Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
11 Août 2009
Chers Frères, puissent ces réflexions raviver votre joie d’être prêtres, votre désir de l’être plus profondément ! Le témoignage du Curé d’Ars contient encore beaucoup d’autres richesses à approfondir. Nous reviendrons plus amplement sur ces thèmes à l’occasion du pèlerinage que j’aurai moi-même la joie d’accomplir en octobre prochain, puisque les évêques français m’ont invité à Ars en l’honneur du deuxième centenaire de la naissance de Jean. Marie Vianney.
Je vous adresse cette première méditation, chers Frères, pour la solennité du Jeudi Saint. Dans chacune de nos communauté diocésaines, nous allons nous réunir, en ce jour de la naissance d notre sacerdoce, pour renouveler la grâce du sacrement de l’Ordre, pour raviver l’amour qui caractérise notre vocation.
Nous entendons le Christ nous redire comme aux Apôtres "Personne n’a de plus grand amour que celui qui livre sa vie pour ses amis . . . Je ne vous appelle plus serviteurs . . ., je vous appelle amis" .
Devant Celui qui manifeste l’Amour dans sa plénitude, nous renouvelons nos engagements sacerdotaux, prêtres et évêques.
Nous prions les uns pour les autres, chacun pour son frère, et tous pour tous.
Nous demandons au Prêtre éternel que le souvenir du Curé d’Ars nous aide à raviver notre zèle à son service.
Nous supplions l’Esprit Saint d’appeler pour l’Église beaucoup de prêtres de la trempe et de la sainteté du Curé d’Ars : à notre époque, elle en a un aussi grand besoin, et elle n’est pas moins capable de faire éclore ces vocations.
Et nous confions notre sacerdoce à la Vierge Marie, Mère des prêtres, à laquelle Jean-Marie Vianney recourait sans cesse avec une tendre affection et une totale confiance. C’était pour lui un autre motif d’action de grâces : "Jésus-Christ, disait-il, après nous avoir donné tout ce qu’il pouvait nous donner, veut encore nous faire héritiers de ce qu’il a de plus précieux, c’est-à-dire sa sainte Mère" .
Pour ma part, je vous redis toute mon affection, et, avec votre évêque, je vous adresse ma Bénédiction Apostolique.
Du Vatican, le 16 mars 1986, cinquième dimanche de Carême en la huitième année de mon pontificat.
de la LETTRE DU PAPE JEAN-PAUL II AUX PRÊTRES POUR LE JEUDI SAINT 1986