Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
3 Novembre 2009
| Rm 12:5- ainsi nous, à plusieurs, nous ne formons qu'un seul corps dans le Christ, étant, chacun pour sa part, membres les uns des autres. Rm 12:6- Mais, pourvus de dons différents selon la grâce qui nous a été donnée, si c'est le don de prophétie, exerçons-le en proportion de notre foi ; Rm 12:7- si c'est le service, en servant ; l'enseignement, en enseignant ; Rm 12:8- l'exhortation, en exhortant. Que celui qui donne le fasse sans calcul ; celui qui préside, avec diligence ; celui qui exerce la miséricorde, en rayonnant de joie. Rm 12:9- Que votre charité soit sans feinte, détestant le mal, solidement attachés au bien ; Rm 12:10- que l'amour fraternel vous lie d'affection entre vous, chacun regardant les autres comme plus méritants, Rm 12:11- d'un zèle sans nonchalance, dans la ferveur de l'esprit, au service du Seigneur, Rm 12:12- avec la joie de l'espérance, constants dans la tribulation, assidus à la prière, Rm 12:13- prenant part aux besoins des saints, avides de donner l'hospitalité. Rm 12:14- Bénissez ceux qui vous persécutent ; bénissez, ne maudissez pas. Rm 12:15- Réjouissez-vous avec qui est dans la joie, pleurez avec qui pleure. Rm 12:16- Pleins d'une égale complaisance pour tous, sans vous complaire dans l'orgueil, attirés plutôt par ce qui est humble, ne vous complaisez pas dans votre propre sagesse. |
| Son interprétation a été décisive dans les grands moments de crise de l'Eglise, surtout au 5ème siècle (face à l'hérésie du moine Pélage : l'homme gagne son salut par son effort personnel), et au 16ème siècle (Luther et Calvin se séparent de Rome). C'est à partir de leur relecture de la Lettre aux Romains que les Réformés et les Luthériens du 16ème siècle ont formulé leurs thèses sur le salut de Dieu par la grâce acceptée dans la foi. Cette lettre a été écrite par Paul lui-même (en la dictant à un secrétaire-écrivain) au printemps de 57 ou de 58, et probablement depuis Corinthe. On n'a jamais mis en doute son authenticité. Paul estime avoir terminé son oeuvre apostolique en Orient. Il forme donc le projet de passer par Rome pour aller en Espagne (15, 19 - 31).Il envoie donc d'avance aux chrétiens de Rome ce qui représente le coeur de sa prédication et de son Evangile. En effet, cette Lettre aborde en profondeur les points les plus centraux du message chrétien : la puissance du salut de Dieu, présenté comme une grâce à recevoir dans la foi, pour en être transformé. C'est une vie avec le Christ ressuscité, mais marquée par l'événement suprême du dessein de salut de Dieu que constituent enemble la prédication, le témoignage, la mort et la résurrection de Jésus. L'Esprit Saint que nous avons reçu insère en nous toute la richesse de vie et de nouveauté, qui est le fruit de cet événement unique. Cet enseignement à la fois général, et sans doute adapté à des circonstances particulières de l'Eglise de Rome, se réalise en deux parties : - l'une doctrinale (1 - 11), - l'autre exhortative, pour encourager à une manière de vivre avec et selon le Christ, et qui traite de différents aspects de notre existence humaine (12 - 16). La partie proprement doctrinale de la Lettre de Paul aux Romains (1, 16 - 11, 36), qui commence dès la fin des présentations (1, 1 - 15), est toute entière consacrée à la Bonne Nouvelle ou l'Evangile de Dieu qui nous vient de notre Seigneur Jésus le Christ, et elle se développe en trois thèmes : - La justice de Dieu nous est révélée par l'Evangile comme force de justice pour qui l'accueille avec foi (1, 16 - 4, 25), - L'amour de Dieu assure le salut à ceux qui sont justifiés par la foi (5, 1 - 8, 39), - Cette réalisation du salut de Dieu n'est pas en contradiction avec la promesse de Dieu faite jadis à Israël (9, 1 - 11, 36) A côté de cette répartition de cette Lettre en deux parties, comme il vient d'être indiqué, on peut tout aussi bien n'y voir, d'un bout à l'autre que le développement, en trois temps successifs, d'une seule idée force très prégnante : - la justice miséricordieuse de Dieu se manifeste dans la manière selon laquelle Dieu traite les Juifs et les paiens (1 - 8), - la justice miséricordieuse de Dieu se manifeste dans la manière dont Dieu traite le peuple d'Israël (9 - 11), - la justice miséricordieuse de Dieu se manifeste dans la vie de ceux qui croient au Christ. (12 - 15). Selon le découpage de cette Lettre, que nous continuons de suivre, notre passage se trouve au début de la 2nde grande partie de ce document de Paul, appelée "partie exhortative" (12 - 16), qui, avant d'aborder la conclusion de cette Lettre, au chapitre 16, nous présente les exigences de la vie droite que nous sommes conduits à mener si nous vivons dans une confiance totale au Christ Jésus qui nous rend justes par la foi (12, 1 - 15, 13). Cette exhortation développée traite successivementr de deux thèmes : - la vie chrétienne, vue comme culte spirituel que nous rendons à Dieu (12, 1 - 13, 14), - le respect dû aux membres plus faibles de nos communautés de disciples de Jésus (14, 1 - 15, 13). |
| Unité très forte du corps que nous formons ensemble dans le Christ, puisque nous sommes, tous et chacun, membres les uns des autres. Mais unité qui s'exprime à travers la mise en pratique d'une grande diversité de dons différents que nous avons reçus, et que nous devons laisser fructifier en nous et s'épanouir pour le service de la communauté à laquelle nous appartenons, dans un engagement conforme à ce qui nous est donné. Paul indique quels comportements correspondent aux dons de prophétie, de service, d'enseignement, d'encouragement, de capacité de donner, de direction et de dévouement. Ensuite il nous propose des directives d'ordre beaucoup plus général sur la manière de vivre en harmonie dans la communauté chrétienne : il recommande ainsi la sincérité de l'amour, la fuite du mal, l'attachement au bien, l'affection fraternelle et le respect mutuel. Il nous rappelle enfin les attitudes de base attendues des croyants : l'accueil de l'Esprit, le service du Seigneur, l'espérance, la joie, la prière, le partage, le pardon, l'accueil, la compassion, et, pour conclure, la simpolicité et l'humilité dans le refus des grandeurs de ce monde. |
| Paul écrit aux chrétiens de Rome depuis Corinthe, communauté connue pour ses divisions (1 Corinthiens, 1 - 4) : il n'est pas impossible que le contexte de son séjour en cette ville, ainsi que sa récente polémique avec les communautés de Galatie, aient au moins quelque peu influencé son message. On peut comparer notre page avec 1 Corinthiens, 12, 12 - 28, versets avec lesquels les versets 3 - 8 de notre passage sont à lire en parallèle. A noter toutefois une grande différence entre la liste des dons mentionnés dans le passage de 1 Corinthiens et les versets 3 - 8 de notre texte de ce jour, dans lesquels il est question de dons de générosité, d'exhortation et de compassion, mais non pas des dons qui sont signes d'un certain "pouvoir", comme les dons de guérison et des langues. De plus, ces dons ne nous pas ici présentés comme liés à une activité spécifique de l'ESprit Saint dans leur acquisition. De même, si les chrétiens constituent un seul corps dans le Christ, il n'est pas dit qu'ils "sont" le corps du Christ, comme c'est le cas en 1 Corinthiens, 12. Des versets 9 à 21 de ce texte, Paul nous présente une liste de maximes, comme on en trouve ailleurs dans ses lettres (voir 1 Thessaloniciens, 5, 12 - 22 et Philippiens, 4, 4 - 9). Ces maximes sont un "condensé" de sagesse Juive et Héllénistique, autour du thème central de l'authenticité de l'amour. |
| Paul souligne les multiples aspects que suscite en nous cette fructification des dons reçus du Seigneur, lorsque, dans l'Esprit Saint qui demeure en nous, nous nous ouvrons, de façon réceptive, à cette action gratuite de Dieu, qui nous sauve et fait de nous les témoins de son Christ Ressuscité. |
| Seigneur Jésus, dans la communication de ta vie de Ressuscité, qui te rend présent en nous par ton Esprit Saint, tu nous rassembles dans l'unité, au-delà, et dans le respect de toutes les différences, car c'est toi personnellement qui es notre unité, et il n'y a plus désormais, comme l'écrit Paul, ni Juifs, ni Grecs, ni hommes ni femmes, ni esclaves, ni hommes libres, mais toi-même, Christ, tout en tous : aide-moi à mieux découvrir l'aspect communautaire de ton salut et de toute mon existence chrétienne, dont tous les éléments constitutifs me sont venus de toi, à travers une communauté d'Eglise qui me les a transmis. AMEN. |