Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
23 Octobre 2009
| |
| La Lettre aux Romains est la plus longue, la plus importante et la mieux structurée des lettres de Paul. Son interprétation a été décisive dans les grands moments de crise de l'Eglise, surtout au 5ème siècle (face à l'hérésie du moine Pélage : l'homme gagne son salut par son effort personnel), et au 16ème siècle (Luther et Calvin se séparent de Rome). C'est à partir de leur relecture de la Lettre aux Romains que les Réformés et les Luthériens du 16ème siècle ont formulé leurs thèses sur le salut de Dieu par la grâce acceptée dans la foi. Cette lettre a été écrite par Paul lui-même (en la dictant à un secrétaire-écrivain) au printemps de 57 ou de 58, et probablement depuis Corinthe. On n'a jamais mis en doute son authenticité. Paul estime avoir terminé son oeuvre apostolique en Orient. Il forme donc le projet de passer par Rome pour aller en Espagne (15, 19 - 31).Il envoie donc d'avance aux chrétiens de Rome ce qui représente le coeur de sa prédication et de son Evangile. En effet, cette Lettre aborde en profondeur les points les plus centraux du message chrétien : la puissance du salut de Dieu, présenté comme une grâce à recevoir dans la foi, pour en être transformé. C'est une vie avec le Christ ressuscité, mais marquée par l'événement suprême du dessein de salut de Dieu que constituent enemble la prédication, le témoignage, la mort et la résurrection de Jésus. L'Esprit Saint que nous avons reçu insère en nous toute la richesse de vie et de nouveauté, qui est le fruit de cet événement unique. Cet enseignement à la fois général, et sans doute adapté à des circonstances particulières de l'Eglise de Rome, se réalise en deux parties : - l'une doctrinale (1 - 11), - l'autre exhortative, pour encourager à une manière de vivre avec et selon le Christ, et qui traite de différents aspects de notre existence humaine (12 - 16). La partie proprement doctrinale de la Lettre de Paul aux Romains (1, 16 - 11, 36), qui commence dès la fin des présentations (1, 1 - 15), est toute entière consacrée à la Bonne Nouvelle ou l'Evangile de Dieu qui nous vient de notre Seigneur Jésus le Christ, et elle se développe en trois thèmes : - La justice de Dieu nous est révélée par l'Evangile comme force de justice pour qui l'accueille avec foi (1, 16 - 4, 25), - L'amour de Dieu assure le salut à ceux qui sont justifiés par la foi (5, 1 - 8, 39), - Cette réalisation du salut de Dieu n'est pas en contradiction avec la promesse de Dieu faite jadis à Israël (9, 1 - 11, 36) A côté de cette répartition de cette Lettre en deux parties, comme il vient d'être indiqué, on peut tout aussi bien n'y voir, d'un bout à l'autre que le développement, en trois temps successifs, d'une seule idée force très prégnante : - la justice miséricordieuse de Dieu se manifeste dans la manière selon laquelle Dieu traite les Juifs et les paiens (1 - 8), - la justice miséricordieuse de Dieu se manifeste dans la manière dont Dieu traite le peuple d'Israël (9 - 11), - la justice miséricordieuse de Dieu se manifeste dans la vie de ceux qui croient au Christ. (12 - 15). Selon le premier découpage de cette Lettre, que nous continuons de suivre, Paul développe ensuite une 2ème série d'arguments autour d'un 2ème thème : L'amour de Dieu assure le salut à ceux qui sont justifiés par la foi (5, 1 - 8, 39). Ce thème est successivement : annoncé (le chrétien, justifié par la foi, réconcilié à Dieu, sera sauvé : 5, 1 - 11), puis expliqué (la vie chrétienne apporte une triple libération : du péché et de la mort, en 5, 12 - 21, de l'homme lui-même, désormais uni au Christ, en 6, 1 - 23, de la Loi, en 7, 1 - 25), enfin développé (la vie chrétienne est vie dans l'Esprit, destinée à la gloire, selon la force de l'Esprit qui fait de nous des enfants de Dieu, dont nous devons chanter l'amour indéfectible : 8, 1 - 39). Notre passage se situe au niveau du développement positif de ce 2ème thème sur l'amour de Dieu qui nous assure le salut, dont il nous précisé dans ce dernier point de l'argumentation de Paul, que ce salut est gratification d'une vie nouvelle dans l'Esprit. |
| 2. MESSAGE. A partir du moment où nous nous ouvrons, par la foi, à la grâce que Dieu nous donne, et qui nous a été obtenue par la mort-résurrection du Christ, nous sommes dans le Christ Jésus, sous la maîtrise de l'Esprit, qui nous libère de la loi du péché et de la mort. Tel est l'effet de la mission de Jésus Christ, envoyé dans le monde, et qui a vaincu le péché et la mort, au niveau de l'homme intérieur, accomplissant (la grande prophétie de Jérémie :"je mettrai ma loi au fond de leurs coeurs" (31, 31 - 35). Car l'Esprit Saint, en transformant notre être profond, nous délivre de l'emprise de notre faiblesse et incapacité (la "chair"), qui nous pousse vers des réalités de faiblesse et de péché, en nous appuyant et repliant sur nous-mêmes. Alors que notre dimension de "chair" est absolument incapable de se soumettre aux exigences de la volonté du Dieu, et ne peut donc que tendre à se révolter contre Dieu, et donc vers la mort, l'Esprit qui habite en nous, tend vers la vie, la paix, et les réalités spirituelles. En étant maintenant sous l'emprise de l'Esprit qui habite en nous, nous appartenons au Christ, qui nous rend justes, et nous sommes appelés à recevoir dans nos corps mortels la vie de Ressuscité, qui est actuellement celle de Jésus, car l'Esprit qui est et agit en nous, c'est l'Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus, le Père, qui a envoyé Jésus, dont l'Esprit Saint actualise la présence en en continuant aujourd'hui la mission. |
| 3. DECOUVERTES. Après sa description du domaine de la mort et du péché , dont la Loi ne permet pas de s'échapper, Paul nous parle de l'autre type d'existence, auquel il avait déjà fait allusion en 7, 6, la "nouvelle vie dans l'Esprit", dont font l'expérience ceux qui ont été libérés du système religieux de la Loi. La description que Paul nous en propose en 8, 1 - 17, est riche de nombreux thèmes que l'on retrrouve dans de nombreux autres écrits de Pzul. Libérés de la Loi, nous vivons hors d'atteinte des condamantaions attachées à la non-observance de la Loi, car nous sommes entrés dans un autre système religieux, celui de l'Esprit qui nous fait vivre dans le christ Jésus, tout-à-fait à l'opposé de l'autre système, celui de la Loi, lié au péché et à la mort. Le mot "vie" signifie ici une nouvelle qualité d'existence déjà offerte aujourd"hui et appelée à devenir, dans l'avenir une existence éternelle avec Dieu. Et c'est l'Esprit qui donne de bénéficier de ces deux dimensions de cette nouvelle qualité de vie selon le Christ : dès maintenant, il habite dans le coeur des croyants (8, 9) et les rend capables de remplir les exigences normales de la Loi de Dieu (8, 4), de faire mourir en eux les actions de l'homme laissé à lui-même en sa faiblesse (8, 14). L'Esprit témoigne à l'intérieur de l'être des croyants qu'ils sont enfants de Dieu (8; 16), intercède pour eux en soupirs ineffables (8, 26), et c'est dans ce même Esprit que Dieu va ressusciter les croyants pour une vie éternelle (8, 11) Ainsi, avec ce don de l'Esprit c'est vraiment une époque nouvelle qui commence, entièrement fondée sur la grâce de Dieu. |
| 4. PROLONGEMENT. Il apparaît clairement ici que Paul unit très fortement l'action du Christ ressuscité et celle de l'Esprit Saint. L'Esprit est, si l'on ose parler ainsi, "l'agent intérieur de Dieu" et du Christ présent à jamais par lui au coeur de nos vies, et, tout en étant différent de Jésus, il nous permet l'accès à Jésus et au Père : 1Co 12:3- C'est pourquoi, je vous le déclare : personne, parlant avec l'Esprit de Dieu, ne dit : " Anathème à Jésus ", et nul ne peut dire : " Jésus est Seigneur ", s'il n'est avec l'Esprit Saint. Bien qu'ayant un langage très différent, Jean montre bien cette dimension de complémentarité et d'unité entre Jésus et l'Esprit qu'il désinge comme son successdeur après son retour au Père : Jn 7:37- Le dernier jour de la fête, le grand jour, Jésus, debout, s'écria : " Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive, "Gloire au Père, par le Fils, dans l'Esprit" : c'est ainsi que nous prions Dieu, en l'Esprit qui demeure en nous, par le seul chemin vers le Père, qui est le Christ, auquel nous disons notre "OUI" de confiance, dans la foi. |
| Seigneur Jésus, tu nous as donné ton Esprit au moment où, Ressuscité des morts, tu as rejoins le Père, afin qu'il rende présente ton action de salut dans le coeur des croyants et au sein des communautés de tes disciples, tout au long de l'histoire des hommes et jusqu'à son terme : aide-moi à me laisser sans cesse de nouveau saisir par ton Esprit et à me laisser conduire par lui, dans l'expression de la charité qu'il m'inspire, ainsi que de la prière qu'il murmure en moi, puisque désormais il demeure en moi. AMEN. 25.10.2003. |