Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
25 Août 2010
| Mt 24:42- " Veillez donc, parce que vous ne savez pas quel jour va venir votre Maître. Mt 24:43- Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur devait venir, il aurait veillé et n'aurait pas permis qu'on perçât le mur de sa demeure. Mt 24:44- Ainsi donc, vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme va venir. Mt 24:45- " Quel est donc le serviteur fidèle et avisé que le maître a établi sur les gens de sa maison pour leur donner la nourriture en temps voulu ? Mt 24:46- Heureux ce serviteur que son maître en arrivant trouvera occupé de la sorte ! Mt 24:47- En vérité je vous le dis, il l'établira sur tous ses biens. Mt 24:48- Mais si ce mauvais serviteur dit en son cœur : "Mon maître tarde" Mt 24:49- et qu'il se mette à frapper ses compagnons, à manger et à boire en compagnie des ivrognes, Mt 24:50- le maître de ce serviteur arrivera au jour qu'il n'attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas ; Mt 24:51- il le retranchera et lui assignera sa part parmi les hypocrites : là seront les pleurs et les grincements de dents. |
| A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s'il a été composé pour des chrétiens d'origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d'origine païenne, ou encore pour les deux. Néanmoins, même s'il a été d'abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : "allez, de toutes les nations, faites des disciples" (28, 18). On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l'avant-dernière, etc...), concentrées autour de la 6ème partie, le "Discours en paraboles", qui sert en quelque sorte de "pivot". Nous obtenons ainsi le découpage suivant : - Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7) - Manifestations de l'autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9) - Discours sur la mission (10) - Jésus rejeté par "cette génération" (11 - 12 ) - Discours en paraboles (13) - Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17) - Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18) - De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22) - Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24) - Passion, mort et résurrection (26 - 28) Avec ce texte, nous sommes déjà bien avancés dans le dernier discours sur la fin des temps que Matthieu fait prononcer à Jésus, et qui contient ses dernières paroles avant son entrée dans l'événement de sa passion-mort- résurrection (24, 1 - 25, 46). Jésus a d'abord parlé de la destruction du Temple et d'un commencement des douleurs de la fin des temps (24, 1 - 14), il a évoqué ensuite une grande tribulation à venir (24, 15 - 28), puis a annoncé la venue finale du Fils de l'homme (24, 29 - 31 ), avant de tirer leçon à partir de l'exemple du figuier (24, 32 - 35) et de préciser que le jour et l'heure de la suprême fin ne sont connus que du Père (24, 36 - 44). Les 2 premiers versets de notre passage (24, 42 - 43) appartiennent à cette partie juste mentionnée ci-dessus, tandis que le reste de notre page traite de deux manières d'être serviteurs dans l'attente du retour du Maître, qui est le Seigneur de la fin des temps. |
| La première partie du message à recevoir sert de conclusion à tout l'exposé qui a précédé sur le caractère inconnu du jour de la Parousie finale, dont seul le Père connaît l'heure. Avec ce verset 42, commence une réflexion sur notre attitude à adopter dans ces circonstances : il s'agit d'être des veilleurs vigilants, dans l'attente du bon vouloir de Dieu. Et ce thème va se développer jusqu'au verset 13 du chapitre 25, avec la parabole des 2 types de serviteurs, qui forme la fin de notre page de ce jour, et celle, qui suit, des 10 jeunes filles dont la moitié seulement étaient avisées. Dans les 2 premiers versets de notre page, qui nous concernent ici, la nécessité de veiller est explicitée dans la parabole du Maître de maison, qui ne sait pas quand va venir le voleur. Les conclusions en sont claires : moins nous connaissons l'heure et plus nous devons veiller, c'est-à-dire que notre veille doit être pour nous une démarche incessante, devenue habituelle. Pour illustrer ce propos, arrive la parabole du serviteur fidèle ou infidèle. S'agit-il de deux personnes différentes ou de la même personne dont le comportement a changé ? Peu importe. Nous sommes ici interpellés, en tant que serviteurs, sur 2 manières d'attendre le retour du Seigneur, dont l'une est bonne et l'autre mauvaise. Si le serviteur est sage et fidèle, il sera dans l'attitude d'attente évoquée plus haut, et il s'en trouvera béni et récompensé au retour de son Maître. Totalement différent est le cas de celui qui n'attend plus, de fait, ce retour du Maître, et prend même sa place en agissant avec autorité et brutalité sur ceux qu'il était chargé de servir de son mieux. Si bien que le Maître, à son retour imprévu et inattendu, se séparera de lui de façon on ne peut plus radicale. Notons que le ou les serviteurs de cette parabole étai(en)t chargé(s) de prendre en charge leurs frères. Ce qui veut dire que la veille, l'attente, consistent à bien vivre sa mission, en vérité, pour Dieu et pour pour les hommes et les femmes qui nous ainsi confiés de par notre situation réelle dans ce monde où nous vivons. |
| Dans cette dernière parabole sur les 2 manières d'être serviteur, le problème central est celui du "délai" du retour du Seigneur. Le mauvais serviteur se base sur ce délai pour agir à sa guise, et manque ainsi de charité et de responsabilité vis à vis de ceux qui lui sont confiés. De même que prendre le pouvoir sur sa propre vie, c'est se mettre en situation de péché contraire à la foi, qui est remise de soi à un "autre", de même vivre son service comme une attitude trop "personnalisée", qui n'est plus exercée dans l'attente du Seigneur, cela devient prise de pouvoir, pouvoir que l'on se donne avec autonomie, et dont on se prévaut pour ne plus respecter ses frères et soeurs. D'où l'extrême sévérité de la rétribution qui s'ensuit lorsque le Maître est de retour. |
| Etre vigilants,c'est vivre à fond pour, et à partir de, cette présence qui nous habite, et laisser croître en nous le dynamisme d'une attente toujours croissante du Seigneur. Deux textes de Paul peuvent nous y aider : Rm 13:12- La nuit est avancée. Le jour est arrivé. Laissons là les ceuvres de énèbres et revêtons les armes de lumière. Rm 13:13- Comme il sied en plein jour, conduisons-nous avec dignité: point de ripailles ni d'orgies, pas de luxure ni de débauche, pas de querelles ni de jalousies. Rm 13:14- Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ et ne vous souciez pas de la chair pour en satisfaire les convoitises. Ph 3:10- le connaître, lui, avec la puissance de sa résurrection et la communion à Ises souffrances, lui devenir conforme dans sa mort, Ph 3:11- afin de Darvenir si Dossible à ressusciter d'entre les morts. Ph 3:12- Non que je sois déjà au but, ni déjà devenu parfait ; mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir, ayant été saisi moi-même par le Christ Jésus. Ph 3:13- Non, frères, je ne me flatte point d'avoir déjà saisi ; je dis seulement ceci : oubliant le chemin parcouru, je vais droit de l'avant, tendu de tout mon être, Ph 3:14- et je cours vers le but, en vue du prix que Dieu nous appelle à recevoir là-haut, dans le Christ Jésus. |
| Seigneur Jésus, plus tu te rends présent à nous, en ta Parole, en ton Esprit Saint qui te fait demeurer au plus profond de nous-mêmes, en ton attitude de "OUI" permanent au Père, que nous communiquent les gestes eucharistiques de ton dernier repas que nous "faisons en mémoire de toi", et plus tu nous devances et nous invites à te suivre sur le chemin que tu es et qui est celui de la rencontre infinie du Père qui demeure en toi : creuse en moi cette soif d'aller toujours plus loin, de l'avant, avec toi, assuré, dans ma foi, que ta présence en moi n'a d'autre but que de me saisir en toi, pour me faire sortir de moi-même, et entrer, transfiguré, dans le mystère de la réalité de ton Royaume. AMEN. |