Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
30 Octobre 2009
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| Luc est l'auteur d'une oeuvre en deux volumes qui se suivent, et sont écrits pour être lus en suivant : l'Evangile, et les Actes des Apôtres. Luc nous est régulièrement présenté comme disciple et accompagnateur de Paul, bien que nous ne trouvions rien dans son oeuvre des grands thèmes théologiques développés dans les Epîtres de Paul. Luc a écrit ses 2 Livres entre les années 80 et 90 de notre ère, soit plus de 50 ans après la mort de Jésus, 30 ans après les lettres authentiques de Paul, et quelque 20 ans après l'Evangile de Marc. Ce qui ne veut pas dire que les traditions qu'il reprend ne sont pas aussi anciennes que celles de ceux qui ont écrit avant lui. Cela indique toutefois qu'il s'adresse à des communautés chrétiennes déjà différentes, pour leur annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus. Son Evangile se déroule en huit étapes : Jésus a terminé sa mission en Galilée, et, depuis Luc, 9, 51, il a pris avec ses disciples le chemin de Jérusalem. Cette montée vers la ville sainte, où il sera rapidement, après quelque temps, arrêté et condamné à la croix, constitue une partie très importante de l'Evangile, qui s'étale sur 10 chapitres, et durant laquelle Luc nous montre Jésus en train de former ses disciples, à mesure qu'il réagit à toutes les situations qu'il rencontre. - la 1ère série d'instructions se déroule de 9, 51 à 13, 21,L'on divise habituellement toute cette marche en 3 séries d'instructions que Jésus donne de diverses façons à l'ensemble de ses disciples : - la 2ème série de 13, 22 à 17, 10, - la 3ème, de 17, 11 à 19, 27. Toutes ces instructions ne visent qu'un seul thème : quel est le sens de notre chemin à parcourir avec Jésus, de ce qu'on appelle "la Voie" chrétienne, ou la "route avec le Christ" ? Alors que Jésus continue sa montée vers Jérusalem,, et qu'il donne une 2ème série d'instructions à ses disciples (13, 22 - 17, 10), il a commencé par réinsister sur la nécessité pour tous de se repentir (13, 22 - 30). Il a, ensuite, réagi courageusement à une information selon laquelle Hérode chercherait à le faire mourir, en maintenant qu'il lui faut poursuivre sa route vers Jérusalem, même si cette ville est celle qui tue les prophètes (13, 31 - 35). Nous le retrouvons aujourd'hui invité de nouveau à prendre un repas chez un des chefs des Pharisiens. Ce qui va lui permettre de présenter le Royaume de Dieu sous l'image du banquet de la fin des temps, banquet dont lui-même sera l'hôte qui invite tous les hommes, élus ou non, Juifs qu païens, à participer (14, 1 - 24). |
| 2. MESSAGE. Les versets 2 à 6 de ce chapitre 14 de Luc, nous relatent la guérison par Jésus, en ce jour du sabbat, d'un hydropique qui se trouvait justement là. Cet épisode va déclencher la série de remarques que Jésus va ensuite formuler autour du thème du repas. Outre la maîtrise de Jésus sur le sabbat, dont l'obligation passe après le service à rendre aux frères et soeurs dans le besoin, Jésus, par cette guérison, annonce déjà indirectement aux Pharisiens qui l'entourent qu'ils auraient dû inviter à ce repas des hommes aussi nécessiteux que ce pauvre homme qu'il vient de guérir. Suite à cela, Jésus, l'invité d'honneur, va se livrer à un ensemble de critiques sur le comportement de ses co-invités et de son hôte, de façon à souligner la différence et l'originalité du Royaume des cieux : - il faut choisir la dernière place lorsqu'on est invité (14, 7 - 11 : fin de notre page), - il faut inviter les pauvres qui ne peuvent vous rendre votre invitation (14, 12 - 14), - il faut accepter l'invitation au banquet du Royaume comme une priorité à honorer, dès qu'elle nous parvient, tout en sachant que tous, même les non- invités officiellement, y seront finalement rassemblés (14, 15 - 24 : parabole des invités remplacés par des pauvres). La remarque de Jésus, sous forme d'un bon conseil appelé ici "parabole", aux invités qui se précipitent sur les premières places, et conseillant à chacun de choisir la dernière place, va bien au-delà de la sagesse de cette suggestion, qui a pour conséquence qu'on ne peut qu'y gagner dans la mesure où l'on peut toujours vous demander de monter plus haut. Cette remarque porte un double message : d'une part, le banquet de Dieu est celui de la gratuité, on à tout à recevoir, on ne mérite rien. Dieu seul peut juger de la qualité des personnes. D'autre part, Dieu n'est pas celui qui honore nos décisions de promotion personnelle. Tout est grâce, tous sont frères. |
| Cet enseignement de Jésus prend ici la forme de directives de sagesse qu'il propose, lui, l'invité d'honneur du repas. Les auteurs de l' Antiquité racontaient volontiers les propos d'un maître de sagesse tenus à l'occasion d'un banquet. C'était un genre de présentation connu et prisé, dans lequel la quête des places d'honneur à un tel banquet était un thème souvent abordé. Toujours choisir pour eux les premières places, voilà ce que Jésus reprochera aux scribes en 20, 46. De fait, ces premières places étaient des lits ou divans, réservés aux invités d'honneur dans les repas solennels. |
| 4. PROLONGEMENT. "Les premiers seront les derniers"... "Qui s'élève sera baissé"..., et inversement..., toutes phrases lapidaires et cinglantes de Jésus, qui nous invite sans cesse à ne pas nous juger ni nous apprécier nous-mêmes. La seule attitude qui convient face au Royaume de Dieu est d'humilité (je ne mérite rien et n'y ai pas droit), et d'action de grâces (tout m'est donné gratuitement, comme un cadeau, par Dieu qui est Vérité et Amour). Obéir à notre conscience éclairée est, pour chacune et chacun de nous, une obligation de vérité face à Dieu, aux autres et à nous-mêmes. Mais cela ne nous autorise pas pour autant à préjuger du jugement ou de la réponse de Dieu : voir Luc, 17, 10, sur le serviteur "bon à rien" ou "quelconque", et 1 Corinthiens, 4, 4, sur l'appréciation que Paul refuse de porter sur lui-même, s'en remettant au seul jugement de Dieu. |
| Seigneur Jésus, toi qui nous as dit : "je suis doux et humble de coeur", toi qui n'as jamais rien demandé pour toi-même, même pas une pierre où reposer ta tête, te contentant de ne chercher que la volonté du Père dans l'accomplissemnt de la mission de salut qu'il t'avait confiée : renforce en moi l'humilité du serviteur, que tu me demandes d'avoir en toutes circonstances, rends-moi ainsi capable de témoigner de la gratuité du don de Dieu qui m'est fait dans ton Esprit Saint, ainsi quà tous ceux et toutes celles qui ont accepté d'essayer de te suivre avec l'ouverture d'un coeur de pauvre. AMEN. |