Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
5 Juillet 2012
| Mt 9:9- Étant sorti, Jésus vit, en passant, un homme assis au bureau de la douane, appelé Matthieu, et il lui dit : " Suis-moi ! " Et, se levant, il le suivit. Mt 9:10- Comme il était à table dans la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent se mettre à table avec Jésus et ses disciples. Mt 9:11- Ce qu'ayant vu, les Pharisiens disaient à ses disciples : " Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? " Mt 9:12- Mais lui, qui avait entendu, dit : " Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. Mt 9:13- Allez donc apprendre ce que signifie : C'est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs." |
| Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l'Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu'il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90. A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s'il a été composé pour des chrétiens d'origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d'origine païenne, ou encore pour les deux. La position communément admise de nos jours est qu'il a été écrit pour une communauté Judéochrétienne qui s'est trouvée exclue du Judaïsme, suite à une décision par des rabbins Juifs non chrétiens de ne plus tolérer la double appartenance, à la fois Juive et chrétienne, de ces Judéochrétiens, qui avait été possible jusqu'à cette date. Rupture qui explique la dureté des propos mis dans la bouche de Jésus contre les Scribes et Pharisiens de son temps (Matth. chapitre 23). Néanmoins, même s'il a été d'abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : "allez, de toutes les nations, faites des disciples" (28, 18). On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l'avant-dernière, etc...), concentrées autour de la 6ème partie, le "Discours en paraboles", qui sert en quelque sorte de "pivot". Nous obtenons ainsi le découpage suivant : - Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4) - Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7) - Manifestations de l'autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9) - Discours sur la mission (10) - Jésus rejeté par "cette génération" (11 - 12 ) - Discours en paraboles (13) - Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17) - Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18) - De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22) - Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24) - Passion, mort et résurrection (26 - 28) Avec notre page se poursuit une 3ème partie de cet Evangile. Après le défi qu'il a lancé en paroles tout au long de son premier discours, nous découvrons le défi semblable que Jésus lance maintenant par ses actions de miséricorde, accomplies surtout en faveur de personnes défavorisées, ou marginalisées par la société. Ces gestes, souvent spectaculaires, se trouvent regroupés en 3 triades de 3 miracles chacune, qui se déploient tout au long de cette partie de l'Evangile (en 8, 1 - 17; 8, 23 - 9, 8 et 9, 18 - 34), entourant quelques événements différents comme l'appel du disciple Matthieu (9, 4 -13) ou des prises de position de Jésus, comme celle sur les conditions nécessaires pour devenir ses disciples (8, 18 - 22) ou sur le jeûne (9, 14 - 17). Nous assistons, en cette page, à l'appel, par Jésus, de Matthieu le publicain. |
| De la même façon qu'il avait appelé à le suivre, en plein exercice de leur profession, les marins-pêcheurs André, Simon-Pierre, Jacques et Jean (4, 18 - 22), Jésus appelle maintenant Matthieu le collecteur d'impôts. Comme les 4 premiers disciples qui l'avaient précédé, Matthieu quitte immédiatement son travail pour se mettre à la suite de Jésus. Alors qu'il partage son repas avec Matthieu et de nombreux collègues publicains de ce dernier, Jésus s'entend reprocher, par des Pharisiens, de fréquenter ainsi des pécheurs publics. Il leur répond alors que c'est justement parce que ces gens sont tels qu'il doit leur offrir la miséricorde de Dieu, de la même façon qu'un médecin doit s'occuper des malades. |
| Jésus appelle Matthieu, comme les 4 disciples qu'il avait précédemment invités à le suivre, de la même manière que, dans l'Ancien Testament, au 9ème siècle avant notre ère, le Prophète Elie avait appelé Elisée (1 Rois, 19, 19 - 21). Le repas que prend Jésus avec Matthieu et les autres publicains semble avoir eu lieu dans la maison de Simon-Pierre, qui servait de "base" à Jésus à Capharnaüm, pour son ministère en Galilée. En se mettant au service de l'occupant romain comme percepteurs d'impôts, et en s'attribuant un pourcentage souvent élevé sur la somme qu'ils réclamaient aux contribuables, les publicains étaient perçus comme des hommes qui s'étaient mis hors du code de l'Alliance entre Dieu et Israël, car ils désobéissaient à la Loi. Trois temps dans la réponse de Jésus à l'accusation qu'on lui lance : - un proverbe (les malades ont besoin du médecin), - une citation d'un prophète sur la priorité de la miséricorde sur le culte liturgique (Osée, 6, 6), - une déclaration concernant sa mission (appeler les pécheurs et non pas les "justes", c'est-à-dire ceux qui se croient ou se disent "justes"). Jésus citera encore ce texte d'Osée en 12, 7, à propos d'un autre reproche qui lui sera fait, au sujet d'un geste de ses disciples un jour de Sabbat. Une fois de plus, Jésus accomplit la Loi en la dépassant (5, 17 - 20), mais sans l'abolir, car il maintient que les publicains sont des pécheurs, à la différence toutefois qu'il leur offre accueil et miséricorde. |
| 1Co 15:9- Car je suis le moindre des apôtres ; je ne mérite pas d'être appelé apôtre, parce que j'ai persécuté l'Église de Dieu. 1Co 15:10- C'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et sa grâce à mon égard n'a pas été stérile. Loin de là, j'ai travaillé plus qu'eux tous : oh ! non pas moi, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. Jn 9:39- Jésus dit alors : " C'est pour un discernement que je suis venu en ce monde : pour que ceux qui ne voient pas voient et que ceux qui voient deviennent aveugles. " Jn 9:40- Des Pharisiens, qui se trouvaient avec lui, entendirent ces paroles et lui dirent : " Est-ce que nous aussi, nous sommes aveugles ? " Jn 9:41- Jésus leur dit : " Si vous étiez aveugles, vous n'auriez pas de péché ; mais vous dites : Nous voyons ! Votre péché demeure. " Jn 8:45- Mais parce que je dis la vérité, vous ne me croyez pas. Jn 8:46- Qui d'entre vous me convaincra de péché ? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ? Jn 8:47- Qui est de Dieu entend les paroles de Dieu ; si vous n'entendez pas, c'est que vous n'êtes pas de Dieu. " Jn 8:48- Les Juifs lui répondirent : " N'avons-nous pas raison de dire que tu es un Samaritain et que tu as un démon ? " Jn 8:49- Jésus répondit : " Je n'ai pas un démon mais j'honore mon Père, et vous cherchez à me déshonorer. Jn 8:50- Je ne cherche pas ma gloire ; il est quelqu'un qui la cherche et qui juge Mt 7:3- Qu'as-tu à regarder la paille qui est dans l'œil de ton frère ? Et la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ! Mt 7:4- Ou bien comment vas-tu dire à ton frère : "Laisse-moi ôter la paille de ton œil", et voilà que la poutre est dans ton œil ! Mt 7:5- Hypocrite, ôte d'abord la poutre de ton œil, et alors tu verras clair pour ôter la paille de l'œil de ton frère. 1Co 4:1- Qu'on nous regarde donc comme des serviteurs du Christ et des intendants des mystères de Dieu. 1Co 4:2- Or, ce qu'en fin de compte on demande à des intendants, c'est que chacun soit trouvé fidèle. 1Co 4:3- Pour moi, il m'importe fort peu d'être jugé par vous ou par un tribunal humain. Bien plus, je ne me juge pas moi-même. 1Co 4:4- Ma conscience, il est vrai, ne me reproche rien, mais je n'en suis pas justifié pour autant ; mon juge, c'est le Seigneur. |
| Seigneur Jésus, tu nous as affirmé que, hors de toi, nous ne pouvons rien faire, qu'il nous faut donc demeurer attachés à toi, et ton disciple Paul nous a répété en ton Nom que si c'est par grâce que nous sommes sauvés, nous n'y sommes pour rien car c'est un don de Dieu : ôte de mon coeur toute suffisance, fais-moi résister à toute tentation de me recentrer sur moi, de penser que je me suffis à moi-même, de juger qui que ce soit parmi mes frères et mes soeurs en humanité, et aide-moi à devenir plus pauvre de moi-même, de façon à pouvoir t'accueillir, avec foi et confiance, comme celui à qui je me remets totalement, pour vivre de toi, à partir de toi, en toutes circonstances. AMEN. |