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LE CONTEXTE DE LA LETTRE DE SAINT PAUL AUX ROMAINS
Rm 15,17 Je puis donc me glorifier dans le Christ Jésus en ce qui concerne l'oeuvre de Dieu. 18 Car je n'oserais parler de ce que le Christ n'aurait pas fait par moi pour obtenir l'obéissance des païens, en parole et en oeuvre, 19 par la vertu des signes et des prodiges, par la vertu de l'Esprit de Dieu : ainsi, depuis Jérusalem en rayonnant jusqu'à l'Illyrie, j'ai procuré l'accomplissement de l'Évangile du Christ, 20 tenant de la sorte à honneur de limiter cet apostolat aux régions où l'on n'avait pas invoqué le nom du Christ, pour ne point bâtir sur des fondations posées par autrui 21 et me conformer à ce qui est écrit : Ceux à qui on ne l'avait pas annoncé le verront et ceux qui n'en avaient pas entendu parler comprendront. 22 C'est bien là ce qui chaque fois m'empêchait d'aller chez vous. 23 Mais à présent, comme je n'ai plus d'occupation dans ces contrées et que depuis des années j'ai un vif désir d'aller chez vous, 24 quand je me rendrai en Espagne... Car j'espère vous voir en cours de route et être mis par vous sur le chemin de ce pays, une fois que j'aurai un peu savouré la joie de votre présence. 25 Mais maintenant je me rends à Jérusalem pour le service des saints : 26 car la Macédoine et l'Achaïe ont bien voulu prendre quelque part aux besoins des saints de Jérusalem qui sont dans la pauvreté. 27 Oui, elles l'ont bien voulu, et elles le leur devaient : si les païens, en effet, ont participé à leurs biens spirituels, ils doivent à leur tour les servir de leurs biens temporels. 28 Quand donc j'aurai terminé cette affaire et leur aurai remis officiellement cette récolte, je partirai pour l'Espagne en passant par chez vous. 29 Et je sais qu'en arrivant chez vous je viendrai avec la plénitude des bénédictions du Christ.
 

    Selon Rm 15,13-29, Paul écrit aux Chrétiens de Rome qu'il ne connaît pas et qui ne le connaissent pas. Cette prise de contact est motivée par le projet de Paul de trouver une base en vue d'une mission d'évangélisation en Espagne. Il souhaite être envoyé par cette communauté romaine tout comme il a été envoyé par les communautés d'Asie mineure. Paul développe à leur intention un long traité sur son évangile.
    Il s'adresse à un auditoire visiblement familier des Écritures. Il s'agit probablement de la composante judéo-chrétienne de la communauté. Il est possible que Paul présente que les oppositions potentielles puissent venir de cette composante plutôt que des pagano-chrétiens. Certains exégètes (Baur par ex.) ont  vu dans cette lettre une controverses avec des judéo-chrétiens de Rome qui seraient hostiles à l'apostolat de Paul vers les païens.
    Paul situe également ce projet de voyage en Espagne dans le cadre d'une opération qu'il a mené à bien en Asie mineure: une grande collecte de fonds en faveur de la communauté chrétienne de Jérusalem. Pour Paul, cette collecte est plus qu'une oeuvre charitable. C'est la manifestation de l'appartenance des communautés pagano-chrétiennes au corps ecclésial. C'est pour cela que Paul semble redouter un accueil peu chaleureux de la part de la communauté judéo-chrétienne de Jérusalem, quand bien même il arriverait les mains pleines. Il recommandent donc ce voyage vers Jérusalem à la prière de ses destinataires: Rm 15,30 Mais je vous le demande, frères, par notre Seigneur Jésus Christ et la charité de l'Esprit, luttez avec moi dans les prières que vous adressez à Dieu pour moi, 31 afin que j'échappe aux incrédules de Judée et que le secours que je porte à Jérusalem soit agréé des saints...

    L'épître aux Romains est la seule lettre de Paul adressée à une communauté qu'il n'a pas fondée. La communauté de Rome est ancienne, puisque des Chrétiens romains ont été expulsés par Claude en 41. Paul rencontrera deux de ces expulsés (Priscille et Aquila) lors de son séjour à Corinthe (Ac 18,2). La communauté chrétienne de Rome existe donc antérieurement à 41. Contrairement aux communautés fondées par Paul sur la base de convertis du paganisme, elle est née au sein du judaïsme romain, ce qui explique bien que l'édit d'expulsion de Claude visant les juifs ait également touché les Chrétiens. Il est possible qu'elle se soit constituée autour de Juifs montés à Jérusalem dans le cadre de la Pâque qui ont été les témoins de la Passion du Christ et qui se sont convertis.
    Lorsque Paul écrit cette lettre, les Chrétiens expulsés par Claude sont revenus à Rome. La communauté s'est également ouverte aux païens et elle est désormais distincte de la Synagogue. De fait, en 64, Néron pourra persécuter les Chrétiens en tant que tels, sans les confondre avec les Juifs comme l'avait fait Claude vingt ans auparavant.
    L'épître aux Romains a du être composée par Paul lors de son séjour à Corinthe en 55/56 ou 56/57, juste avant l'embarquement de Paul pour Jérusalem avec le fruit de la collecte.

 
LE CONTEXTE DE LA PREMIERE LETTRE DE SAINT PAUL AUX CORINTHIENS
La lettre est composée pour répondre aux questions concrètes de la communauté chrétienne de Corinthe. 1Co 7,1 fait mention d'une lettre envoyée à Paul par les Corinthiens sur la question du mariage et du célibat. De toute évidence, il existe alors de problèmes au sein de cette communauté. Elle est divisée en plusieurs factions (Apollos, Céphas, Paul...), ceci étant probablement dû au fait que les nouveaux membres ont tendance à se solidariser avec celui qui les a baptisés. La division semble telle que les chrétiens ne prennent plus leur repas en commun ou de telle manière qu'il n'existe plus de communion, notamment entre les pauvres et les riches (11,22). des questions dogmatiques se posent également, certains doutant de la résurrection des morts, et par là même de celle du Christ (ch. 15).
    La ville de Corinthe est alors une métropole florissante, abritant une population mélangée avec de fortes disparités sociales. La ville compte notamment une forte population d'esclaves. La ville de Corinthe est réputée pour avoir une morale plutôt relâchée, à tel point que l'expression « vivre à la corinthienne » est synonyme de vie de débauche.
    La communauté de Corinthe est formée par des chrétiens venant du paganisme. La plupart de ses membres ont une origine modeste. On y compte de très nombreux esclaves. On y trouve également quelques notables influents de la ville. Selon la lettre elle-même (16,8), Paul a écrit ce texte lors de son séjour à Éphèse dans les années 51-54. Il est possible que le texte dont nous disposons actuellement regroupe en fait plusieurs correspondances de Paul avec les Corinthiens pendant ce long séjour.
 
LE CONTEXTE DE LA DEUXIEME LETTRE DE SAINT PAUL AUX CORINTHIENS

  Elle prend place dans le cadre de la grande collecte que Paul a organisée pour venir en aide à l'Eglise de Jérusalem (Collecte dont le projet est mentionné en 1Co 16,1-4). Cette collecte fait l'objet de suspicions que l'apôtre doit lever (11,7-9 et 12,16-18). Visiblement, le climat s'est tendu entre Paul et les chrétiens de Corinthe. Paul fait été d'une offense qu'il aurait subie (2,5-11). Il a promis de repasser à Corinthe mais a du reporter à plusieurs reprises son voyage. Son autorité est contestée alors même que d'autres apôtres obtiennent de grands succès. Selon l’épître, ces concurrents sont des judéo-chrétiens hellénisés, prédicateurs itinérants qui se recommandent eux-mêmes et acceptent un payement par les Corinthiens. 
  La lettre a du être envoyée peu de temps avant que Paul embarque pour Corinthe. Elle a pu être envoyée de Macédoine vers 55-57. Certains commentaires (à la suite d’un précurseur en la matière, Johann Semler en 1776) considèrent que 2Co est la compilation de plusieurs écrits de Paul et pourrait donc s’étaler pendant toute la durée du séjour de Paul à Ephèse et en Macédoine (53-57).
 
 LE CONTEXTE DE LA LETTRE DE SAINT PAUL AUX GALATES
 Les communautés chrétiennes de Galatie ont été fondées par Paul lui-même (Ga 4,12-14). Ces chrétiens viennent du monde païen et ne connaissaient pas le judaïsme avant leur conversion à la foi chrétienne. Après le départ de Paul, cette communauté est visitée par des missionnaires qui cherchent à persuader les Galates de la nécessité d’adopter divers usages juifs (la circoncision, les interdits alimentaires) pour pouvoir devenir chrétiens. Paul apprend que certains Galates se sont laissés embrigader et cherche à détourner la communauté de ce qu’il considère comme une régression contraire à l’Evangile. 
  Ces missionnaires perturbateurs sont classiquement associés au groupe des judéo-chrétiens dans la ligne conservatrice de Jacques de Jérusalem. Pour eux, devenir chrétien implique de devenir également juif et d’adopter l’intégralité des pratiques de la Loi. Il est possible aussi que l’épître vise un autre type de prédicateurs, apparentés cette fois aux courants gnostiques, mais cette hypothèse se heurte à bien des difficultés. 
  Selon Ga 4,13, il est difficile de savoir si Paul s’est rendu une ou deux fois en Galatie avant d’écrire cette lettre. Les auteurs anciens considéraient que cette lettre avait été écrite par Paul lors de sa captivité à Rome (d’où son impossibilité de se rendre en Galatie…). Les liens avec Romains et 2Corinthiens invitent à y voir une rédaction plus précoce, peut-être dans la fourchette 55-57. Pour certains commentaires, on peut même remonter à 50-52 (hypothèse du double passage de Paul en sud-Galatie), ce qui ferait de cette épître un des plus anciens textes de Paul, pratiquement contemporain de 1Th.


 
LE CONTEXTE DE LA LETTRE DE SAINT PAUL AUX EPHESIENS
 La lettre aux Ephésiens est à bien des points de vue une énigme. On ignore même quel était son destinatire d'origine, car la mention "aux Ephésiens" n'apparaît que dans les manuscrits les plus tardifs. Il s'agit d'un cas unique dans l'ensemble des lettres du nouveau testament. Il est possible qu'à l'origine cette lettre était une lettre circulaire adressée à diverses communautés. L'attribution aux Ephésiens provient peut-être du fait que le collaborateur de Paul mentionné en 6,21 est originaire d'Asie et même localisé à Éphèse (2Tm 4,12). 
  La question de l'auteur de cette lettre se pose depuis la fin du XVIIIe siècle. Le caractère « deutéro paulinien » de cette lettre est maintenant admis par l'immense majorité des commentaires contemporains. Cette conclusion se base à la fois sur des arguments littéraires (un vocabulaire spécifique, un style différent des autres épîtres paulinienne, une grande dépendance littéraire vis-à-vis de l'épître aux Colossiens) et sur des arguments théologiques. 
L'auteur de cette lettre demeure inconnu. Il ne s'agit probablement pas de l'auteur de la lettre aux Colossiens. Sa familiarité avec la pensée juive fait penser à un chrétien venant du judaïsme hellénistique. 
Il est très difficile d'identifier le contexte historique qui a amené à la rédaction de cette lettre. Dans la mesure où Ignace d'Antioche, vers 110, connaît l'existence de cette lettre, on peut proposer comme fourchette de datation 80-100. Les problèmes évoqués dans cette lettre (antagonisme entre communautés juives et païennes, souci de l'unité de l'Eglise, contraste entre le mode de vie des chrétiens et celui des païens) correspondent bien aux soucis principaux les communautés chrétiennes de la fin du premier siècle.


 
LE CONTEXTE DE LA LETTRE DE SAINT PAUL AUX PHILIPPIENS
 L'Église de Philippes est la première communauté chrétienne fondée par Paul en Europe (Ph 4,15). Même si le séjour de Paul à Philippes a été houleux (Ac 16,11-40), la communauté lui est resté fidèle et a contribué financièrement aux missions d'évangélisation de Paul. La lettre fait état d'adversaires (3,2.18). Ceux-ci sont des missionnaires itinérants appartenant aux groupes judéo-chrétiens qui prônent un retour aux pratiques du judaïsme, dont la circoncision. Paul écrit cette lettre alors qu'il est en prison (Ph 1,7.13.17), ce qui ne l'empêche pas de pouvoir assez librement communiquer avec le monde extérieur. Le problème de la datation vient du fait que Paul a fait plusieurs séjours en prison: 
Il peut s'agir de son incarcération à Césarée (Ac 23,23-26,32)
Il peut s'agir, selon la tradition la plus classique, de son incarcération à Rome (Ac 28,30), vers 63
Mais il peut aussi s'agir d'une incarcération à Ephèse (1Co 15,32 ; 2Co 1,8), ville proche de Philippes. Cette 3e hypothèse est retenue par plusieurs commentaires contemporains. L'épître daterait alors des années 51-54
  La question de l'unité de la lettre se pose du fait des doublets qu'elle contient: deux mises en garde (3,2 et 3,18) ; deux formules de bénédiction (4,7 et 4,9) ; reprise d'éléments après la conclusion (4,10). Plusieurs commentateurs ont fait l'hypothèse d'un assemblage de deux lettres (voire de trois), mais sans entraîner une totale adhésion. La tendance actuelle consiste plutôt à lire la lettre comme une unité littéraire. Cela n'empêche évidemment pas Paul d'avoir repris dans cette lettre des éléments qu'il a reçu lui-même, comme la célèbre hymne (2,6-11).


 
LE CONTEXTE DE LA LETTRE DE SAINT PAUL AUX COLOSIENS
 Cette lettre est un écrit de circonstance, dont l'objectif est de prémunir la communauté envers un courant de pensée appelé "philosophie" (2,8). Identifier cette "philosophie" est une des grosses difficultés de cette épître. Cette philosophie implique une ascèse dans le domaine alimentaire (2,16.21-22) comprise comme une purification nécessaire pour entrer dans le monde céleste. Elle semble également impliquer une sorte du culte des anges. Ces éléments peuvent orienter vers un culte à mystères peut-être d'inspiration juive à la base, mais ayant emprunté divers éléments au monde grec, notamment à la tradition pythagoricienne. 
  L'Église de Colosses n'a pas été fondée par Paul mais par un chrétien de la ville nommé Epaphras. Les destinataires de la lettre sont des pagano-chrétiens de la cité, mais Col 4,16 invite à diffuser cette lettre également dans la métropole voisine de Laodicée. 
  Pour beaucoup de commentaires, cette lettre a été rédigée par un proche collaborateur de Paul, peut-être du vivant de l'apôtre. Il est alors possible de la dater du séjour (et de la probable captivité) de Paul à Ephèse (53-55). Pour d'autres commentaires, la lettre est plutôt postérieure à la mort de Paul et serait à dater dans la fourchette 70-80. En tout état de cause, elle est antérieure à la lettre aux Ephésiens.

 
LE CONTEXTE DE LA PREMIRE LETTRE DE SAINT PAUL AUX THESSALONICIENS
 Cette lettre est une réponse à l'angoisse provoquée par l'absence durable de Paul (1Th 2,17-20). Elle vise également à renforcer les convictions des destinataires. Elle entend également répondre à des interrogations concrètes sur la destinée des défunts, alors même que des membres de la communauté chrétienne sont décédés avant la venue du Christ en gloire pour la fin des temps. 
  L'Église de Thessalonique a été fondée par Paul lui-même, assisté de deux collaborateurs, Silvain et Timothée, mentionnés dans l'en-tête de la lettre. Selon 1Th 1,9-10, les membres de cette communauté sont des pagano-chrétiens (à la différence d'Ac 17,1-9 qui suggère que ceux-ci sont des judéo-chrétiens). 
  La lettre a été probablement composée lors du séjour de Paul à Corinthe, dans les années 50-51. Ce texte est donc le plus ancien ouvrage du Nouveau Testament.

 
LE CONTEXTE DE LA DEUXIEME LETTRE DE SAINT PAUL AUX THESSALONICIENS
 Cette lettre est à bien des points de vue une énigme. La question de son auteur se pose depuis le 19e siècle et divise la critique. Les relations entre la première et la seconde lettre aux Thessaloniciens sont extrêmement étroites. Sur bien des points, 2Th se présente comme une "copie" de 1Th, à l'exception de son thème propre concernant l'eschatologie. Comme il est peu probable que Paul ait copié un de ses propres écrits (sa multiple correspondance aux Corinthiens prouve au contraire qu'il se renouvelle beaucoup même lorsqu'il s'adresse à la même communauté), la plupart des commentaires contemporains classent sans hésiter 2Th parmi les écrits deutéro-pauliniens. 
  La lettre est motivée par des troubles survenus dans la communauté de destination à la suite d'une annonce de la proximité du "jour du Seigneur". Cette attente d'une fin des temps imminente amène les chrétiens à vivre de manière désordonnée, en abandonnant leur travail pour se livrer à une vaine agitation. L'auteur de la lettre veut calmer le jeu, d'autant plus que les agitateurs se réclament (faussement !) d'une lettre de Paul: 2 Th 2:1 Nous vous le demandons, frères, à propos de la Venue de notre Seigneur Jésus Christ et de notre rassemblement auprès de lui, 2 ne vous laissez pas trop vite mettre hors de sens ni alarmer par des manifestations de l'Esprit, des paroles ou des lettres données comme venant de nous, et qui vous feraient penser que le Jour du Seigneur est déjà là. 
  La date de cette lettre est incertaine: 70-80 pour certains commentateurs, plus tardive (vers 90-100) pour d'autres.


 

LE CONTEXTE DES LETTRES PASTORALES  DE SAINT PAUL

1&2  TIMOTHEE ET TITE

 Ces trois lettres (1-2Tm et Tite) sont dites "pastorales" car leur thème principal est l'organisation de l'Église et la mise en place des pasteurs pour la diriger. Elles sont liées non seulement par le thème, mais également leur composition et leur style. Dans ces écrits, l'auteur s'adresse aux communautés chrétiennes par l'intermédiaire des collaborateurs de Paul. 
  Ces lettres étroitement unies entre elles par la langue et le style diffèrent considérablement des autres écrits pauliniens. Elles sont difficiles à faire cadrer avec la chronologie paulinienne connue à ce jour. Leur théologie est originale et n'exploite pas les thèmes familiers de Paul. Elle se réfèrent manifestement à une Église déjà durablement installée et cherchant à se doter de structures permanentes. 
  La question de l'auteur de ces lettres se pose donc depuis longtemps. Pour la plupart des grands commentaires contemporains, l'auteur de ces épîtres est un disciple de Paul appartenant à la troisième génération chrétienne.


 
LE CONTEXTE DE LA LETTRE DE SAINT PAUL A PHILEMON
Les circonstances de la lettre sont originales. Cet écrit ne s'adresse pas à une communauté, mais à un particulier de Colosses, Philémon, qui a découvert la foi grâce à Paul. Paul est alors en prison et il a reçu la visite d'Onésime, l'esclave de Philémon. Celui-ci à son tour a été converti par Paul. Paul aimerait le garder à son service, mais dans la mesure où Onésime est la propriété de Philémon, il ne veut rien faire sans son accord. Il va donc envoyer Onésime vers son maître pour lui demander l'autorisation, en le faisant porteur de cette lettre qui explique les intentions de Paul. 
  Le problème est de savoir pourquoi Onésime à rejoint Paul... Il n'est certainement pas venu à la demande de Philémon ! Il s'agit probablement d'un esclave en fuite, peut-être à la suite d'une dispute avec son maître, peut-être à la suite d'un larcin commis sur sa propriété (Paul évoque les dettes qu'Onésime a envers Philémon, mais il peut simplement s'agir du temps passé auprès de Paul au détriment de son maître légitime). 
  La lettre a pu être écrite à Rome ou lors de la captivité de Paul à Ephèse.

 

 

 



 

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