Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
26 Novembre 2009
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| Luc est l'auteur d'une oeuvre en deux volumes qui se suivent, et sont écrits pour être lus en suivant : l'Evangile, et les Actes des Apôtres. Luc nous est régulièrement présenté comme disciple et accompagnateur de Paul, bien que nous ne trouvions rien dans son oeuvre des grands thèmes théologiques développés dans les Epîtres de Paul. Luc a écrit ses 2 Livres entre les années 80 et 90 de notre ère, soit plus de 50 ans après la mort de Jésus, 30 ans après les lettres authentiques de Paul, et quelque 20 ans après l'Evangile de Marc. Ce qui ne veut pas dire que les traditions qu'il reprend ne sont pas aussi anciennes que celles de ceux qui ont écrit avant lui. Cela indique toutefois qu'il s'adresse à des communautés chrétiennes déjà différentes, pour leur annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus. Son Evangile se déroule en huit étapes : Jésus continue son dernier discours au Temple de Jérusalem sur l'achèvement de l'histoire dans l'accomplissement final de sa mission. Après avoir annoncé prophétiquement la fin du Temple de Jérusalem (21, 5 - 7), exhorté ses auditeurs à ne pas se laisser égarer par de faux messies qui se couvriraient de son Nom (21, 8 - 9), fait déjà allusion à des bouleversements d'ordre cosmique pour évoquer le sens de son retour à la fin des temps (21, 10 - 11), et préparé ses disciples à la perspective des persécutions qu'ils auront à subir, tout en les assurant, en ce cas, de son soutien puissant (21, 12 - 19), Jésus en arrive maintenant à prophétiser la ruine de Jérusalem et le renversement définitif de toutes choses lors de l'irruption de la fin ultime des temps et de son retour en gloire. Il appartient donc aux disciples de discerner les signes de ce retour, qui va s'inaugurer dans la mort-résurrectionde Jésus, et demeurer toujours sur leurs gardes, dans une attitude de veille permanente vers la réalité qu'ils doivent attendre en se tenant prêts, debout, pour accueillir le retour du fils de l'homme, dont Jésus, selon Luc, va préciser qu'il ne saurait tarder. |
| 2. MESSAGE. Nous arrivons au terme du dernier discours de Jésus, sur la fin des temps. Au verset 28, qui précède notre page liturgique, mais qui devrait en faire partie, Jésus a commencé de conclure sa triple annonce des difficultés et des persécutions qu'auront à affronter ses disciples, de la ruine de Jérusalem, qui n'a pas rempli sa mission prophétque, et du retour en gloire du Fils de l'homme qu'il est, par une invitation à tenir compte de toutes ses paroles en les accueillant comme un message d'encouragement et d'espérance. Jésus nous appelle ainsi au discernement des signes et événements dont il nous a parlé, tout en relevant la tête dans la confiance. La parabole du figuier et des autres arbres, dont les bourgeons signifient immanquablement l'approche de l'été, ne fait que renforcer l'autorité qu'il manifeste en ses paroles, dont il nous précise qu'elles ne passeront pas. Puis son discours se termine par une exhortation à la vigilance, de façon à ne pas manquer le retour du Fils de l'homme, qu'il faut accueillir en étant debout, dans une vigilance constamment renouvelée. (21, 34 - 36). |
| Selon Luc, Jésus inclut l'apparition définitive du Fils de l'homme dans le temps de cette génération. Ce que les premières communautés chrétiennes, et Paul lui-même, commenceront par interpréter à la lettre (1 Thessaloniciens, 4, 16 - 17), avant de prendre du recul face à cette datation (2 Pierre, 3, 8 - 10). Dans cet Evangile de Luc, ce discours est à lire en le situant sur la toile de fond de toute la mission et de tout le message de Jésus : le Royaume est déjà inauguré, et c'est en vivant dans l'histoire cette dimension "d'au-delà" du Royaume, que Jésus va réaliser dans son passage de mort-résurrection, et nous transmettre dans le don de l'Esprit Saint, qu'il nous faut "attendre" le retour du Seigneur. Par contraste avec la peur et la crainte de toute l'humanité devant le mystère et la question de la fin des temps et de l'histoire, les disciples doivent se tenir debout, la tête haute, totalement tournés vers le Fils de l'homme victorieux qui a anéanti toutes les forces du mal (21, 25 - 33). Autre contraste, celui du scandale et de la folie de la croix (1 Corinthiens, 1, 22 - 25) : Jésus, qui va subir une mort violente à Jérusalem, profère des paroles qui ont valeur d'éternité. |
| 1Th 5:1- Quant aux temps et moments, vous n'avez pas besoin, frères, qu'on vous en écrive. Voir aussi 1 Corinthiens, 7, 29 -31. |
| Seigneur Jésus, ta rencontre aujourd'hui, en présence de ton Esprit Saint, nous demande un accueil de ta Parole et de ta force, pour revivre, en notre histoire concrète, ton témoignage évangélique, en même temps qu'une docilité à nous laisser toujours conduire par toi dans la nouveauté du Jour définitif du Royaume de Dieu, que tu as inauguré en ta mort-résurrection, donc selon une existence dynamique qui nous oblige sans cesse au refus de toute possession, de toute stagnation, pour une avancée constante "au-delà" vers Dieu notre Père, qui, par toi et en toi, nous a saisis : renouvelle en moi cette pauvreté de coeur, cette ouverture à ta Parole, ainsi qu'à ta vie, selon ce dépassement dans la foi et la charité, que tu nous offres chaque jour, afin que nous ne cherchions qu'à suivre, en toutes circonstances, ton chemin de vérité et de vie. AMEN. |