Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
29 Septembre 2010
| Jb 19:21- Pitié, pitié pour moi, ô vous mes amis! car c'est la main de Dieu qui m'a frappé. Jb 19:22- Pourquoi vous acharner sur moi comme Dieu lui-même, sans vous rassasier de ma chair ? Jb 19:23- Oh! je voudrais qu'on écrive mes paroles, qu'elles soient gravées en une inscription, Jb 19:24- avec un ciseau de fer et du plomb, sculptées dans le roc pour toujours! Jb 19:25- Je sais, moi, que mon Défenseur est vivant, que lui, le dernier, se lèvera sur la poussière. Jb 19:26- Une fois qu'ils m'auront arraché cette peau qui est mienne, hors de ma chair, je verrai Dieu. Jb 19:27- Celui que je verrai sera pour moi, celui que mes yeux regarderont ne sera pas un étranger. Et mes reins en moi se consument. |
| Un aspect significatif de ce Livre est justement cette utilisation d'un cadre en prose, du genre conte populaire, pour encadrer un débat poétique sur la sagesse. Cette pratique, largement employée dans le Proche-Orient ancien, permet aux auteurs de situer la discussion selon les données d'un cas concret, ainsi présenté on ne peut plus clairement. Parmi les passages en prose, remarquons 3 introductions distinguant les 3 épisodes du conflit : - 1, 1 - 5, ouvrant le 1er (Yahvé envoie les malheurs sur Job : 1, 1 - 2, 10), - 2, 11 - 13, ouvrant le 2ème (dans le dialogue avec ses 3 amis, Job lance un défi à Dieu : 2, 11 - 31, 40), - 32, 1 - 5, ouvrant le 3ème (Job est réprimandé au nom de Dieu, d'abord indirectement par Elihu, puis directement par Yahvé lui-même : 32, 1 - 42, 17). A noter qu'au chapitre 28, un poème particulier, montrant que Dieu seul conduit à la sagesse, interrompt le dernier discours de Job. Ce conflit entre Job et son Dieu, rapporté par le Livre, permet de mettre en parallèle différentes réponses au problème du mal. La position de Job, qui, d'un bout à l'autre du débat, affirme et maintient son innocence, progresse cependant au niveau de sa réaction, depuis son souhait initial de la mort jusqu'à son appel pressant à une confrontation de type judiciaire entre Dieu et lui, faisant intervenir un arbitre ou un rédempteur, qui ne serait autre que Dieu, rendant la justice entre lui-même et Job. L'auteur de ce Livre veut nous faire découvrir que Dieu peut avoir d'autres motifs que simplement d'envoyer le bonheur comme récompense ou le malheur comme châtiment, selon ce que pensent les amis de Job. Si, dans ce Livre, Job a raison contre ses amis en défendant son innocence, il n'a pas pour autant raison contre Dieu, dont il ne peut rien exiger, tout en affirmant son intégrité et en s'interrogeant sur son malheur. Son innocence ne lui donne aucun droit sur Dieu et face à Dieu, qui ne saurait être considéré comme un interlocuteur sur le même plan que nous. On pense généralement que ce Livre a été écrit après le retour de l'exil à Babylone. Cependant, certains le jugent plus ancien, et d'autres y distinguent des additions plus tardives. Si l'on n'y trouve aucune allusion d'ordre historique, signalons qu'Ezéchiel mentionne 3 figures légendaires du passé, Noé, Danel et Job (Ezéchiel, 14, 13 - 14). |
| Job, qui déclare que c'est Dieu qui l'a frappé et s'acharne contre lui, reproche à ses amis d'en faire autant au lieu d'avoir pitié de lui. Cela ne l'empêche pas d'affirmer sa ferme espérance d'être reconnu juste, qu'il exprime en des paroles qu'il voudrait à jamais indélébiles. Dieu ne pourra pas finalement ne pas lui rendre justice. Et de ce dernier mot de Dieu, Job veut en faire l'expérience dans une révélation que son Sauveur et Libérateur lui fera de lui-même, en ne se détournant pas de lui. Job espère bien faire de son vivant cette expérience de l'intervention de Dieu venant proclamer son innocence. |
| Job veut que ses mots soient conservés comme un témoignage perpétuel de son innocence. Dans la tradition d'Israël, le Défenseur ou Libérateur était le plus proche parent de sexe masculin chargé de faire respecter les droits d'un membre blessé de la famille (Nombres, 35, 19; Deutéronome, 19, 6; Ruth, 4, 4 - 6). Il est difficile de préciser, de façon claire et définitive, le sens exact des versets 25 - 27. Trois hypothèses se dégagent : - un Défenseur céleste se lèvera en sa faveur après sa mort, - Un intervenant céleste lui permettra, même après sa mort, d'être témoin de son bon droit, - Job souhaite voir son bon droit reconnu avant sa mort. Cependant, quoi qu'il en soit, Job maintient que seule une rencontre avec Dieu pourra lui donner satisfaction. Il demande donc audience au Seigneur. |
| Un désespoir semblable semble avoir été exprimé, face à Dieu, par Jésus agonisant sur sa croix. Qu'il proclame son abandon par Dieu avec le Psaume 22, selon les Evangiles de Matthieu et de Marc, qu'il se remette entre les mains de Dieu avec le Psaume 31, selon l'Evangile de Luc, ou qu'il crie sa soif de Dieu avec le Psaume 63, selon l'Evangile de Jean, dans chacun de ces 3 psaumes se trouve l'expression de confiance : "Tu es mon Dieu". Jésus, mourant au bord du désespoir, maintient donc sa confiance absolue en Dieu. C'est d'ailleurs ce qu'il avait déclaré lui-même à ses disciples, à la fin de son dernier repas, très peu de temps avant son arrestation : Jn 16:33- Je vous ai dit ces choses, pour que vous ayez la paix en moi. Dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez courage ! J'ai vaincu le monde. " |
| SEIGNEUR JESUS, LORS DE TON PASSAGE AU PERE EN TA MORT SUR LA CROIX, TU LUI AS CRIE : "C'EST TOI MON DIEU ", NOUS INDIQUANT AINSI QUE, QUELLE QUE SOIT L'ADVERSITE RENCONTREE, NOUS POUVONS TOUJOURS ÊTRE SÛRS QUE DIEU EST AVEC NOUS, A CONDITION QUE NOUS DEMEURIONS TOURNES VERS LUI, OUVERTS A SON ACTION, SANS NOUS REPLIER SUR NOUS-MÊMES : DONNE-MOI DE NE JAMAIS DOUTER QUE, RESSUSCITE DES MORTS, TU ES AVEC MOI DANS TOUTES LES SITUATIONS QUE JE TRAVERSE, MÊME SI TU ME PARAIS INVISIBLE AU COEUR D'UNE NUIT PROFONDE, AIDE-MOI, DANS LA FORCE DE TON ESPRIT SAINT, A RESTER ACCROCHE A TOI DANS LA CONFIANCE, ET L'ESPERANCE, FONDEES SUR LA CONVICTION INEBRANLABLE QUE TOI SEUL ES MON SAUVEUR. AMEN. |