Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
14 Avril 2010
| Ac 5:27- Les ayant donc amenés, ils les firent comparaître devant le Sanhédrin. Le grand prêtre les interrogea : Ac 5:28- " Nous vous avions formellement interdit d'enseigner en ce nom-là. Or voici que vous avez rempli Jérusalem de votre doctrine ! Vous voulez ainsi faire retomber sur nous le sang de cet homme-là ! " Ac 5:29- Pierre répondit alors, avec les apôtres : " Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. Ac 5:30- Le Dieu de nos pères a ressuscité ce Jésus que vous, vous aviez fait mourir en le suspendant au gibet. Ac 5:31- C'est lui que Dieu a exalté par sa droite, le faisant Chef et Sauveur, afin d'accorder par lui à Israël la repentance et la rémission des péchés. Ac 5:32- Nous sommes témoins de ces choses, nous et l'Esprit Saint que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. " Ac 5:33- En entendant cela, ils frémissaient de rage et projetaient de les faire mourir. |
| Les spécialistes demeurent néanmoins fortement divisés sur l'attribution ou non de ce livre à Luc, le companion Antiochien de Paul (Colossiens, 4, 14 et Philémon, 23), qui, depuis une antiquité très ancienne, est considéré comme l'auteur de ce Livre des Actes, en raison particulièrement d'un certain nombre de passages de ce Livre où il raconte les événements en cours en employant le pluriel "Nous" (Actes, 15, 36 - 18, 28). Il existe, en effet, de grandes différences entre le portrait de Paul, dans les Actes des Apôtres, et celui que l'on déduit d'une lecture attentive des lettres authentiques de Paul, et cela au point que l'on se demande comment Luc, s'il a été vraiment un companion de Paul et a écrit les Actes, ait pu brosser un tableau de l'apôtre Paul si différent de celui que nous découvrons par ailleurs. Même si l'attribution à Luc de ce Livre, et de l'Evangile qui le précède, semble demeurer la moins mauvaise hypothèse, on ne parvient pas à rendre compte d'une telle différence dans la présentation de la personnalité et des idées de l'apôtre Paul. Ce Livre des Actes commence avec une introduction sur les tout premiers débuts de la communauté écclésiale (1, 1 - 26), puis il nous décrit la mission à Jérusalem (2, 1 - 5, 42), suivie de la mission au-delà de Jérusalem et de la Palestine même (réalisée pas les Héllénistes Juifs devenus chrétiens, puis suite à la conversion de Saül de Tarse, devenu Paul, une mission de Pierre auprès de païens et en terre païenne, le premier voyage de Paul et les problèmes liés à l'entrée de païens en grand nombre dans l'Eglise, dont a dû traiter l'Assemblée de Jérusalem : 6, 1 - 15, 33), enfin le rapprochement progressif de Paul vers Rome, où se termine le récit des Actes, après sa mission en Europe et à Ephèse, et son retour à Jérusalem où il est arrêté dans le Temple (15, 36 - 28. 31). Tout cela signifie que dans ces Actes des Apôtres, "l'affaire Jésus continue". Ce qui a été accompli par Jésus, en sa vie, son engagement, sa parole, sa mort, sa résurrection, et son ascension liée à la promesse de l'Esprit Saint, entre dans une nouvelle phase d'extension à toute l'humanité, depuis Jérusalem, la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre, selon l'ordre de Jésus lui-même (Actes, 1, 8). Les communautés de disciples sont désormais le "lieu" de la présence et de l'action de Jésus. Une autre manière d'analyser le contenu des Actes des apôtres est d'en suivre le déroulement à la façon d'un drame en 4 actes : - ACTE 1 : L'Eglise à Jérusalem (2, 1 - 7, 60), - ACTE 2 : L'Eglise dispersée, en Samarie et à Antioche (8, 1 - 12, 25), - ACTE 3 : Paul le missionnaire (13, 1 - 21, 16), - Actes 4 (Paul le prisonnier (21, 17 - 28, 35). Selon cette présentation, nous en sommes toujours à l'ACTE 1, qui se déploie en 4 scènes : l'effusion de l'Esprit le jour de Pentecôte (2, 1 - 47), la guérison du boiteux au Temple (3, 1 - 4, 22), après un interlude sur l'action de l'Esprit, les Apôtres en jugement (5, 17 - 42), le premier martyre (6, 1 - 7, 60). Avec notre page nous assistons à la mise en jugement des Apôtres, scène 3 de cet ACTE 1. |
| Cette deuxième comparution mouvementée des Apôtres devant le grand prêtre et le Grand Conseil d'Israêl, après cette délivrance miraculeuse de prison, permet à Pierre de prendre une nouvelle fois la parole, pour leur renouveler l'annonce du message sur Jésus. Sans toutefois répondre à la question du grand prêtre, qui semble leur reprocher de "faire retomber sur eux le sang de cet hiomme", Pierre n'hésite pas à redire que les Apôtres n'ont pas plus qu'auparavant l'intention d'obéir à leur interdiction formelle d'annoncer le Nom de Jésus. En effet, les Apôtres ont choisi d'obéir à Dieu, qui a ressuscité Jésus et l'a élevé à sa droite, lui, que ces mêmes autorités Juives avaient fait crucifier. Et de redire, avec force et puissance, l'essentiel du message pascal, à savoir que cette résurrection de Jésus est bien l'achèvement de tout le plan de Dieu, qui offre ainsi la conversion et le pardon des péchés. Quand ils ont été libérés de prison, la nuit précédente, par l'Ange du Seigneur, ils ont reçu l'ordre de retourner au Temple et d'y annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus. De même que Jésus, de son vivant, affirmait qu'ils étaient deux à rendre témoignage, le Père et lui-même, ( Jean, 8, 13 - 19) Pierre annonce que les Apôtres ne sont pas davantage seuls à rendre témoignage : l'Esprit Saint, qu'ils ont reçu de Dieu, atteste, avec eux, du message de Jésus. |
| Le nombre des Apôtres concernés par cette arrestation et cette comparution devant le Grand Conseil n'est pas indiqué : il semblerait qu'il s'agisse ici de tous les Apôtres. Par comparaison avec le 1er jugement (4, 1 - 21), les Apôtres ont officiellement aggravé leur cas, car ils désobéissent ouvertement à une interdiction formelle, qui leur avait été dite, d'enseigner le Nom de Jésus (voir Actes, 4, 18). La délivrance miraculeuse de prison, et l'injonction qui leur a été faite alors par l' Ange du Seigneur, d'aller continuer à prêcher le Nom de Jésus, est la réponse du Seigneur à la question que Pierre et Jean avaient posée publiquement devant le Sanhédrin, lors de leur premier passage en jugement, en 4, 19 : Oui, il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes. Face aux Apôtres qui proclament fortement Jésus Sauveur, le peuple est divisé : d'un côté, la foule (accueil enthousiaste), de l'autre les autorités (rejet absolu). |
| Nous retrouvons chez les Apôtres animés par l'Esprit Saint, l'attitude même de Jésus, qu l'avait conduit jusquà la mort sur la croix : l'obéissance à Dieu, en n'hésitant pas à prendre tous les risques. Les Apôtres revivent ainsi le "OUI" unique de Jésus (2 Corinthiens, 1, 19 - 20, et Jean, 5, 30 et 6, 38), et ils en témoignent. |
| Seigneur Jésus, c'est seulement par toi, présent en nous par ton Esprit Saint, que nous disons "OUI" au Père, et entrons dans ton attitude de témoin suprême de la vérité totale du dessein de salut, que Dieu nous propose, et que nous avons à proclamer, par notre engagement en oeuvres et paroles devant tous nos contemporains, dans ce temps de l'histoire que nous partageons avec eux : apprends-moi à me laisser conduire par ton propre "OUI" au Père en toutes circonstances, fais de moi un disciple davantage capable de te suivre en ton obéissance, et d'être envoyé par toi annoncer partout la Bonne Nouvelle du Règne de Dieu, dont tu réalises l'accomplissement dans la vie de tous ceux qui te rencontrent. AMEN. |