Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
9 Avril 2010
| Ac 4:13- Considérant l'assurance de Pierre et de Jean et se rendant compte que c'étaient des gens sans instruction ni culture, les sanhédrites étaient dans l'étonnement. Ils reconnaissaient bien en eux ceux qui étaient avec Jésus ; Ac 4:14- en même temps ils voyaient, debout auprès d'eux, l'homme qui avait été guéri ; aussi n'avaient-ils rien à répliquer. Ac 4:15- Ils les firent alors sortir du Sanhédrin et se mirent à délibérer entre eux. Ac 4:16- Ils disaient : " Qu'allons-nous faire à ces gens-là ? Qu'un signe notoire ait été opéré par eux, c'est trop clair pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons le nier. Ac 4:17- Mais pour que cela ne se répande pas davantage dans le peuple, empêchons-les par des menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. " Ac 4:18- Ils les rappelèrent donc et leur défendirent de souffler mot et d'enseigner au nom de Jésus. Ac 4:19- Mais Pierre et Jean de leur rétorquer : " S'il est juste aux yeux de Dieu de vous obéir plutôt qu'à Dieu, à vous d'en juger. Ac 4:20- Nous ne pouvons pas, quant à nous, ne pas publier ce que nous avons vu et entendu. " Ac 4:21- Cependant, après de nouvelles menaces, ils les relâchèrent, ne voyant pas comment les punir, à cause du peuple : car tout le monde glorifiait Dieu de ce qui s'était passé. |
| Les spécialistes demeurent néanmoins fortement divisés sur l'attribution ou non de ce livre à Luc, le companion Antiochien de Paul (Colossiens, 4, 14 et Philémon, 23), qui, depuis une antiquité très ancienne, est considéré comme l'auteur de ce Livre des Actes, en raison particulièrement d'un certain nombre de passages de ce Livre où il raconte les événements en cours en employant le pluriel "Nous" (Actes, 15, 36 - 18, 28). Il existe, en effet, de grandes différences entre le portrait de Paul, dans les Actes des Apôtres, et celui que l'on déduit d'une lecture attentive des lettres authentiques de Paul, et cela au point que l'on se demande comment Luc, s'il a été vraiment un companion de Paul et a écrit les Actes, ait pu brosser un tableau de l'apôtre Paul si différent de celui que nous découvrons par ailleurs. Même si l'attribution à Luc de ce Livre, et de l'Evangile qui le précède, semble demeurer la moins mauvaise hypothèse, on ne parvient pas à rendre compte d'une telle différence dans la présentation de la personnalité et des idées de l'apôtre Paul. Ce Livre des Actes commence avec une introduction sur les tout premiers débuts de la communauté écclésiale (1, 1 - 26), puis il nous décrit la mission à Jérusalem (2, 1 - 5, 42), suivie de la mission au-delà de Jérusalem et de la Palestine même (réalisée pas les Héllénistes Juifs devenus chrétiens, puis suite à la conversion de Saül de Tarse, devenu Paul, une mission de Pierre auprès de païens et en terre païenne, le premier voyage de Paul et les problèmes liés à l'entrée de païens en grand nombre dans l'Eglise, dont a dû traiter l'Assemblée de Jérusalem : 6, 1 - 15, 33), enfin le rapprochement progressif de Paul vers Rome, où se termine le récit des Actes, après sa mission en Europe et à Ephèse, et son retour à Jérusalem où il est arrêté dans le Temple (15, 36 - 28. 31). Tout cela signifie que dans ces Actes des Apôtres, "l'affaire Jésus continue". Ce qui a été accompli par Jésus, en sa vie, son engagement, sa parole, sa mort, sa résurrection, et son ascension liée à la promesse de l'Esprit Saint, entre dans une nouvelle phase d'extension à toute l'humanité, depuis Jérusalem, la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre, selon l'ordre de Jésus lui-même (Actes, 1, 8). Les communautés de disciples sont désormais le "lieu" de la présence et de l'action de Jésus. L'affaire de Jésus Ressuscité, qui a envoyé son Esprit, continue, dans une première phase, la "mission à Jérusalem" : après la venue de l'Esprit Saint et le discours de Pierre qui s'est terminé par un grand nombre de Juifs convertis à Jésus Sauveur, après un sommaire sur les principaux axes de la vie de la première communauté chrétienne, c'est, avec ce passage, le premier récit d'une guérison miraculeuse effectuée "au Nom de Jésus". Face à la foule qui s'est précipitée autour d'eux après la guérison constatée par tous du boiteux de la Belle Porte du Temple, Pierre, toujours accompagné d'un Jean silencieux, explique à ces gens le sens de cette guérison accomplie par la puissance du "Nom" de Jésus le Ressuscité, en qui Dieu a accompli tout son plan de salut pour l'humanité, et auquel il faut se rallier dans une démarche de conversion. C'est alors que les dirigeants du peuple Juif interviennent, exaspérés de leur succès et de leur prédication, et qu'ils les font arrêter et emprisonner. Ainsi commence une opposition-persécution qui va croître et culminer dans la dispersion d'une grande partie de la communauté Juive rattachée à la cause de Jésus (Actes, 8, 1), et finalement dans la prédication de la Bonne Nouvelle aux païens, qui sera relatée dans 18 chapitres des Actes Apôtres (Actes, 10 à 28). Nous assistons ici à la fin de l'interrogatoire de Pierre et Jean et à leurs réponses pleines d'assurance, ce qui leur donne l'occasion de témoigner de la puissance agissante du Nom de Jésus ressuscité, devant les autorités plus ou moins désemparées. |
| Interrompus au cours de leur discours au peuple stupéfait par la guérison qu'ils avaient effectuée du boiteux de la Belle Porte du Temple, Pierre et Jean sont arrêtés, mis au cachot le soir, et interrogés le lendemain par les grands prêtres, les chefs du peuple, les scribes et les anciens, qui s'étaient réunis. C'est l'occasion pour Pierre de témoigner vigoureusement que, dans la guérison de ce boiteux, c'est Jésus, crucifié par ces mêmes autorités et ressuscité par Dieu, qui a agi avec puissance, du fait que les Apôtres avaient invoqué son Nom. Et Pierre, à partir de cet événement, de généraliser toute la dimension nouvellement achevée du salut de Dieu : Jésus ressuscité est bien la pierre d'angle de tout l'édifice du salut de Dieu, et il n'est plus désormais d'autre Nom donné aux hommes, par lequel on puisse être sauvé. Il faut nécessairement passer par Jésus le Christ et l'unique Sauveur. Devant cette profession de foi absolue, manifestée avec une telle force, les autorités sont vraiment prises au dépourvu, et, d'autant plus que le boiteux guéri se tient aux côtés de Pierre et Jean. Après en avoir délibéré, ils ont beau interdire formellement aux Apôtres toute prédication faite au Nom de Jésus, Pierre et Jean leur répondent qu'en témoignant ainsi de ce qu'ils ont vu et entendu, ils ne font qu'obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes, ce qu'on ne saurait devoir leur reprocher. On les menace donc, on les relâche, certes, mais surtout à cause du peuple, ils n'en vont pas moins persévérer dans leur mission, d'autant plus que l'Esprit du Seigneur leur donne force et conviction. |
| Une fois de plus, le "Nom" de Jésus représente la personne même de Jésus ressuscité (voir Actes, 3,16 et 4, 10). Comme Jésus dans la parabole des vignerons homicides (Luc, 20, 17 - 18), Pierre cite le psaume 118, 22, sur la "pierre rejetée des bâtisseurs devenue la pierre d'angle", pour situer la puissance du Ressuscité dans le cadre de l'accomplissement des Ecritures. L'assurance et la maîtrise de Pierre et Jean est en contraste frappant avec l'hésitation des autorités Juives. La résurrection de Jésus confirme la foi des Apôtres, non seulement en sa victoire définitive et le salut qu'il propose, mais également dans tout le détail de ce qu'ils ont vu et entendu de Jésus au cours de sa mission, avant sa mort. C'est de toute cette expérience de Jésus dont ils sont globalement témoins. Ce sont les autorités du Temple, les grands prêtres Sadducéens, qui n'admettent pas qu'il puisse exister de résurrection, ou qu'on en parle publiquement, qui font arrêter Pierre et Jean. Comme l'indique la première partie de ce texte, lue le jour précédent dans notre liturgie (Actes, 4, 1 - 12), mais dont nous avons besoin pour comprendre la lecture de ce jour, la prédication-témoignage de Pierre et Jean a encore contribué à augmenter de beaucoup le nombre des disciples, parvenu maintenant à 5000. |
| Jésus ressuscité continue d'être à l'oeuvre en nos vies, mais à la condition que nous lui ouvrions la porte de notre foi-confiance. Avec le don qu'il nous a fait de son Esprit Saint, il nous rend capables de témoigner de lui, à notre tour, en toutes circonstances, comme il l'avait annoncé de son vivant : Lc 12:12- car le Saint Esprit vous enseignera à cette heure même ce qu'il faut dire. " Mettons-nous suffisamment notre existence, en toutes ses dimensions, à sa disposition, libérés de nous-mêmes et "attachés" à lui (Romains, 6, 15 - 23) ? |
| Seigneur Jésus, tu nous as promis la même assistance qu'à tes premiers disciples, pour que nous puissions témoigner de ton Nom, même dans les pires adversités, mais encore faut-il que nous ne doutions jamais ni de ta Parole, ni de ta présence agissante de Ressuscité, en qui tout a été, une fois por toutes, accompli : augmente ma foi en toi, qui es le seul chemin de vérité et de vie qui nous conduise au Père, ainsi qu'en ta mission, que ton Esprit Saint actualise auprès de tous les hommes et de toutes les femmes, qui sont inclus dans le cadre de ton salut, dès qu'ils entrent et vivent dans notre monde, au temps de leur histoire. AMEN. |