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Le blog de l'Abbé Benoît

Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.

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CHAPITRE I.— La grandeur du ministère est la mesure des vertus qu’il requiert

TRAITE DU MINISTERE ECCLESISASTIQUE

- Livre quatrième -
Des vertus nécessaires à l'exercice du ministère


Le ministère est une œuvre divine : Hoc est opus Dei ut credatis.[1] (Joan. 6, 29) Saint Paul l’appelle l’œuvre du Seigneur : Opus Domini.[2] (I Cor. 16, 10)

En effet Dieu est le premier auteur du salut des hommes : le premier il l’a voulu, le premier il en a posé les conditions, institué les moyens, le premier il y a travaillé en Jésus-Christ Notre Seigneur : Deus erat in Christo mundum reconcilians sibi[3] (II Cor. 5, 19).

Si Dieu a appelé des hommes à être ses coopérateurs dans l’œuvre du salut des hommes, il n’en reste pas moins le principal agent dans l’exécution de l’œuvre divine : Posuit in nobis verbum reconciliationis ; pro Christo ergo legatione fungimur, tanquam Deo exhortante per nos.[4] (ib. 19, 20)

Il suit de là que le prêtre est vraiment l’ambassadeur, le chargé d’affaires, le ministre de Dieu, et comme dit saint Paul : l’homme de Dieu, homo Dei.[5] (I Tim. 6, 11)

De là saint Paul tire cette conséquence, que l’homme de Dieu doit être parfait : Perfectus sit homo Dei[6] (II Tim. 3, 17).

Cette perfection doit rendre l’homme de Dieu préparé, disposé, nous dirions presque équipé pour toute bonne œuvre : Perfectus sit homo Dei ad omne opus bonum instructus. (Ib.)

En d’autres termes, l’homme de Dieu, devenu à sa manière l’homme-Dieu par les pouvoirs divins qu’il exerce, doit être orné de toutes les vertus. Il doit être parfait comme le Père céleste est parfait. (Matt. 5, 48)

Ainsi nous avons grandement à travailler avant de pouvoir dire comme saint Paul : Idoneos nos fecit ministros novi Testamenti.[7] (II Cor 3, 6)

Parmi toutes les vertus nécessaires au prêtre, au ministre du salut des âmes, au pasteur, saint Grégoire le Grand en requiert principalement dix : il en a parlé admirablement en la seconde partie de son Pastoral 

: qu’il veuille bien nous pardonner, si après lui nous écrivons quelque chose de ces belles vertus qu’il avait et que nous n’avons pas.

_________
1] Joan. 6, 29 : L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez

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