Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
27 Février 2009
| SOMMAIRE | |
| 1 | Le secret de la réussite de Saint Paul |
| 2 | L’unité de la vie spirituelle et de la vie apostolique |
| 3 | Ce que c’est qu’être apôtre |
| 4 | L’annonce de la Bonne Nouvelle. |
| 5 | L’apôtre comme coopérateur de Jésus Christ. |
| 6 | Le combat de l’apôtre |
| 7 | |
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| Le secret de la réussite de Saint Paul |
| Tout baptisé est appelé à annoncer la Bonne et témoigner de sa foi en tout temps et en tout lieux. Apparemment la réponse à cet appel paraît naturelle à telle enseigne qu’on se contente d’être seulement sans se soucier outre mesure des stratégies et principes à mettre en place et à respecter pour réussir cette mission. S’il est quelqu’un qui nous indique efficacement ce qu’il faut faire et vivre pour être au cœur de ce monde un envoyé de Dieu sans renoncer à ses devoirs sociaux, c’est l’apôtre Saint Paul. Il a réussi, à la suite de son expérience du chemin de Damas, à conjuguer sa vie spirituelle, apostolique et sociale. Il n’a pas hésité à communiquer sa foi et son espérance. Il a suit transmettre ses convictions et ses motivations à travers sa vie et ses œuvres. Il a donc beaucoup à nous apprendre aujourd’hui sur la manière dont nous devons nous y prendre pour réussir notre témoignage de vie chrétienne sans conflit, conflit entre notre vie socio-professionnelle et notre vie spirituelle, chrétienne. Je publie dans la suite une série d’articles montrant comment, avec Saint Paul, nous devons nous y prendre pour réussir à concilier sans heurt notre vie spirituelle et notre vie apostolique c’est-à-dire de témoin du Christ dans les différentes situations de vie de tous les jours. Je m’inspirerai du livre du Jean HUGUET, L’unité de la vie spirituelle et de la vie apostolique d’après Saint Paul où l’auteur en parlant de Saint Paul, montre la parfaite symbiose entre la vie de l’envoyé de Dieu dans sa relation au monde et sa relation à Dieu. La mission à nous confiée par Dieu doit être vécue pour lui et avec lui. |
| L’unité de la vie spirituelle et de la vie apostolique |
| Pour réussir à unifier sa vie spirituelle, il nous faut identifier et connaître les obstacles ou les causes possibles qui peuvent handicaper l’une ou l’autre dimension de notre vie chrétienne. Je m’emploierai à présenter dans les lignes qui suivent les obstacles possibles à une vraie vie spirituelle et les causes pouvant compromettre la vie apostolique. Dans la vie spirituelle, on se laisse parfois arrêté par la crainte de l’égoïsme spirituel (on craint de « se caresser l’âme », de l’égoïsme à deux (on ne veut pas tomber dans le travers : « mon petit Jésus et moi ») ou de la recherche de compensation sentimentale, du manque de l’appétit spirituel ou de vigueur intérieur. Le manque de l’appétit spirituel ou de vigueur intérieur peut provenir de deux causes : ou bien d’une vie spirituelle anémiée par des négligences graves et persistantes en particulier le manque d’exercice ; ou d’une éducation spirituelle déficiente, d’une croissance spirituelle attardée. Le chrétien doit donc veiller à sa vie spirituelle en se laissant conduire par l’Esprit Saint qui est l’acteur capital dans toute spiritualité ; c’est lui qui fait comprendre et vivre notre situation à la lumière de l’Evangile ; c’est lui qui nous conduit vers la vérité toute entière. Et toute vie spirituelle harmonieuse conduit nécessairement à l’action. Dans vie apostolique, on peut également rencontrer des obstacles pas moins négligeables : le sentiment d’un certain antagonisme entre l’action apostolique et la vie intérieure, le sentiment que l’action use et appauvrit la vitalité spirituelle, épuisant les réserves accumulées par la vie intérieure. Outre ces obstacles, nous pouvons distinguer deux causes essentielles handicapant l’apostolat : la crainte du dépaysement, des affrontements et des souffrances qu’entraîne un véritable engagement apostolique ; puis un esprit trop négatif et une pauvreté d’imagination, un manque à la fois de hauteur de vue et de lumière de foi, d’optimisme et d’espérance qui font qu’on s’arrête trop aux difficultés et insuffisance. Ce qui empêche d’en tirer, avec réalisme, toutes les possibilités missionnaires. |
| Ce que c’est qu’être apôtre |
| Le terme apôtre est appliqué est appliqué aux 12 choisis par Jésus et envoyé communiquer son œuvre dans le monde. Mais compris comme « envoyé de Dieu » (2Co 2,17), il peut être appliqué aussi à ceux qui ne font pas partie du cercle des douze. C’est à ce titre que Saint Paul se reconnaît apôtre, l’envoyé de Dieu aux nations païennes. « Paul, serviteur du Christ Jésus, apôtre par vocation, mis à part pour annoncer l'Evangile de Dieu » (Rm 1,1). Ce qui fait l’apôtre, c’est la mission reçue de Dieu : « comment prêcher sans être d'abord envoyé? » (10,15). L’apôtre est donc l’« envoyé de Dieu » aux hommes pour leur salut ; ce salut qui est « un don gratuit de Dieu dans le Christ Jésus » (Rm 6,23). C’est Dieu qui en a pris l’initiative, l’initiative de nous sauver (Eph 1,4-5) et l’a parfaitement réalisé en son Fils Jésus. « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis par toutes sortes de bénédictions spirituelles, aux cieux, dans le Christ. » (Eph 1,3). Saint Paul a eu une conscience très aigüe de l’origine divine de sa mission. Il reconnaît que c’est Dieu qui a la « primauté en tout » (Col 1,18) menant tout à son achèvement. Aussi déclare-t-il avec force qu’il n’y a eu aucune initiative de sa part : « Si j'avais l'initiative de cette tâche, j'aurais droit à une récompense; si je ne l'ai pas, c'est une charge qui m'est confiée. ». De même, il affirme clairement que sa mission ne lui vient « ni des hommes, ni par l’intermédiaire des hommes » (Ga 1,1), mais qu’il en a été « investi » (2Co 4,1) par « un ordre de Dieu notre Sauveur » (Tite 1,3). Saint Paul est l’apôtre c’est-à-dire l’envoyé « saisi par le Christ » (Ph 3,12) et qui a « reçu par lui l’apostolat » (Rm1,5). Il est envoyé aux hommes pour faire auprès d’eux (Rm 15,15), en leur faveur (Ga 2,8) « l’œuvre du Seigneur » (1Co 16,10). La nature de l’Apôtre, ce qui le fait et le constitue est donc la mission reçue, mission qui s’inscrit parfaitement dans l’œuvre de salut réalisé par le Christ. La première mission de l’apôtre est l’annonce de la bonne Nouvelle du salut de manière à ce que le monde soit sauvés. En tant que baptisé, nous sommes donc invités à être au cœur de ce monde les « envoyés » de Dieu par qui le Seigneur continue son œuvre de salut. |
| L’annonce de la Bonne Nouvelle. |
| La tâche première et fondamentale de l’apôtre est d’annoncer l’Evangile. Il ne s’agit pas de l’annonce d’une « sagesse » (1Co 1,17) à « mesure humaine »(Ga 1,11), ni « d’une philosophie selon le monde » (Col 2,8) mais de Jésus-Christ (Rm 16,25) : «C’est Jésus-Christ que nous prêchons » (2Co 4,5). Prêcher l’Evangile, c’est conduire les hommes à ce quelqu’un : « Jésus notre sauveur (Tite 1,4) ; c’est leur « dispenser son mystère » (Eph 3,9). Le contenu de ce mystère, la « richesse de ce mystère » du Christ sauveur (Col 1,27) est l’objet même du ministère apostolique. C’est le mystère de la rédemption, de notre rédemption. Le Christ, venu dans le monde pour notre salut a accepté de souffrir et de mourir sur la croix à cause de nos péchés nous manifestant ainsi l’amour de Dieu. Le Troisième jour il est ressuscité d’entre les morts et est monté aux cieux. Il a envoyé l’Esprit saint qui fait de nous des enfants de Dieu. C’est ce mystère que l’apôtre est appeler à « annoncer » (Col 1,28), à « manifester » (Col 1,26), à « prêcher » (Col 1,23) , à révéler « Rm16,25), à faire connaître (Rm 16,26). Ce qui suppose une connaissance authentique et approfondie du Christ lui-même acquise même au détriment d’avantages immédiats : « Désormais, dit Saint Paul, je considère tout comme désavantageux à cause de la supériorité de la connaissance du Christ Jésus mon Seigneur. A cause de lui j'ai accepté de tout perdre, je considère tout comme déchets, afin de gagner le Christ, 9 et d'être trouvé en lui, n'ayant plus ma justice à moi, celle qui vient de la Loi, mais la justice par la foi au Christ, celle qui vient de Dieu et s'appuie sur la foi; le connaître, lui, avec la puissance de sa résurrection et la communion à ses souffrances, lui devenir conforme dans sa mort ». (Ph 3,8-10). Connaître Jésus pour Saint Paul, c’est adhérer à lui d’une adhésion qui mérite toutes les souffrances, c’est participer à son mystère, c’est communier à son être. Or c’est bien là l’objet plénier de l’annonce de Jésus christ que doit réaliser le ministère apostolique : « amener les élus à la foi » (Tite 1,1) ; obtenir « l’obéissance de la foi parmi tous les païens » (Rm 1,5) ; réaliser chez eux «l’avènement de la parole » (Col 1,25) ; faire des païens « une offrande agréable sanctifiée par l’Esprit » (Eph 4,12). Il en résulte que la tâche de l’apôtre comporte un triple objectif complémentaire et inséparable : - Enseigner Jésus Christ et son Evangile (1Tm 4,13-16) - « Convertir, en obtenant la foi ( Ac 20,21) - « Edifier » au sens de « bâtir » (Col 2,7) dans le chrétien l’homme nouveau dans le Christ (Eph4,24) , « construisant (Eph 2,22) par là le « corps du Christ qu'est l’Eglise » (Col 1,24). Cette tâche apostolique dépasse les forces humaines ; elle n’est pas, elle ne pas être l’œuvre personnelle de l’apôtre (2Co 2,16 ; Rm 9,16 ; Ac 19,13). Car si Dieu n’intervient, rien ne se fera : Ac 17,18 ; 1Co 13,1). Dieu seul peut « donner aux hommes de connaître la vérité et de se convertir » (2m 2,25). Seul la « parole de sa grâce » (Ac 20,32) qui atteint l’homme en son cœur » (He 8,10) peut lui « changer le cœur » ( Ez 36,26 ; cf Zc 16,14) ; seule elle a la « puissance de construire l’édifice et de procurer l’héritage » (Ac 20,32). Tout baptisé est alors invité à entrer dans ce dynamisme en sachant que c’est de Dieu lui-même qu’il tient sa dignité et que c’est lui qui en l’envoyant dans le monde lui satisfaire à ce triple objectif. Ce qui suppose une ouverture de sa part pour accueillir et gérer au mieux ce que Dieu lui donne. |
| L’apôtre comme coopérateur de Jésus Christ. |
| Le christ est l’artisan du dessein de salut voulu par le Père de toute éternité. C’est pour réaliser ce dessein que Dieu a envoyé son Fils dans le monde (Jn 3,18) lui donnant tout pouvoir au ciel et sur la terre » (Mt 28,18). Le salut de l’humanité réside tout entier en lui (Eph 1,10) : il en est à la fois le principe (Col 1,18) et le terme (Eph 1,10), la pierre d’angle (Eph 2,20), le maître d’œuvre (He 11,10) et l’artisan (Tite 2,13-14). Mais il s’associe des hommes en qui il met toute sa confiance. Il appelle à lui ceux qu’il voulait et leur donne le nom d’apôtres. Ainsi l’apôtre agit avec et au nom du Fils de l’homme, de Jésus. Il est l’instrument vivant que la motion divine envahit pour le mouvoir, le transformer, le transfiguré en Jésus Christ lui-même. Il participe de sa dignité et de sa mission (He 3,14). Ainsi l’apôtre doit être au milieu des hommes : - Présence de Jésus Christ : cette présence est l’âme du témoignage de l’apôtre. S’adressant aux Galates, il dit : « vous m'avez accueilli comme un ange de Dieu, comme le Christ Jésus. » - Voix de Jésus Christ : La parole de l’apôtre, c’est la parole actuelle et vivante du Seigneur Jésus dans son Esprit. Selon l’esprit de Saint Augustin, l’apôtre est la « bouche du Christ, par laquel « il ne cesse de sur terre ». «Nous ne sommes pas, en effet, dit Saint Paul, comme la plupart, qui frelatent la parole de Dieu; non, c'est en toute pureté, c'est en envoyés de Dieu que, devant Dieu, nous parlons dans le Christ. » (2Co 2,17) - Prière de Jésus Christ : Comme la prière du Christ, la prière de l’apôtre est une intercession continuelle (Rm 1,10 ; Col 1,9) qui sous-tend toute son activité d’apôtre (Col 3,17 ; Eph 6,18) au bénéfice de « tous les hommes » (1Tm 2,1 ; 2Co 11, 28) par notre Seigneur Jésus Christ (Rm 16,27), au nom de notre Seigneur Jésus christ » (Eph 5,20), « en Notre Seigneur Jésus Christ (1Th 1,3). C’est Ainsi que Paul, entrant dans « la volonté de notre Sauveur », intercède sans cesse « dans le Christ » pour le « salut » des hommes. (1Tm 2,3). - Puissance de Jésus Christ : Cette puissance se manifeste souvent chez saint Paul par des miracles, des prodiges (Ac 13,11 ;14.10) qui ouvre le chemin à la foi (Ac 16,30-31) habituellement par l’efficacité de sa parole à « convaincre les hommes » (2Co 5,11) ; par ses pouvoirs pour « juger » (cf l’intercession de Corinthe : 1Co 5,3-4), pour « édifier », pour faire des païens « une offrande agréable sanctifiée dans l’Esprit Saint » (Rm 15,15-16) ; elle se manifestait dans la puissance d’un curé d’Ars pour toucher, éclairer, purifier les âmes ; et le pauvre prêtres possède par ses pouvoirs cette puissance divine pour « réconcilier et sanctifier». - Image vivante de Jésus Christ : L'apôtre est appelé à reproduire le reproduire, à telle enseigne qu'à travers ses actes on découvre Jésus, son maître. Dans cette reproduction du modèle divin, deux points ont retenu l'attention de Saint Paul : la pauvreté (1Co 9,14-15 ; 2Co 8,9; 11,7) et la croix (Col 1,22 ; Ga 3,1; 6,17). "Vous connaissez, en effet, la libéralité de notre Seigneur Jésus Christ, qui pour vous s'est fait pauvre, de riche qu'il était, afin de vous enrichir par sa pauvreté. " (2Co 8,9) Et s'adressant aux Galates, il dit : " O Galates sans intelligence, qui vous a ensorcelés? A vos yeux pourtant ont été dépeints les traits de Jésus Christ en croix. " (Ga 3,1) - Ami intime de Jésus Christ : cette intimité et cette union portent sur deux points : la connaissance et l’amour. Connaître Jésus et sa pensée pour l’annoncer (1Co 2,16) et avoir le « Christ dans son cœur », être « enraciné et fondé dans l’amour » (Eph 3,17) - Co-rédempteur : L’apôtre est celui que le Christ a choisi et s’est adjoint « pour être son compagnon (Mc 3,14) dans cette œuvre de salut. Il est appelé par son maître, « le sauveur de tous les hommes » (1Tm 4,10), au titre de sa mission d’apôtre, à porter la croix et à y mourir, non seulement pour soi, mais pour ses frères. - Nouveau Jésus Christ vivant : ce qui est demandé de l’apôtre, c’est que , s’efforçant constamment devant le Seigneur, il « revête Jésus Christ (Rm 13,14) plus parfaitement que tout autre chrétien. Plus que tout autre, il faut qu’il devienne « un même être avec le Christ » (Rm 6,5) et qu’il puisse dire en vérité : « Ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi » (Ga 2,20). Et pour Jésus il faut qu’il soit plus qu’un serviteur, plus qu’un disciple, plus qu’un ami… un autre lui-même : « un nouveau Jésus Christ vivant ». |
| Le combat de l’apôtre |
| La vie chrétienne sur terre est un perpétuel combat, combat surtout contre les forces du mal. Plus que quiconque, l'apôtre doit mener ce combat jusqu'au terme. Le combat de l’apôtre c’est : - D’abord le combat de l’immolation avec le Christ : 1Co 15,31 - Ensuite le combat de la prière : Rm 15,30 ; Col 2,1 ; Rm 1,10 - Encore le combat de l’imitation : 1Tm 4,15-16 - Enfin le combat de l’annonce de Jésus christ aux hommes avec son triple effort d’instruction, de conversion et d’édification en chacun, de l’homme nouveau, et en tous, du Corps du Christ qui est l’Eglise : Col 1,29. Pour mener à bien ce combat, deux remarques sont à prendre en considération : 1) Annoncer Jésus, c’est bien le tout du combat de l’apôtre, ce combat qui n’obtient de victoire que « par notre Seigneur Jésus christ » (1Co 15,57), c’est-à-dire par l’imitation de Jésus, par la communion à sa croix et à sa prière rédemptrice. 2) Ces combats de l’imitation, de la prière et de l’immolation sont surtout intérieurs et personnels, mais ce sont les combats fondamentaux du salut des hommes. Sans eux, il risquerait de courir à l’aventure « et de « frapper dans le vide » (1 Co 9,24-26) Nous pouvons aussi mettre au compte des combats de l’apôtre, le combat missionnaire qui peut s’inscrire dans le combat de l’annonce de Jésus. Le combat missionnaire n’est pas autre chose que l’effort apostolique de l’apôtre en vue de porter le message de l’Evangile, le salut du Christ à tous les hommes, le plus loin possible par-dessus les obstacles, en dépit des difficultés : 2Tm 2,10 ; Ac 13,47. En ce combat, comme les autres, Saint Paul se montre un « athlète » (1Co 9,25-26), un champion » (2tm 4,7) et un « entraîneur » (cf 2Tm 4,1-5) de première valeur (1Co 11,1). Ce n’est pas la fougue de son tempérament qui emporte Paul. C’est « l’énergie du Christ qui agit en moi avec puissance (Col 1,29). Ce n’est pas l’attrait de l’aventure mais l’attrait de Jésus dans son œuvre r rédemptrice ( Ph 2,5-8) ; ce n’est pas le goût de l’action, mais l’amour du Christ pour ses frères (2Co 5,14 ; 11,23-28). L’engagement missionnaire de Saint Paul est d’abord dans son esprit et dans son cœur. Il est dans cette occupation intérieure continuelle, ce « souci » (2Co11,28) qu’il porte « sans cesse et jusqu’à « l’angoisse » (2Co 2,4), jusqu’à « l’obsession » (2Co 11,28) du salut des hommes, de ses ouailles et de tous, de ceux même « qui n’ont jamais vu son visage » (Col 2,1). Il lutte avec une énergie farouche, il se « consume » dans un labeur « épuisant » (2Co 12,15), les oppositions le galvanisent ; rien ne le rebute, rien ne lui coûte ( 2Co 12,15), dans son « empressement à porter l’Evangile » (Rm 1,15) dans son acharnement à convaincre les hommes de se laisser réconcilier avec Dieu par Jésus Christ notre Sauveur » (2Co 5,11.20 ; Tite 3,6). Mais tout cela, sans fébrilité, dans un équilibre supérieur, qui garde toujours son cœur libre et prêt à épancher sa tendresse, ou plutôt dans la paix de Dieu (Ph 4,4-7) |