Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
4 Mars 2010
| Mt 21:33- " Écoutez une autre parabole. Un homme était propriétaire, et il planta une vigne ; il l'entoura d'une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour ; puis il la loua à des vignerons et partit en voyage. Mt 21:34- Quand approcha le moment des fruits, il envoya ses serviteurs aux vignerons pour en recevoir les fruits. Mt 21:35- Mais les vignerons se saisirent de ses serviteurs, battirent l'un, tuèrent l'autre, en lapidèrent un troisième. Mt 21:36- De nouveau il envoya d'autres serviteurs, plus nombreux que les premiers, et ils les traitèrent de même. Mt 21:37- Finalement il leur envoya son fils, en se disant : "Ils respecteront mon fils. " Mt 21:38- Mais les vignerons, en voyant le fils, se dirent par-devers eux : "Celui-ci est l'héritier : venez ! tuons-le, que nous ayons son héritage. " Mt 21:39- Et, le saisissant, ils le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Mt 21:40- Lors donc que viendra le maître de la vigne, que fera-t-il à ces vignerons-là ? " Mt 21:41- Ils lui disent : " Il fera misérablement périr ces misérables, et il louera la vigne à d'autres vignerons, qui lui en livreront les fruits en leur temps. " Mt 21:42- Jésus leur dit : " N'avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu'avaient rejetée les bâtisseurs c'est elle qui est devenue pierre de faîte ; c'est là l'œuvre du Seigneur et elle est admirable à nos yeux ? Mt 21:43- " Aussi, je vous le dis : le Royaume de Dieu vous sera retiré pour être confié à un peuple qui lui fera produire ses fruits " [ Mt 21:44- ]. Mt 21:45- Les grands prêtres et les Pharisiens, en entendant ses paraboles, comprirent bien qu'il les visait. Mt 21:46- Mais, tout en cherchant à l'arrêter, ils eurent peur des foules, car elles le tenaient pour un prophète. |
| A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s'il a été composé pour des chrétiens d'origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d'origine païenne, ou encore pour les deux. Néanmoins, même s'il a été d'abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : "allez, de toutes les nations, faites des disciples" (28, 18). On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l'avant-dernière, etc...), concentrées autour de la 6ème partie, le "Discours en paraboles", qui sert en quelque sorte de "pivot". Nous obtenons ainsi le découpage suivant : - Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7) - Manifestations de l'autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9) - Discours sur la mission (10) - Jésus rejeté par "cette génération" (11 - 12 ) - Discours en paraboles (13) - Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17) - Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18) - De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22) - Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24) - Passion, mort et résurrection (26 - 28) Avec cette page, nous retrouvons Jésus situé dans cet Evangile de Matthieu dans la série de récits qui sépare le 4ème et le 5ème Grands Discours (19 - 22). Parmi les événements récents qui marquent cet ensemble, constatons que Jésus est maintenant bien entré à Jérusalem de manière triomphale, qu'il a purifié le Temple, et qu'il prêche sa Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu, tout en étant contesté dans son enseignement. Enseignement dont il se sert justement pour répondre à cette opposition qu'il rencontre : c'est ainsi qu'il vient de proposer 2 paraboles, juste avant cette page, celle des deux fils, et celle du festin des noces. Il va ensuite moduler son enseignement à travers les réponses qu'il va toujours apporter à des contestations nouvelles de ses adversaires, qui vont lui poser des questions de plus en plus perfides et agressives. |
| En cette parabole, Jésus nous déroule l'histoire d'une infidélité croissante de personnes auxquelles une mission avait été confiée. Ces gens ne respectent pas les conditions qui leur avaient été posées, et se mettent à agir pour eux-mêmes, dans leur unique intérêt, s'attribuant d'abord les produits de la vigne qui revenaient au propriétaire qui les avait embauchés, puis n'hésitant pas à prendre tous les moyens pour atteindre leurs fins. Ce qui les conduit au meurtre des envoyés du maître de la vigne, puis du fils et héritier du propriétaire, dans le but de s'accaparer le champ de vigne dont ils n'étaient que les tenanciers. A mesure que le récit avance, il apparaît que c'est bien toute l'histoire d'Israël qui nous est ici brossée. Ce que Jésus confirme quand il interroge ses auditeurs sur la réaction probable du maître de la vigne : ce dernier va exercer le jugement à l'égard de ces serviteurs infidèles, meurtriers et voleurs, et les remplacera par une nouvelle équipe. En citant le psaume 118 sur la pierre rejetée par les bâtisseurs qui devient pierre angulaire, et en annonçant à ses auditeurs contestataires que le Royaume de Dieu leur sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit, Jésus se présente, de fait, comme cette pierre rejetée qui devient pierre d'angle d'un nouveau peuple, et donc comme le fils-héritier de la parabole qu'il vient de citer. Lorsque les chefs des prêtres et les Pharisiens se sentent directement visés par cette parabole de Jésus, et celles qui l'ont précédée, et cherchent à arrêter Jésus, il devient parfaitement clair qu'à travers cette parabole, c'est le rejet même de Jésus, le "Fils" envoyé par Dieu, par les responsables de son peuple, qui est ici directement visé, et situé dans la ligne de toutes les infidélités antérieures d'Israël. |
| Cette parabole est en fait une allégorie sur un manque de fidélité, et un jugement. Parler d'allégorie ne veut pas dire pour autant que la situation évoquée n'est pas vraie, ni qu'absolument tout détail de ce récit est porteur d'une sens symbolique. Seuls les principaux éléments du récit ont cette dimension : la vigne désigne Israël, le propriétaire, c'est Yahvé-Dieu, les vignerons représentent les responsables religieux du peuple, le produit de la vigne, c'est ce que Dieu attend de son peuple, en raison de l'Alliance conclue, les émissaires sont les prophètes de l'Ancien Testament qui furent persécutés ou tués, le fils-héritier, rejeté et assassiné, est la figure de Jésus, le châtiment pourrait indiquer la ruine de Jérusalem, et les nouveaux vignerons représentent les disciples de Jésus et l'Eglise, Israël-Nouveau. Cette parabole et son interprétation combinent une tradition de rejet des prophètes et la métaphore d'Israël présenté sous l'image de la "vigne" du Seigneur (Isaïe, 5, 2). Ce qui est nouveau ici, c'est la jonction de ces deux traditions pour présenter le mystère du rejet et de la victoire subséquente de Jésus en sa mort-résurrection. Dans cette perspective, le rejet de Jésus se situerait comme le sommet de toutes les rébellions d'Israël contre Dieu. Cette page ne concerne en aucune façon le rejet des Juifs par Dieu, ni l'accueil de Jésus par les païens. Seuls les responsables Juifs du temps de Jésus sont ici identifiés. Jésus ne s'oppose pas ici au peuple d'Israël, mais aux seuls responsables du peuple. Ce sont eux qui sont concernés par le "Jugement". C'est de leurs mains que le Royaume sera enlevé pour être donné aux disciples de Jésus, et tous ceux qui les rejoindront pour devenir l'Eglise des Juifs et des païens. |
| Ep 2:21- En lui toute construction s'ajuste et grandit en un temple saint, dans le Seigneur ; Ep 2:22- en lui, vous aussi, vous êtes intégrés à la construction pour devenir une demeure de Dieu, dans l'Esprit. Mt 7:24- " Ainsi, quiconque écoute ces pare-les que je viens de dire et les met en pratique, peut se comparer à un homme avisé qui a bâti sa maison sur le roc. Mt 7:25- La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont déchaînés contre cette maison, et elle n'a pas croulé : c'est qu'elle avait été fondée sur le roc. Mt 7:26- Et quiconque entend ces paroles que je viens de dire et ne les met pas en pratique, peut se comparer à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. Mt 7:27- La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont rués sur cette maison, et elle s'est écroulée. Et grande a été sa ruine ! " 1Co 3:10- Selon la grâce de Dieu qui m'a été accordée, tel un bon architecte, j'ai posé le fondement. Un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il y bâtit. 1Co 3:11- De fondement, en effet, nul n'en peut poser d'autre que celui qui s'y trouve, c'est-à-dire Jésus Christ. 1Co 3:12- Que si sur ce fondement on bâtit avec de l'or, de l'argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, de la paille, 1Co 3:13- l'œuvre de chacun deviendra manifeste ; le Jour, en effet, la fera connaître, car il doit se révéler dans le feu, et c'est ce feu qui éprouvera la qualité de l'œuvre de chacun. 1Co 3:14- Si l'œuvre bâtie sur le fondement subsiste, l'ouvrier recevra une récompense ; 1Co 3:15- si son œuvre est consumée, il en subira la perte ; quant à lui, il sera sauvé, mais comme à travers le feu. |
| Seigneur Jésus, tu te présentes et te définis comme le Rocher qui nous sauve, présence de Dieu au milieu de nous avec toute la puissance de son salut, et toute sa force de vie, que tu nous communiques, à la fois comme transformation et reconstruction de notre être profond à ton image, ainsi que dans le partage de ta condition de fils et d'héritier, et comme la responsabilité de rendre visible ton unique mission, pour qu'elle atteigne tous les contemporains de notre histoire, à travers notre proclamation de ton Evangile, et le témoignage de notre engagement de disciples reproduisant ton image dans toutes les circonstances de notre vie : approfondis en moi la conscience de ce don de renouvellement intérieur total, et de cet envoi vers les hommes et les femmes de ce temps, pour les inviter à te rencontrer, et à te suivre, aujourd'hui et demain. AMEN |