Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
24 Mai 2010
| 1P 1:10- Sur ce salut ont porté les investigations et les recherches des prophètes, qui ont prophétisé sur la grâce à vous destinée. 1P 1:11- Ils ont cherché à découvrir quel temps et quelles circonstances avait en vue l'Esprit du Christ, qui était en eux, quand il attestait à l'avance les souffrances du Christ et les gloires qui les suivraient. 1P 1:12- Il leur fut révélé que ce n'était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu'ils administraient ce message, que maintenant vous annoncent ceux qui vous prêchent l'Évangile, dans l'Esprit Saint envoyé du ciel, et sur lequel les anges se penchent avec convoitise. 1P 1:13- L'intelligence en éveil, soyez sobres et espérez pleinement en la grâce qui doit vous être apportée par la révélation de Jésus Christ. 1P 1:14- En enfants obéissants, ne vous laissez pas modeler par vos passions de jadis, du temps de votre ignorance. 1P 1:15- Mais, à l'exemple du Saint qui vous a appelés, devenez saints, vous aussi, dans toute votre conduite, 1P 1:16- selon qu'il est écrit : Vous serez saints, parce que moi, je suis saint. |
| Deux écoles s'affrontent à propos de cette Lettre. La première refuse d'attribuer cette lettre à Pierre, en raison de la très belle qualité de sa langue grecque, de sa dépendance, jugée importante, des thèmes développés dans les lettres de Paul, des difficultés qu'aurait eues Pierre à connaître ces communautés d'Asie auxquelles il s'adresse, de l'allusion, faite en 5, 9, à une persécution quasi généralisée à l'encontre des chrétiens, et qui n'a pu avoir lieu, de fait, que bien après la mort de Pierre, et de la non-existence au temps de Pierre de certaines Eglises auxquelles il écrit. Dans cette perspective, cette lettre nous serait venue, soit de cercles qui honoraient la mémoire de Pierre après sa mort, soit d'un auteur plus tardif, qui se serait fait simplement passer pour Pierre. De ce fait, cette lettre aurait pu avoir été écrite, au plus tôt, dans les anées 70, après la ruine de Jérusalem et du Temple, soit vers l'année 100. Une seconde école de spécialistes maintient, au contraire, que Pierre a pu écrire cette lettre vers l'an 65, peu avant sa mort, qui a eu lieu pendant la persécution de Néron. Et ils n'hésitent pas à répondre à toutes les objections soulevées par l'autre école : Pierre a pu se servir d'un secrétaire écrivant très bien en Grec, il ne faut pas exagérer l'influence des idées de Paul dans cette lettre, la perécution généralisée dont parle cette lettre n'avait rien d'une grande persécution officiellement décidée par le pouvoir impérial, mais fait allusion à une opposition "larvée" et habituelle aux idées et comportements des chrétiens, et, finalement, on a des traces de communautés chrétiennes très anciennes dans des provinces comme la Bithynie. De plus, le fait que cette lettre transmet une théologie "primitive", marquée par l'approche de la fin des temps (l'eschatologie) et la présentation du Christ comme "serviteur", plaide également en faveur de son ancienneté. Si l'on a pu penser que cette lettre avait une origine liée à la liturgie baptismale, l'on s'accorde aujourd'hui pour reconnaître que nous sommes bien en présence d'une véritable lettre, dont le but est d'exhorter et de fortifier les chrétiens dans leur foi face aux difficultés qu'ils rencontrent, en leur rappelant les données de base de la Bonne Nouvelle qu'ils avaient reçue, pour la première fois, à l'époque de leur baptême. Cette lettre traite, en premier lieu, de la dignité de la vocation, et de la responsabilité des chrétiens (1, 3 - 2, 10), ensuite,du témoignage que doit fournir la vie des chrétiens (2, 11 - 3, 12), avant de nous présenter, en dernier lieu, une réflexion sur l'approche chrétienne de la persécution, qu'il faut affronter avec confiance et réalisme (3, 13 - 5, 11). |
| Dans la 1ère partie de cette lettre (1, 3 - 2, 10), une 1ère section traite de la vocation des chrétiens (1, 3 - 25), en nous développant d'abord une très belle action de grâces en forme de bénédiction, pour le salut de Dieu, oeuvre du Père, réalisée par le Fils et révélée par l'Esprit (1, 3 - 12). Face à cette magnifique action de Dieu dans notre existence, il n'est attendu de notre part qu'une réponse : menons une vie de sainteté (1, 13 - 25). Notre page commence donc avec la fin de cette belle bénédiction d'action de grâces pour la nouvelle naissance, et l'héritage, reçus dans la foi, que nous apporte la régénération en Jésus Christ, qui a accompli pour nous tout ce que les prophètes de l'Ancien Testament avaient annoncé sous l'influence de l'Esprit Saint, qui était déjà l'Esprit du Christ agissant en eux. C'est ainsi, que, sous la mouvance de cet Esprit, ils avaient prédit les souffrances du Christ et sa gloire à venir, dans un message qui, sans les concerner eux-mêmes, visaient les chrétiens que nous sommes, nous à qui ce message a été transmis par les prédicateurs de l'Evangile. Dans un 2ème temps de notre page, nous parvient le début de l'exhortation à mener une authentique vie de sainteté. Car telle doit bien être notre réponse authentique : préparons-nous à la révélation totale du Christ, en son retour à la fin ultime des temps, avec la détermination de celui, ou de celle, qui se met en tenue de travail pour une mission de service. Cela dit, avançons résolument et avec obéissance, sur un chemin de vie, devenu tout autre en sa nouveauté, et qui est celui de la véritable sainteté, vécue à l'imitation de la sainteté de Dieu qui nous a appelés. |
| La page que nous lisons est originale lorsqu'elle nous affirme que l'Esprit qui inspirait les prophètes était déjà celui du Christ. Certains interprètent l'expression "l'Esprit du Christ" comme signifiant "l'Esprit qui révèle le Christ" (1, 11). Au verset 13, l'image de ceux qui ont les "reins ceints" renvoie à l'attitude de disponibilité des "serviteurs" pour la marche ou le service qu'on leur demande. Mais il s'agit ici d'une disponibilité de tout notre être, venant de notre esprit (voir Luc, 12, 35 et 17, 8; Ephésiens, 6, 14; Jérémie, 1, 17). Le mot "saint" a pour premier sens "séparé", "dédié", et s'oppose à "profane". Nous devons nous considérer comme "mis à part" pour Dieu. Le verset 16 cite Lévitique, 11, 44; 19, 2; 20, 7 et 26. |
| Mesurons-nous à quel point nous sommes privilégiés d'être ceux à qui étaient destinées les promesses prophétiques et la Bonne Nouvelle du salut de Dieu, que l'Eglise, et non pas les Anges, c'est-à-dire nous toutes et tous rassemblés en Eglise, avons pour mission de manifester ? Ep 1:4- C'est ainsi qu'Il nous a élus en lui, dès avant la fondation du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l'amour, Ep 1:5- déterminant d'avance que nous serions pour Lui des fils adoptifs par Jésus Christ. Tel fut le bon plaisir de sa volonté, Ep 1:6- à la louange de gloire de sa grâce, dont Il nous a gratifiés dans le Bien-aimé. Ep 1:7- En lui nous trouvons la rédemption, par son sang, la rémission des fautes, selon la richesse de sa grâce, Ep 1:8- qu'Il nous a prodiguée, en toute sagesse et intelligence : Ep 1:9- Il nous a fait connaître le mystère de sa volonté, ce dessein bienveillant qu'Il avait formé en lui par avance, Ep 1:10- pour le réaliser quand les temps seraient accomplis : ramener toutes choses sous un seul Chef, le Christ, les êtres célestes comme les terrestres. |
| SEIGNEUR JESUS, TE DECOUVRIR, TE RENCONTRER, ÊTRE TRANSFORMES PAR LE SALUT DE DIEU, QUE TU AS ACCOMPLI EN TA MISSION PROPHETIQUE, TA MORT, TA RESURRECTION, ET LE DON DE L"ESPRIT SAINT, TELLE EST LA GRÂCE QUE TU NOUS OFFRES, TEL EST NOTRE PRIVILEGE, TELLE EST LA GRATUITE INCOMMENSURABLE DE DIEU QUI, EN TOI, SE REVELE ET NOUS PARTAGE LA QUALITE DE SON EXISTENCE : OUVRE-MOI DAVANTAGE LE COEUR, L'ESPRIT, L'ÊTRE TOUT ENTIER, A CETTE MERVEILLE DU REGNE DE DIEU SUR NOUS, ET EN NOUS, QUI DEPASSE TOUT CE QUE JE PUIS IMAGINER OU CONCEVOIR, ET RENDS-MOI ENTIEREMENT DISPONIBLE A CETTE VIE NOUVELLE QUE TU AS FAIT, ET QUE TU CONTINUES, DE FAIRE JAILLIR EN MOI. AMEN. |