souffrance inutile. Par ma souffrance Dieu peut m’interpeller ou interpeller une tierce personne. Et à ce degré, l’homme comprend aisément qu’il doit souffrir.

 La souffrance,

source de sanctification pour le chrétien.

 

Pour le chrétien, la souffrance a perdu son caractère de châtiment, car le Christ, son rédempteur a déjà pris sur lui toutes ses souffrances afin qu’il ait la paix. "Le châtiment est tombé sur Lui, afin que nous ayons la paix." Is 53:5


A la suite du Christ, le chrétien peut connaître la souffrance, mais une telle souffrance constitue pour lui "Le creuset de la sainteté de Dieu" Jc 1:2-4. 

"Je le purifierai comme on purifie l'argent; je l'éprouverai comme on éprouve l'or." Za 13:9

"Tu nous a éprouvé, ô Dieu! Tu nous as fait passer au creuset comme l'argent; tu nous a amenés dans le filet, tu as mis sur nos reins un pesant fardeau, tu as fait monter des hommes sur nos têtes, nous avons passé par le feu et par l'eau" Ps 66:10-12

La souffrance du chrétien a trois niveaux de compréhension exclusifs ou complémentaires. 

Au premier niveau, les souffrances sont pour le chrétien éducatrices et disciplinaires « destinées à lui ouvrir les yeux sur lui-même, sur ses restes de vie propre, à le rendre oublieux de lui-même, obéissant, humble, fidèle, soumis à toute la volonté de Dieu. » A ce niveau, le chrétien peut désirer la souffrance et dire : « je veux souffrir »

« Supportez le châtiment ; c'est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils qu'un père ne châtie pas ?... Nos pères nous châtiaient pour peu de jours comme ils le trouvaient bon ; mais Dieu nous châtie pour notre bien afin de nous rendre participants à sa sainteté... » Hébr. 12 : 7-11. 

Au deuxième niveau, ses souffrances sont préservatrices et révélatrices « destinées à le préserver de satiété, d'orgueil spirituel, de confiance en sa force, en sa sagesse propres et à lui révéler la puissance de Dieu s'accomplissant dans la faiblesse. » A ce niveau, le chrétien comprend qu’il peut souffrir et se dis : « je puis souffrir »
Pour que je ne sois pas enflé d'orgueil à cause de l'excellence de ces révélations, il m'a été donné » - dit saint Paul - « une écharde dans la chair... Trois fois j'ai prié le Seigneur de l'éloigner de moi, mais il m'a dit : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. » 2Cor. 12 : 7-8.

Au troisième niveau, le chrétien endure des souffrances de maîtres, échos de celles du Christ dans lesquelles il dira « il m’est fait la grâce de souffrir ». « Ces souffrances n'ont plus rien à faire ni avec notre éducation, ni avec notre perfectionnement. Elles sont assumées par l'enfant de Dieu en vue de la gloire de Dieu par pur amour pour le Christ, pour son Eglise, pour son oeuvre. »
« Je me réjouis maintenant dans les souffrances que j'endure pour vous, et j'achève de souffrir le reste des afflictions du Christ en ma chair pour son corps, qui est l'Eglise. » Col. 1 :24. 

« Réjouissez-vous dans la mesure même où vous avez part aux souffrances du Christ, afin que, le jour où sa gloire sera manifestée, vous serez aussi dans la joie et l'allégresse. » 1 Pier. 4 :13.

« Pourvu que je le connaisse, Lui et la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances, me rendant conforme à lui en sa mort dans l'espoir de parvenir aussi à la résurrection d'entre les morts. » Phil. 3 : 10.
 

L'attitude de l'homme

en face de la souffrance (Rom. 12 : 12). 

 

En face de la souffrance l’homme peut avoir substantiellement deux attitudes : la révolte et les plaintes ou la compréhension et l’acceptation. Souvent, il en est très peu qui comprennent le langage de la souffrance. Alors ils se révoltent s’irritant contre le divin messager et en se livrant à l’amertume. Il s’ensuit donc qu’ils se plaignent de Dieu. 


« C'est en vain qu'on épure, les scories ne se détachent pas. » Jr. 6 :29. 

« Quels châtiments nouveaux vous infliger quand vous multipliez vos révoltes ? La tête entière est malade, et tout le corps est souffrant. » Is. 1 : 5.

« En vain ai-je frappé vos enfants ; ils n'ont point eu égard à la correction. » Jr. 2 : 30.

« Eternel, tu les frappes et ils ne sentent rien ; tu les consumes et ils ne veulent pas recevoir instruction ; ils prennent un visage plus dur que le roc, ils refusent de se convertir. » Jr. 5 :3

Par contre chez d'autres, la souffrance produit la tristesse selon Dieu dont on ne se repent jamais. Ces âmes 

- ne méprisent pas le châtiment du Seigneur. He 12 :5. 
- ne perdent pas courage quand il les reprend. He. 12 : 5.
- ne craignent pas la souffrance. Apoc. 2 : 10.
- prient dans leur souffrance. Jc. 5 :13.
- sont patientes dans l'affliction. Rom. 12 : 12 ; 2Thes. 1 : 4. 
- se réjouissent et se glorifient dans leurs afflictions. Jc. 1 : 2-4; Rom. 5:3.

 
Au cœur de la souffrance, de telles âmes non seulement « ne murmurent pas, mais elles acceptent leur souffrance avec soumission, confiance, espérance et joie ; elles la considèrent comme indispensable à la formation de l'être spirituel à la ressemblance du Fils de Dieu » et elles disent : 
- « Je me tais et je n'ouvre point la bouche, parce que c'est toi qui l'as fait. » Ps. 39 : 10. 
- « C'est l'Eternel, qu'il fasse ce qui lui semblera bon. » I Sam. 3 :18.
- « Il m'est bon d'avoir été affligé afin que j'apprenne tes statuts. » Ps. 119 :71.
- « Avant d'avoir été humilié je m'égarais, maintenant j'observe ta parole. Ps. 119 : 67.
- « L'Eternel l'a donné, l'Eternel l'a ôté, que le nom de l'Eternel soit béni. » Job 1 : 21.
- « Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi, ta houlette et ton bâton me rassurent. » Ps. 23 : 4.
- « Ma chair et mon coeur peuvent se consumer, Dieu sera toujours le rocher de mon coeur et mon partage. » Ps. 73 : 26.
- « Qui nous séparera de l'amour du Christ ? Sera-ce l'affliction ou l'angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l'épée ?... Au contraire, dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés... » Voir : Rom. 8 : 35-39.

Que le Seigneur donne à chaque chrétien, à chaque baptisé de comprendre ainsi sa souffrance. Ainsi dans nos communautés régneront la sérennité, la patience et la confiance en Dieu, indispensables pour une affirmation authentique de la foi. Une telle disposition intérieure soutient notre espérance en la réalisation de la promesse divine. Saint l’a signifié admirablement : il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances d’ici bas et la gloire qui va se révéler. Voir Rom. 8 : 29 ; 2 Pi. 1 : 4) 

 

Dans cette perspective, l’âme comprend que ce but ne saurait être atteint par nul autre chemin que par celui de la souffrance à la suite de son maître qui « a appris l'obéissance par les choses qu'il a souffertes » (Hébr. 5 : 8). Jésus lui-même l’a signifié à maintes reprises à ses disciples : « Vous boirez la coupe que je bois » Marc 10 : 39. Et ils l’ont si bien compris qu’ils en témoignent eux même : 
- « Maintenant il faut que vous soyez pour un peu de temps attristés par diverses épreuves... » 1 Pi. 1 : 6.
- « C'est par beaucoup d'afflictions qu'il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. » Actes 14 : 22.
Saint Paul nous indique le lien profond entre les souffrances présentes et la gloire à venir. 2 Cor. 4 :17-18. (Voir aussi 1 Pi. 5 : 10). Et il peut s’écrier : 
- « J'estime, dit-il, qu'il n'y a point de proportion entre les souffrances du temps présent et la gloire à venir qui doit être manifestée... » Rom. 8 : 18.
- « Je suis rempli de consolation ; je suis comblé de joie au milieu de toutes nos afflictions. » 2Cor. 7 : 4 et 2Cor. 12 :10.
Il ne désire que la communion des souffrances du Christ. Voir : Phil. 3 : 10 ; Rom. 8 - 17 ; 2Cor. 12 : 10; et il sait que, considérée de ce sommet, la souffrance est une grâce : « Dieu vous a fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui. » Phil. 1 : 2
Les souffrances de saint Paul
Nous sommes dans l'année jubilaire Saint-Paul. Et en ce jour, journée de prière pour les malades et pour tous ceux qui souffrent dans leur corps et leur âme, où nous célébrons Notre Dame de Lourdes, c'est avec plaisir que je voudrais partager avec vous cette réflexion de Yves GUILLEMETE, prêtre bibliste sur les souffrances de Saint Paul dans son article ainsi intitulé. 

 
" Malgré le succès rencontré, Paul fait face à des épreuves. Il en parle avec beaucoup d’émotion, sans toutefois se laisser abattre. Sa foi dans le Christ est sa force. 

  Comme nous avons pu le constater jusqu’à maintenant, Paul retire beaucoup de joie et de satisfaction dans l’exercice de son ministère. C’est la joie de travailler à l’œuvre de Dieu et de constater que l’Évangile est accueilli comme révélation du dessein d’amour de Dieu. C’est la fierté pour les communautés chrétiennes qui montrent de jour en jour les signes de conversion et de vie nouvelle dans le Christ. Ces communautés sont le signe de la vérité du projet de Dieu et du succès du ministère de Paul. 

  Il ne faut cependant pas penser que le soleil brillait toujours de tous ses feux dans le ciel des communautés. Il y avait aussi des nuages. Paul parle de ses épreuves: fatigues et dangers des voyages, persécutions de la part des juifs, crises de croissance des communautés. S’il les raconte, ce n’est pas pour attirer la pitié mais surtout pour donner un témoignage de fidélité, d’endurance et de persévérance aux chrétiens et aux chrétiennes qui eux aussi font face à des situations douloureuses. Mais il veut surtout livrer un enseignement: les épreuves font partie de la vie des chrétiens, les font communier aux souffrances du Christ et contiennent une fécondité qui leur vient de la résurrection du Christ.

  Une part des souffrances de saint Paul provient des fatigues et des dangers rencontrés tout au long de ses nombreux voyages. Il en dresse un résumé dans la seconde lettre aux Corinthiens (11,16-33). Mais ce sont surtout les épreuves reliées à l’annonce de l’Évangile et à la formation des chrétiens qui lui causent le plus de souffrance.

  Paul vit un paradoxe. Il est porteur d’une sagesse et d’un trésor de grande valeur, c’est-à-dire la révélation du mystère du salut, mais en même temps il fait face aux obstacles, au mépris, aux persécutions et à l’humiliation. Il ne cesse d’une part d’exprimer sa confiance et sa gratitude pour l’assistance que le Seigneur lui manifeste, mais d’autre part il doit se montrer valeureux et énergique pour surmonter les obstacles qui se dressent sur sa route et menacent son courage et son espérance. C’est surtout dans les lettres adressées aux Corinthiens que Paul expose sa pensée sur la place et le sens de la souffrance dans le ministère apostolique et sur la manière de l’assumer (1 Co 4,9-13; 2 Co 6,3-13; 12,5-9).

Je ne mettrai mon orgueil que dans mes faiblesses. Ah! si je voulais m'enorgueillir, je ne serais pas fou, je ne dirais que la vérité; mais je m'abstiens, pour qu'on n'ait pas sur mon compte une opinion supérieure à ce qu'on voit de moi, ou à ce qu'on m'entend dire. Et parce que ces révélations étaient extraordinaires, pour m'éviter tout orgueil, il a été mis une écharde dans ma chair, un ange de Satan chargé de me frapper, pour m'éviter tout orgueil. A ce sujet, par trois fois, j'ai prié le Seigneur de l'écarter de moi. Mais il m'a déclaré : « Ma grâce te suffit; ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » Aussi mettrai-je mon orgueil bien plutôt dans mes faiblesses, afin que repose sur moi la puissance du Christ. Donc je me complais dans les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions, et les angoisses pour Christ! Car lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort (2 Co 12,5-9).

  Paul fonde sa crédibilité et son autorité sur les souffrances endurées pour l’annonce de l’Évangile. S’il n’avait pas été saisi par le Christ, s’il n’avait pas été convaincu de la grandeur de l’œuvre pour laquelle il a été choisi, il n’aurait pas donné toute sa vie, il aurait filé à l’anglaise à la première difficulté rencontrée (2 Co 6,3-13). Paul fait face aux tribulations car il sait qu’il ne peut suivre le Christ sans participer de quelque manière à sa Passion. Au service de la vérité du salut révélée en Jésus Christ, il s’attend à rencontrer des contrariétés. Paul supporte donc ses souffrances en communion avec le Christ qui a donné sa vie par amour pour le monde. Il porte dans son corps les souffrances et les blessures du Christ (2 Co 4,8-12).
  La souffrance fait donc partie du ministère de Paul. Il sait que ses souffrances contribuent à conduire à son accomplissement la réalisation du projet de Dieu. Puisque le Christ vit en lui, Paul considère donc que ses souffrances lui font achever ce qui manque à la passion du Christ. La source de sa confiance réside dans la puissance de vie que Dieu a manifestée en ressuscitant son Fils Jésus. Cette puissance de vie est à l’œuvre dans ses souffrances et les rend fécondes."
 



Que le Seigneur, nous donne d'avoir une telle compréhension de nos souffrances quotidiennes et la joie de les vivre avec Jésus et pour Jésus. Dieu ne nous veut pas dans la souffrance. Mais il nous offre toujours sa présence et soutien dans nos difficultés. Mettons en lui toute notre confiance et laissons-nous conduire par sa main. La Vierge Marie, Notre Dame de Lourdes, consolatrice des afligées est là et intercède pour nous constamment afin que se réalise pour nous la volonté de Dieu.



Tag(s) : #Enseignement biblique
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