Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
19 Avril 2010
| Jn 6:30- Ils lui dirent alors : " Quel signe fais-tu donc, pour qu'à sa vue nous te croyions ? Quelle œuvre accomplis-tu ? Jn 6:31- Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit : Il leur a donné à manger du pain venu du ciel. " Jn 6:32- Jésus leur répondit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, non, ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain qui vient du ciel ; mais c'est mon Père qui vous le donne, le pain qui vient du ciel, le vrai ; Jn 6:33- car le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et donne la vie au monde. " Jn 6:34- Ils lui dirent alors : " Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là. " Jn 6:35- Jésus leur dit : " Je suis le pain de vie. Qui vient à moi n'aura jamais faim ; qui croit en moi n'aura jamais soif. |
| En effet, l'Evangile de Jean, entre un court Prologue (Jean, 1, 1 - 18), qui est la reprise d'une hymne primitive bien adaptée pour servir d'ouverture à la mission terrestre en Jésus du Verbe fait chair (la Parole de Dieu) , et un Epilogue (Jean, 21, 1 - 25), qui est un compte rendu d'apparition(s) du Christ ressuscité en Galilée, ajouté, semble-t-il, lors de la rédaction finale de l'Evangile, se divise en deux grandes parties : - LE LIVRE DES SIGNES, dans lequel , tout au long du ministère public de Jésus, nous assistons à la révélation qu'il nous donne de Dieu son Père par ses signes et ses paroles (Jean, 1, 19 - 12, 50), - LE LIVRE DE LA GLOIRE, long de huit chapitres (!), où Jésus, à ceux qui le reçoivent et l'accueillent, montre sa gloire en retournant au Père, à son "Heure", passage qui se réalise dans sa mort, sa résurrection, son ascension, et le don de son Esprit ( Jean, 13, 1 - 20, 31). Le Livre des signes, dans lequel se situe notre passage, est d'abord ainsi nommé parce qu'il se trouve ponctué par SEPT signes, tous IMPORTANTS de par leur sens, accomplis par Jésus du début à la fin de son ministère : - le changement de l'eau en vin à Cana (2, 1 - 11), - la guérison du fils d'un intendant royal à Cana (4, 46 - 54), - la guérison d'un infirme à la piscine de Bethesda (5, 1 - 11), - la multiplication des pains en Galilée (6, 1 - 15), - la marche sur la Mer de Galilée (6, 16 - 21), - la guérison d'un aveugle-né à Jérusalem (9), - la réanimation de Lazare, mort et mis au tombeau à Béthanie (11). - 2°) Du premier signe de Cana (eau changée en vin) au deuxième signe de Cana (guérison du fils d'un intendant royal) (2 - 4), ce deuxième signe servant également de transition avec la 3ème partie (4, 46 - 54), - 3°) Jésus et les principales fêtes juives (5 - 10), - 4°) Jésus vit l'approche de son "Heure", Heure de sa mort et de sa gloire (11, 1 - 12, 36), - 5°) Conclusion du Livre des signes sur le ministère de Jésus et résumé de sa prédication (12, 37 - 50). |
| Ces versets 30 - 35 sont à lire dans le prolongement immédiat des versets 22 - 29. La foule nourrie par Jésus la veille, lors de sa multiplication des pains - ou du moins une partie de cette foule - l'a rejoint sur l'autre rive du lac, surprise de l'y trouver. Jésus, constatant qu'ils le recherchent ainsi, les interroge sur leur démarche, en leur faisant remarquer qu'ils le cherchent pour avoir mangé du pain qu'il leur a donné, et dont ils ont été rassasiés, et non pas pour avoir vu des signes. Et Jésus de les inviter à travailler aux oeuvres de Dieu, et pour la nourriture qui ouvre à la vie éternelle que lui même leur donne en tant que Fils de l'homme. Lorsque les gens de la foule s'enquièrent de ce qu'il leur faut faire dans cette perspective, Jésus leur répond tout simplement qu'ils doivent croire en lui. Les Juifs lui demandent alors, d'un ton agressif, en vertu de quel signe il peut se permettre d'attendre leur foi en lui, et lui rappellent, à cet effet, que lors de l'Exode du temps de Moïse, Dieu avait fourni la "manne" à leurs ancêtres dans le désert du Sinaï, semblant oublier qu'ils avaient, la veille, été témoins du "signe" de Jésus multipliant des pains. Ce qui conduit Jésus à préciser que ce n'est pas Moïse, mais Dieu son Père qui, en sa personne descendue du ciel et qui procure la vie au monde, leur donne le vrai pain qui vient du ciel. D'où la demande que lui formulent ces Juifs : "donne toujours de ce pain-là", demande à laquelle Jésus va répondre par son premier discours sur le pain de vie (6, 35 - 50), dont nous est citée ici la première phrase, en ce verset 35, où Jésus se déclare être le pain de la vie. |
| Si, comme nous le lisons en 6, 14 - 15, à la vue des signes de Jésus, la foule voulait faire de lui leur roi temporel, on comprend que Jésus s'attache à leur montrer qu'ils n'ont rien compris lors du miracle des pains. Jésus les conduit donc progressivement, au-delà du superficiel et du visible, à découvrir que la foi est une "oeuvre", à vrai dire l'accueil de l'oeuvre de Dieu agissant en Jésus (la foi est également présentée ainsi dans les Actes des Apôtres, 16, 30 - 31). Comme cela nous est égalemnt rapporté en Marc, 8, 11, après une multiplication des pains, la foule demande alors un nouveau "signe" à Jésus, en le mettant au défi de faire aussi bien que Moïse, s'il est le "Prophète-comme-Moïse", annoncé en Deurtéronome 18, 15, et donc de leur donner la manne. Il faut savoir, à ce propos, qu'il existait alors en Israël une attente d'un retour du Messie au moment de la Fête de la Pâque, retour dont on pensait qu'il serait accompagné d'une reprise par Dieu du don de la "manne". Jésus dit alors que cette "attente eschatologique d'une telle arrivée du Messie à la fin des temps" est accomplie avec sa venue pour donner la vie, et, parlant ainsi, Jésus, comme indiqué par ailleurs en Deutéronome, 8, 3, Sagesse, 16, 20 et 26, et Néhémie, 9, 20, fait allusion à une nourriture "spirituelle". Une fois de plus, comme cela est fréquent dans cet Evangile de Jean, et comme il l'avait déjà fait avec la femme rencontrée au puits de Jacob, en Samarie (4, 9 - 15), Jésus pratique ici le "malentendu", utilisant les mots qu'il emploie selon une signification seconde, visant un autre type de réalité, qui suppose un dépassement de notre monde matériel "terre-à-terre". Dans le discours qui va suivre (6, 35 - 50), et dont nous lisons le tout début au dernier verset de notre passage de ce jour, Jésus va fournir toutes les explications nécessaires et lever toute ambiguïté. |
| Relire des textes de l'Ancien Testament qui constituent une "ouverture" réelle au message de Jésus : Dt 8:3- Il t'a humilié, il t'a fait sentir la faim, il t'a donné à manger la manne que ni toi ni tes pères n'aviez connue, pour te montrer que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais que l'homme vit de tout ce qui sort de la bouche de Yahvé. Ne 9:20- Tu leur as donné ton bon esprit pour les rendre sages, tu n'as pas retenu ta manne loin de leur bouche et tu leur as fourni l'eau pour leur soif. Sg 16:20- Au contraire, c'est une nourriture d'anges que tu as donnée à ton peuple, et c'est un pain tout préparé que, du ciel, tu leur as fourni inlassablement, un pain capable de procurer toutes les délices et de satisfaire tous les goûts; ... Sg 16:26- ainsi tes fils que tu as aimés, Seigneur, l'apprendraient ce ne sont pas les diverses espèces de fruits qui nourrissent l'homme, mais c'est ta parole qui conserve ceux qui croient en toi. |
| Seigneur Jésus, tu es le don unique et parfait que Dieu nous a fait une fois pour toutes, parce qu'il a tant aimé le monde qu'il nous offre, par toi et en toi, son salut : puisque nous t'avons reçu comme Parole, Lumière et Vie, et que tu nous partages ton "OUI", apprends-moi à vivre de plus en plus totalement de toi et de ce que tu m'apportes, en mettant toutes mes expressions et capacités humaines au service de ta Parole, et de ta présence efficace, en ton Esprit Saint, au coeur de notre monde d'aujourd'hui. AMEN. |