Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
19 Août 2009
Encore qu’il y ait dans le ministère diverses fonctions extérieures, il est pourtant vrai de dire que, pris dans son ensemble, le ministère est une chose intérieure.
En effet, demander la grâce, concourir à son établissement dans les âmes, l’y conserver et l’y faire grandir, n’est-ce point là l’essentiel, et à vrai dire le tout du ministère ? Et qui ne voit que toutes ces choses sont choses intérieures ?
Et puisqu’il en est ainsi, comme on n’en saurait douter, on peut voir de plus en plus clairement combien profonde est la parole du prince des Apôtres quand il dit : Nos vero orationi et ministerio Verbi instantes erimus. Il met avant tout la prière : parce que le ministère, qui agit sur les hommes, déploie son efficacité sur eux dans la mesure où le ministre est entré en société avec Dieu par la prière.
Dieu seul donne sans avoir reçu, parce qu’étant Dieu, il a en lui-même tous les biens : nous qui ne sommes pas Dieu, nous ne pouvons donner qu’après avoir reçu. Et quand il s’agit des moyens de sanctifier les âmes, de qui pourrons-nous les recevoir si ce n’est de Dieu ; et comment Dieu nous les donnera-t-il avec leur pleine efficacité, si nous ne le prions, et avec humilité, et avec confiance, et avec persévérance ?
Combien admirables sont à ce point de vue nos Pères les anciens missionnaires bénédictins ! Ils arrivaient en pays idolâtre ; ils cherchaient un lieu solitaire, un site inabordable ; là, ils se mettaient en prière, luttaient avec les démons, les bêtes sauvages, se bâtissaient une hutte en bois, chantant les psaumes aux heures canoniques du jour et de la nuit... Nos vero orationi instantes erimus.
Quand ils avaient prié, souvent des années, des paysans, des bergers venaient les voir, leur demandaient qui ils étaient, ce qu’ils faisaient ; de là aux premières leçons du catéchisme, il n’y avait qu’un pas ; avec le temps, il y avait des catéchumènes... Orationi et ministerio Verbi instantes erimus.
Puis une chrétienté surgissait : la persécution pouvait venir, elle était vaincue, et la foi triomphante était plantée dans les âmes.
Tout ce bien découlait d’un principe intérieur : la prière, l’union à Dieu : dans cette union, dans ces communications incessantes, les saints recevaient de Dieu les grâces de lumière, de conversion pour les âmes ; et c’est ainsi que leur ministère était béni de Dieu