Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
11 Juin 2010
Des béquilles, nous en avons tant et tant ! La société nous en propose, la religion aussi, la science également ! Le processus de guérison fait qu’à un moment, malgré l’appréhension, vous devrez lâcher vos béquilles afin de retrouver une marche normale. Il en va de même avec vos blessures intérieures.
Lorsque j’ai perdu Timeo, mon petit-fils, je n’ai pas pleuré une seule fois, si ce n’est la nuit, seul ! En bon pasteur, j’ai fait ce qu’on m’a appris : "Être fort en toute circonstance et être au dessus du lot." J’ai mesuré le ridicule de tout cela après coup ! Je peux vous dire, avec le recul, que cette attitude a été destructrice pour mes sentiments, mon être intérieur, mon âme ! J’ai eu besoin de béquilles pour m’en remettre ! Ce qui était brisé, l’a été pour une si longue période ! Mais à un moment, il faut lâcher les béquilles chimiques, affectives, amicales, psychologiques, pour revivre normalement. Et je sais que ce n’est pas facile !
Néanmoins, votre peur, vos appréhensions, vos craintes, après avoir subi un échec, avoir été déçu, blessé profondément, sont légitimes ; vous avez été trahi, et vous n’arrivez plus à marcher "à la confiance" ; il a fallu faire appel à des béquilles ; mais désormais, il vous faut les jeter loin de vous ! C’est aussi un miracle que de se défaire de ses béquilles psychologiques ! Vous devez réapprendre à marcher seul ; vous devez revenir à une vie normale ; le processus de guérison passe par là ; le miracle aussi ! Cessez ce traitement maintenant avec l’accord de votre médecin ; coupez avec cette personne si (trop, désormais) compréhensive, cessez de dépendre de l’aide morale des autres ! Croyez au miracle de Dieu dans votre existence ! Jetez vos béquilles, vous n’en avez plus besoin !
Une décision pour aujourd’hui
Seigneur, j’ai peur de lâcher mes béquilles ; elles me rassurent tellement ; mais je ne suis pas fait pour marcher dans la vie avec des béquilles. Alors je te fais confiance et je te laisse faire le miracle qu’il me faut ! Au nom de Jésus, je décide de jeter mes béquilles !