Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
5 Octobre 2009
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| Le 2ème Livre des Rois (2 Rois, 14, 23 - 27). nous parle d'un certain Jonas, fils d'Amittaï, qui avait annoncé une expansion nationale d'Israël, au temps du roi Jéroboam II (786 - 746), annonce qui s'était révélée exacte. Le Livre de Jonas, écrit au 4ème siècle, nous raconte une histoire concernant ce prophète, histoire dont le but est de montrer les limites d'une recherche purement nationale ou nationaliste de Dieu pour Israël. Envoyé par le Seigneur pour aller porter la Parole de Dieu aux habitants de la grande ville de Ninive, Jonas se dérobe d'abord en premant la fuite, puis après avoir été repris par le Seigneur et conduit sa mission avec succès en amenant les Ninivites à la repentance, il se rebelle contre Dieu, dont il n'accepte pas qu'il ait renoncé à sa colère pour manifester sa miséricorde. L'auteur de ce Livre de Jonas semble s'inspirer d'autres textes de l'Ancien Testament. On peut ainsi comparer : Jonas, 3, 10 et Jérémie, 18, 8; Jonas, 4, 2 et Joël, 2, 13 - 14; Jonas, 4, 6 - 8 et 1 Rois, 19, 4 - 5 (le cycle d'Elie); Jonas, 3, 6 et Ezéchiel, 26, 16; Jonas, 1, 3 - 6 et Ezéchiel, 27, 25 - 29. Ce Livre est postérieur au retour d'exil et au temps de la reconstruction du Temple, à l'époque d'Esdras. On peut le considérer contemporain d'une période où Juda s'éveille à une prise de conscience et à l'acceptation de la présence des étrangers, au 4ème siècle. Ce Livre prophétique est différent de tous les autres parce que son message nous est présenté sous la forme d'un récit, et non pas comme une succession d'oracles, ou paroles venant du Seigneur Dieu. En le lisant, nous découvrons un conte dont le message est l'ouverture d'Israël aux païens, dont il doit accepter qu'il font également partie du projet de Dieu révélé à Abraham, à qui il fut annoncé qu'en lui ont seraient bénies toues les nations de la terre (Genèse, 12, 1 - 5). Le peuple d'Israël ne doit donc pas résister à cet appel de Dieu en se refermant sur lui-même. Dans ce Livre prophétique apparaît ainsi une critique du genre prophétique lui-même, qui risque de manquer d'accueil et de souplesse dans son discernement du message et de la volonté de Dieu, dont il pourrait cesser de remarquer la nouveauté et la dimension permanente de dépassement de nos horizons et de nos velléités humaines. Notre page montre à quel point le Livre de Jonas ironise sur le rôle d'un prophète qui a d'autant plus de succès dans sa prédication qu'il a d'abord refusé la mission que Dieu lui donne. Les refus de Jonas fonctionnent à la façon d'un repoussoir, produisent toujours l'effet contraire, car, alors qu'il fuit, ou boude, les païens qu'il rencontre, ou auxquels il est spécifiquement envoyé, se convertissent dès qu'il se manifeste. Dieu peut se servir d'instruments qui lui résistent pour annoncer, et effectuer, son salut. |
| 2. MESSAGE. Ninive, où Jonas est envoyé, et parvient finalement, est une ville païenne d'une grandeur qu'on ne peut imaginer en Israël. Et Dieu a souci d'elle ! Dieu se met-il à sauver les païens ? C'est bien ce que cette page nous montre, et, sans doute, ce qui révolte Jonas. |
| 3. DECOUVERTES. A une annonce tout-à-fait innattendue de leur destruction, sans plus, sans condition, sans explication, sans invitation directe à se convertir dans le message de Jonas, les gens de Ninive réagissent immédiatement et totalement : tous, sans exception, avec leurs animaux, vont faire jeûne, deuil et pénitence. Ils reconnaissent, en effet, dans la proclamation de Jonas, un message religieux important, et ils se mettent à croire à la Parole qui leur vient de ce Dieu qu'ils ne connaissent pas, mais dont ils perçoivent qu'il les appelle à une qualité de vie supérieure. D'où l'ordre du roi de Ninive que chacun se détourne de sa conduite mauvaise, dans l'espérance que Dieu peut renoncer au châtiment proclamé : "Qui sait si Dieu... ?" |
| Jésus, au cours de son ministère, fera quelques incursions en terre païenne, y réalisant même une multiplication des pains (Marc, 8, 1 - 11 ). Il louera la foi d'un centurion païen et d'une Cananéenne (Matthieu, 15, 21 - 28). Mais c'est après la résurrection de Jésus que, rapidement, les païens devenant chrétiens entreront en masse dans le Nouvel Israël qu'est l'Eglise, et Paul en sera l'Apôtre infatigable, lui qui écrira aux Romains que tous ont péché, aussi bien les Juifs que les païens (Romains, 3, 21 - 31), et qui répétera, à plusieurs reprises dans ses lettres, qu'il n 'y a plus ni Juifs, ni Grecs, ni esclaves, ni hommes libres, mais "Christ tout en tous" (Colossiens, 3, 10 - 11). Jésus, au cours de sa prédication, va reprocher à ses auditeurs de ne pas réagir à sa Parole, de ne pas se convertir, et de ne pas croire à la Bonne Nouvelle qu'avec lui le Règne de Dieu s'est approché. Et il leur rappellera la réponse des Ninivites à la prédication de Jonas, pour ajouter : "Il y a ici plus que Jonas !" Il reprochera de même aux villes du Lac de Galilée de ne s'être pas converties, et à Jérusalem de n'avoir pas reconnu le temps où elle était visitée par son ministère (Matthieu, 12, 41 et 11, 20 - 24). Quelle est notre réponse à cette insistance de Jésus à nous tourner, par lui, et avec lui, vers Dieu-Père ? Réponse qu suppose qu'on se quitte soi-même, et devienne "pauvre de coeur", dans la reconnaissance acceptée que nous sommes incapables de salut, sans la grâce gratuite et gracieuse de Dieu, qui nous a envoyé son Fils et remis son Esprit. |
| Seigneur Jésus, toute ta prédication se résume dans ces premières paroles que tu as prononcées en inaugurant ton ministère : "convertissez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle", lorsque tu nous invites ainsi, en devenant tes disciples, à nous tourner radicalement vers Dieu, dont tu nous apprends qu'il est notre "Père", et toute ton action accomplie dans ton "OUI" au Père, manifesté en ta prédication, tes gestes de miséricorde, ta mort et ta résurrection, se concentre en cette déclaration, que tu as faite le soir de Pâques : "Recevez l'Esprit Saint, les péchés seront remis" : prends-moi par la main, pour que je me tourne de plus en plus complètement vers toi et te suive sur tous les chemins où tu m'envoies vivre et témoigner comme ton disciple, tout au long de mes jours. AMEN. |