Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
5 Novembre 2009
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| La Lettre aux Romains est la plus longue, la plus importante et la mieux structurée des lettres de Paul. Son interprétation a été décisive dans les grands moments de crise de l'Eglise, surtout au 5ème siècle (face à l'hérésie du moine Pélage : l'homme gagne son salut par son effort personnel), et au 16ème siècle (Luther et Calvin se séparent de Rome). C'est à partir de leur relecture de la Lettre aux Romains que les Réformés et les Luthériens du 16ème siècle ont formulé leurs thèses sur le salut de Dieu par la grâce acceptée dans la foi. Cette lettre a été écrite par Paul lui-même (en la dictant à un secrétaire-écrivain) au printemps de 57 ou de 58, et probablement depuis Corinthe. On n'a jamais mis en doute son authenticité. Paul estime avoir terminé son oeuvre apostolique en Orient. Il forme donc le projet de passer par Rome pour aller en Espagne (15, 19 - 31).Il envoie donc d'avance aux chrétiens de Rome ce qui représente le coeur de sa prédication et de son Evangile. En effet, cette Lettre aborde en profondeur les points les plus centraux du message chrétien : la puissance du salut de Dieu, présenté comme une grâce à recevoir dans la foi, pour en être transformé. C'est une vie avec le Christ ressuscité, mais marquée par l'événement suprême du dessein de salut de Dieu que constituent enemble la prédication, le témoignage, la mort et la résurrection de Jésus. L'Esprit Saint que nous avons reçu insère en nous toute la richesse de vie et de nouveauté, qui est le fruit de cet événement unique. Cet enseignement à la fois général, et sans doute adapté à des circonstances particulières de l'Eglise de Rome, se réalise en deux parties : - l'une doctrinale (1 - 11), - l'autre exhortative et de conclusion, pour encourager à une manière de vivre avec et selon le Christ, et qui traite de différents aspects de notre existence humaine (12 - 16). La partie proprement doctrinale de la Lettre de Paul aux Romains (1, 16 - 11, 36), qui commence dès la fin des présentations (1, 1 - 15), est toute entière consacrée à la Bonne Nouvelle ou l'Evangile de Dieu qui nous vient de notre Seigneur Jésus le Christ, et elle se développe en trois thèmes : - La justice de Dieu nous est révélée par l'Evangile comme force de justice pour qui l'accueille avec foi (1, 16 - 4, 25), - L'amour de Dieu assure le salut à ceux qui sont justifiés par la foi (5, 1 - 8, 39), - Cette réalisation du salut de Dieu n'est pas en contradiction avec la promesse de Dieu faite jadis à Israël (9, 1 - 11, 36) A côté de cette répartition de cette Lettre en deux parties, comme il vient d'être indiqué, on peut tout aussi bien n'y voir, d'un bout à l'autre que le développement, en trois temps successifs, d'une seule idée force très prégnante : - la justice miséricordieuse de Dieu se manifeste dans la manière selon laquelle Dieu traite les Juifs et les paiens (1 - 8), - la justice miséricordieuse de Dieu se manifeste dans la manière dont Dieu traite le peuple d'Israël (9 - 11), - la justice miséricordieuse de Dieu se manifeste dans la vie de ceux qui croient au Christ. (12 - 15). Selon le découpage de cette Lettre, que nous continuons de suivre, notre passage se trouve dans la 2nde grande partie de ce document de Paul, appelée "partie exhortative et de conclusion" (12 - 16), qui, avant d'aborder la conclusion de cette Lettre, au chapitre 16, nous présente les exigences de la vie droite que nous sommes conduits à mener si nous vivons dans une confiance totale au Christ Jésus qui nous rend justes par la foi et qui nous transforme par son Esprit Saint. (12, 1 - 15, 13). Et, suite à cette section exhortative proprement dite, Paul conclut sa Lettre (15, 14 - 33), y ajoute un mot de recommandation pour une personne, Phoebé (16, 1 - 23), et termine par une doxologie ( 16, 25 - 27). Cette exhortation développée traite successivement de deux thèmes : - la vie chrétienne, vue comme culte spirituel que nous rendons à Dieu (12, 1 - 13, 14), - le respect dû aux membres plus faibles de nos communautés de disciples de Jésus (14, 1 - 15, 13). Après avoir lu l'exhortation proprement dite de la 2nde grande partie de cette Lettre aux Romains (12, 1 - 15, 13), nous rejoignons maintenant Paul au début de la première conclusion de cette Lettre, où il rend compte de son ministère (15, 14 - 21) et fait part de ses projets (15, 22 - 33). |
| 2. MESSAGE. Paul commence le regard qu'il porte sur son propre ministère en faisant le point avec la communauté de Rome à propos de la qualité de vie chrétienne qu'elle mène, qualité dont Paul reconnaît l'authentique valeur et la possibilité de croissance (15, 14 - 16). Cela n'a pas empêché l'apôtre de se situer par rapport à eux en leur parlant franchement, et même avec hardiesse, comme il le précise, ici au verset 15 (voir 14, 4. 10. 13. 15). Paul explique les raisons de son interpellation de cette communauté : d'une part, il n'a cherché qu'à raviver leurs souvenirs, et, d'autre part, il se dit mandaté pour ce genre d'intervention, de par la mission même qu'il a reçue du Seigneur. Dieu lui a, en effet, par grâce, accordé le ministère de permettre aux païens d'offrir à Dieu le culte spirituel de leur foi, qui se traduit par leur obéissance, attitude qui correspond à la définition qu'il en a donnée tout au début de son exhortation, en 12, 1 - 2. Et de raconter tout ce que le Christ a accompli par lui, à travers son ministère, et dans la puissance de l'Esprit. Telle est, non pas son oeuvre, mais l'oeuvre de Dieu, dont il peut s'enorgueillir. Mais comme il s'est toujours refusé, par principe, à exercer son ministère dans des Eglises que d'autres que lui ou ses propres disciples avaient fondées, il considère maintenant sa tâche présente comme terminée, et peut donc, dans le paragraphe suivant, envisager de nouveaux projets (15, 23). |
| 3. DECOUVERTES. Paul avait commencé cette Epître en se présentant avec ses "lettres de créance" apostoliques, et en manifestant son désir d'aller visiter cette Eglise de Rome (1, 1 - 15). Son langage était alors très diplomatique et plein d'éloge pour leur foi, dont lui-même, en les rencontrant, pourrait tirer un bénéfice spirituel. Au verset 14 de ce chapitre 15, Paul revient sur ce sujet, toujours avec autant de diplomatie et de prudence : l'Eglise de Rome est bien informée et formée dans sa connaissance de l'Evangile, et ses membres sont bien capables de s'instruire les uns les autres. S'il leur a parlé avec audace, c'est simplement pour les faire se remémorer de l'Evangile, et au nom de son autorité apostolique, qui lui vient du Christ, comme il le précise aux versets 16 - 20. Paul utilise ici un langage "sacerdotal" pour décrire son ministère : il se déclare "officiant", chargé de "l'offrande des païens". Il semble s'inspirer ici surtout d'Isaïe, 66, 18 - 23, mais aussi d'Isaïe, 2, 1 - 4; 42, 1 - 9; 55, 4 - 5; 60, 1 - 7. Peut-être Paul considérait-il son prochain voyage à Jérusalem, accompagné de responsables de ses Eglises pour porter l'argent de sa collecte pour la pauvres de l"Eglise-mère", comme un pélerinage d'offrande, ou même comme l'accomplissement des grandes prophéties du Livre d'Isaïe sur le rassemblement eschatologique de toutes les nations à Sion préalablement au "retour" du Seigneur (Isaïe, 2, 3; 59, 20 - 21 et 66).Voir à ce sujet : Romains, 15, 25 - 28; Galates, 2, 10; 1 Corinthiens, 16, 1 - 4; 2 Corinthiens, 8, 9). Il faut se rappeler également que le ministère de Paul avait été contesté à Corinthe et dans les Eglises de Galatie (1 Corinthiens, 4, 8 - 13; 15, 10; 2 Corinthiens, 6, 3 - 10; 11, 21 - 12, 21), et les versets 17 - 19 de notre page en sont peut-être un écho. |
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| Seigneur Jésus, c'est à travers ton appel à te suivre, et ton envoi pour continuer ta mission auprès des hommes et des femmes de notre temps, que ton propre service d'obéissance au Père et d'accueil de tous les humains que tu es venu sauver, service achevé en ta mort-résurrection et le don de l'Esprit, est rendu présent aux hommes et aux femmes de notre temps : aide-moi à ne jamais oublier que c'est toi qui agis efficacement, dans la force de ton Esprit, chaque fois, qu'en témoignant de toi, je t'annonce, par ma parole et mon engagement de disciple auprès de tous mes frères et soeurs, apprends-moi ainsi à ne jamais oublier que, de moi-même, je ne suis qu'un serviteur "quelconque". AMEN. |