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Le blog de l'Abbé Benoît

Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.

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L'OFFICE DIVIN

L'OFFICE DIVIN [1]

 

1. Excellence de l'office divin

2. La préparation

3. La récitation

4. Fruits spirituels de l'office divin et assimilation à Jésus-Christ

5. Autres fruits spirituels

 

*     *     *

 

Nous ne cessons pas d'être prêtres en descendant de l'autel. Après le sacrifice de la messe, il  nous reste encore une œuvre sacerdotale à offrir à Dieu : le glorifier par la récitation de l'office divin.

Toute la vie de Jésus ne fut-elle pas un hommage sacerdotal ? Dès son entrée en ce monde, c'est en prêtre que le Verbe incarné se présente au Père et, durant toute son existence terrestre, l'adoration et la louange de Jésus furent continuelles.

Avant la récitation des Heures, nous faisons allusion à cette constante prière sacerdotale du Sauveur, lorsque nous protestons « vouloir nous acquitter de ces Heures en union avec la divine intention qui l'animait lui-même, ici-bas, dans sa louange de Dieu ».

Par le retour journalier au bréviaire, le prêtre entend donc imiter le Christ dans sa contemplation du Père et son oraison parfaite. Ainsi, il donne au Seigneur la glorification à laquelle il a droit.

A partir de son ordination au sous-diaconat, la vie du ministre du Christ est toute vouée au service divin. Le culte est la première et principale raison d'être de son état. C'est pourquoi l'Église ne se contente pas de lui recommander d'être un homme de prière, elle lui prescrit aussi la forme même de ses oraisons. Pour le fidèle ordinaire, excepté l'assistance à la sainte messe et la réception des sacrements, tout est laissé à la dévotion privée ; mais la supplication et la louange du prêtre sont si importantes que l'Église en établit elle-même toute l'ordonnance.

Elle fait de cette prière une obligation grave. Pourquoi cette gravité ?

Tout d'abord, parce que les Heures canoniales sont un hommage de religion et d'amour que l'Église elle-même se croit tenue d'offrir à Dieu par les lèvres de ses ministres. Ensuite, parce que le prêtre, pour éviter la médiocrité morale et se maintenir dans la ferveur, doit avoir recours au grand moyen de la prière sans cesse renouvelée.

Certains se plaignent parfois de ce que le bréviaire ne leur « dise rien », et que sa récitation, au lieu d'être un soutien et une consolation, constitue pour eux une lourde charge. — Je ne méconnais pas la part de peine que comporte la quotidienne application aux Heures canoniales. Cependant, n'en doutez pas, si vous vous pénétrez des grandes vérités de foi rappelées ici et si vous suivez les directives proposées, vous expérimenterez combien toute votre vie sacerdotale peut, en vérité, être surnaturalisée par la digne récitation du bréviaire.


___________________

[1] Voir dans Le Christ vie de l'âme le chapitre Vox Sponsae et, dans Le Christ idéal du moine, les deux chapitres L'opus Dei, louange divine et Moyen d'union à Dieu.

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