Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
9 Février 2011
| Gn 2:18- Yahvé Dieu dit : Il n'est pas bon que l'homme soit seul. Il faut que je lui fasse une aide qui lui soit assortie. Gn 2:19- Yahvé Dieu modela encore du sol toutes les bêtes sauvages et tous les oiseaux du ciel, et il les amena à l'homme pour voir comment celui-ci les appellerait : chacun devait porter le nom que l'homme lui aurait donné. Gn 2:20- L'homme donna des noms à tous les bestiaux, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes sauvages, mais, pour un homme, il ne trouva pas l'aide qui lui fût assortie. Gn 2:21- Alors Yahvé Dieu fit tomber une torpeur sur l'homme, qui s'endormit. Il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. Gn 2:22- Puis, de la côte qu'il avait tirée de l'homme, Yahvé Dieu façonna une femme et l'amena à l'homme. Gn 2:23- Alors celui-ci s'écria : Pour le coup, c'est l'os de mes os et la chair de ma chair ! Celle-ci sera appelée femme, car elle fut tirée de l'homme, celle-ci ! Gn 2:24- C'est pourquoi l'homme quitte son père et sa mère et s'attache à sa femme, et ils deviennent une seule chair. Gn 2:25- Or tous deux étaient nus, l'homme et sa femme, et ils n'avaient pas honte l'un devant l'autre |
| Ce livre nous présente d'abord une histoire des origines des nations, avec la création du monde, ainsi que de l'homme et de la femme, la vie des générations d'avant le Déluge, le Déluge et la repopulation jusqu'au moment de la dispersion, suite à l'orgueil manifesté par les hommes de la grande ville de Babel, avec sa tour (1, 1 - 11, 26). Nous y lisons, ensuite, dans une seconde grande partie, l'histoire des ancètres d'sraël (11, 27 - 50, 26), qui comprend le cycle d'Abraham et de Sarah (11, 27 - 25, 18), le cycle d'Isaac et Jacob (25, 19 - 36, 43), et, finalement, l'histoire de Joseph (37, 10 - 50, 26). Les 11 premiers chapitres du Livre, dans lesquels se trouve notre page, constituent le Prologue de ce Livre de la Genèse. Ils nous rapportent l'activité de Dieu avant que l'univers vienne à exister, et que l'homme apparaisse. Ensuite, ils situent le plan de Dieu créant un monde selon son désir, mais qui est différent du nôtre, marqué par le péché de l'homme. Par exemple, le nombre très important d'années que vivent les grands personnages qui nous sont nommés, suggère bien cette différence d'avec notre réalité historique, dans laquelle le Livre entre dès l'appel d'Abraham, au chapitre 12. Les histoires diverses qui se succèdent dans ces 11 premiers chapitres, sont reliées par des généalogies plus ou moins "artificielles". Le but de toutes ces descriptions et de tous ces récits, au-delà de la satisfaction d'une légitime curiosité sur les origines de l'humanité, semble être de fortifier l'identité du Peuple d'Israël, et de le situer à sa place dans le concert des nations, et sur une carte du monde établie à partir d'une conception d'une origine humaine, unique et commune à tous les hommes de tous les temps (Genèse, 10). C'est également de montrer comment l'histoire d'Israël, en sa dimension religieuse, reflète, par son monothéisme unique, une fidélité à Dieu vu comme le seul et véritable Créateur du ciel et de la terre, Dieu dont l'unicité ne souffre aucun compromis. D'autre part, ces chapitres, qui nous relatent le péché de l'homme et son expulsion de l'Eden, reflètent, en termes symboliques, le bannissement de sa terre, connu par Israël, et mérité en raison de son infidélité à Yahvé son Dieu, au temps de son exil babylonien. De la même façon, la vie sauve obtenue par Noé, et l'acceptation par Dieu du sacrifice qu'il lui offre après la fin du Déluge, traduisent à la fois la patience de Dieu et sa volonté de pardonner et de maintenir son plan de salut de l'humanité, qu'exprime à son tour le retour de l'Exil (l'exil et la fin de l'exil sont considérés comme étant la période à laquelle on rattache volontiers la rédaction de ces premiers chapitres du Livre de la Genèse). |
| Cette page fait partie de l'ensemble 2, 4b - 3, 24, appelé habituellement le "2nd récit de la création et le récit de la chute", qu'on a longtemps considéré comme beaucoup plus ancien, souvent de quelques siècles, que le 1er récit de la création (1, 1 -2, 4a), ce que certains mettent maintenant sérieusement en doute, en préférant y voir une réflexion de sagesse, chargée d'une tonalité mythologique, sur le chapitre précédent. Cet ensemble nous raconte l'histoire d'un homme et d'une femme, et de ce qui leur est arrivé. Ils nous sont présentés comme le 1er homme et la 1ère femme, à la fois ancêtres et symboles de la race humaine. Ce qui veut dire que lorsque l'auteur nous dit : "voilà ce qui leur est arrivé", il nous dit en même temps : "voilà comment se comportent les humains, et quelles en sont pour eux les conséquences". Manger du fruit de l'arbre défendu est, en effet, quelque chose qui se répète sans cesse dans l'histoire des hommes. Dieu veut le bien de l'homme et de la femme, mais ceux-ci, attirés par des tentations subtiles, préfèrent s'affirmer eux-mêmes, vivre à partir d'eux-mêmes, ce qui leur permet peut-être de se connaître davantage avec les enjeux de leurs actions, mais qui a la conséquence désastreuse de rompre la relation intime qu'ils ont, ou qu'ils peuvent avoir, avec Dieu. La vie perd dès lors quasiment tout son sens pour eux, elle leur devient malheureuse et dure, même si Dieu, de son côté, n'abandonne pas totalement sa créature, et veille à sa préservation. Le peuple d'Israël, qui avait connu la dévastation et l'exil, ne pouvait manquer de saisir ce message puissant. La référence à la création (2, 4b - 6) ne semble mise ici que pour servir de cadre à l'histoire de l'homme et de la femme, qui va suivre. La création de la femme nous est présentée d'abord comme la réponse au besoin qu'a l'homme de quelqu'un avec qui communiquer, compagnie et partage que ne peuvent lui donner les animaux, qu'il est appelé à distinguer en les nommant, pour les dominer. La femme est donc formée en vue de l'homme. Sa création, à partir d'une côte de l'homme endormi, se déroule dans le "mystère", et l'homme n'en connaît tout au plus que le merveilleux résultat. Sous le symbole de la "côte", le narrateur nous souligne le lien étroit qui unit l'homme et la femme dans une unité de nature, et donc une égalité. A travers ces expressions imagées nous est ainsi présentée l'origine commune et la complémentarité de l'homme et de la femme. L'homme semble toujours à la recherche de quelque chose qui lui a été ravi, tandis que la femme vit dans la nostalgie de la carrière de chair d'où elle a été extraite. Quand il découvre sa femme, l'homme pousse devant elle un cri de ravissement et d'amour, ponctué par la triple répétition de "celle-ci". La femme nous étant ainsi montrée comme la plus proche de l'homme, le mariage, qui suppose que l'on quitte son père et sa mère, c'est-à-dire qu'on se libère de tout lien antérieur existant, pour un attachement total et réciproque entre époux, devient le lieu de l'unité à la fois la plus attendue et la plus complète entre l'homme et la femme. |
| Le récit de la création de la femme à partir d'une côte de l'homme, semble bien être le reflet d'une vieille tradition. Aucune allusion au contenu des versets 21 - 22 ne se retrouve dans l'Ancien Testament. Dans le Nouveau Testament, voir 1 Corinthiens, 11, 8 et 1 Timothée, 2, 13. Au verset 23, le mot "femme" (issâ) est déclaré, de façon erronée, dériver du mot "homme" (îs). Il s'agit tout au plus, d'un jeu de mots. Le verset 24 exprime l'origine de la relation entre les deux sexes. Le verser 25, qui nous mentionne la nudité de l'homme et de la femme, est à lire en relation avec 3, 8 - 11, plus loin dans le texte. Pour l'auteur, la "honte" n'est que la conséquence du péché et de sa découverte. |
| Relire l'enseignement de Jésus sur l'indissolubilité du mariage en Marc, 10, 9 et Matthieu, 19, 4 - 6, ainsi que les commentaires de Paul en 1 Corinthiens, 6, 16 et Ephésiens, 5, 31 - 33. Belle reprise de notre texte dans cette phrase du Siracide : |
| SEIGNEUR JESUS, EN PARTICIPANT A NOTRE HUMANITE, TU AS EU, COMME CHACUNE ET CHACUN DE NOUS, A T'ACCUEILLIR DANS TON ORIGINALITE D'HOMME OU DE FEMME, A TE SITUER FACE A DES FRERES ET DES SOEURS DE TA PARENTE OU DEVENUS TES DISCIPLES, ET C'EST DANS CE CADRE ET CETTE EXPERIENCE, QUE TU NOUS AS CONFIRMé LE MYSTERE DE L'UNITE DE L'HOMME ET DE LA FEMME DANS LE MARIAGE, SELON LA VOLONTE DE DIEU, ET QUE TU AS, PAR TON DOUBLE "OUI" AU PERE, AINSI QU'A TES FRERES ET SOEURS, REALISé UNE UNITE SEMBLABLE ENTRE TOI-MÊME ET LE PEUPLE ENTIER DE TOUS CEUX QUI, PAR TOI, ONT RENCONTRé DIEU QUI LES SAUVE DEFINITIVEMENT : DONNE MOI DE TOUJOURS VENERER LE MYSTERE PROFOND DE NOTRE HUMANITE, QU'EXPRIMENT NOS FRERES ET SOEURS DANS LEUR UNION MATRIMONIALE, DE MÊME QUE LE MYSTERE DE L'UNITE DE DIEU AVEC CHACUNE ET CHACUN DE NOUS, ACHEVé EN TA MORT-RESURRECTION, ET COMMUNIQUé DANS L'ESPRIT SAINT QUE TU NOUS DONNES. AMEN. |