Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
18 Novembre 2009
| Par le Pape Benoît XVI - Catéchèse du 5 aout 2009 | |
| Chers frères et sœurs, "Oh ! que le prêtre est quelque chose de grand !" Jean Marie Vianney naquit dans le petit village de Dardilly le 8 mai 1786, dans une famille paysanne, pauvre de biens matériels, mais riche d'humanité et de foi. Baptisé, comme il était de bon usage à l'époque, le jour-même de sa naissance, il consacra les années de son enfance et de son adolescence aux travaux dans les champs et à faire paitre les animaux, si bien que, à l'âge de dix-sept ans, il était encore analphabète. Il connaissait cependant de mémoire les prières que sa pieuse mère lui avaient enseignées et il se nourrissait du sentiment religieux qu'on respirait à la maison. Les biographes racontent que, depuis sa première jeunesse, il chercha à se conformer à la volonté divine même dans les tâches les plus humbles. Il nourrissait dans son âme le désir de devenir prêtre, mais il ne lui fut pas facile de le devenir. Il parvint en effet à l'ordination presbytérale après de nombreuses mésaventures et incompréhensions, grâce à l'aide de sages prêtres, qui ne s'arrêtèrent pas à considérer ses limites humaines, mais surent regarder au-delà, en pressentant l'horizon de sainteté qui se profilait chez ce jeune vraiment singulier. Ainsi, le 23 juin 1815, il fut ordonné diacre et, le 13 août suivant, prêtre. Finalement à l'âge de 29 ans, après beaucoup d'incertitudes, beaucoup d'échecs et de larmes, il put monter sur l'autel du Seigneur et réaliser le rêve de sa vie. Le Saint Curé d'Ars manifesta toujours une très haute considération du don reçu. Il affirmait : "Oh ! que le prêtre est quelque chose de grand ! Il ne se comprendra bien que dans le ciel… s'il se comprenait sur la terre, il mourrait, pas de peur mais d'amour !" (Abbé Monnin, Esprit du Curé d'Ars, p. 113). En outre, enfant, il avait confié à la mère : "Si j'étais prêtre, je voudrais conquérir beaucoup d'âmes" (Abbé Monnin, Procès de l'ordinaire, p. 1064). Et il en fut ainsi. Dans son service pastoral, tout aussi simple qu'extraordinairement fécond, ce curé anonyme d'un village isolé du sud de la France réussit tellement à s'identifier à son ministère, qu'il devint, même de manière visiblement et universellement reconnaissable, alter Christus, image du Bon Pasteur, qui, contrairement au mercenaire, donne sa vie pour ses brebis (cf. Jn 10.11). Son existence fut une catéchèse vivante, qui atteignait une efficacité très particulière lorsque les gens le voyaient célébrer la Messe, s'arrêter en adoration devant le tabernacle ou passer de nombreuses heures dans le confessionnal. Le centre de toute sa vie était donc l'Eucharistie qu'il célébrait et adorait avec dévotion et respect. Une autre caractéristique fondamentale de cette extraordinaire figure sacerdotale était le ministère assidu de la confession. Il reconnaissait dans la pratique du sacrement de la pénitence, l'accomplissement logique et naturel de l'apostolat sacerdotal, dans l'obéissance au mandat du Christ : "Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus" (cf. Jn 20.23). Saint Jean Marie Vianney se distingua par conséquent comme un excellent et infatigable confesseur et maître spirituel. En passant "d'un seul mouvement intérieur, de l'autel au confessionnal", où il passait une grande partie de la journée, il cherchait par tous les moyens, par la prédication et par le conseil persuasif, de faire redécouvrir aux paroissiens le sens et la beauté de la pénitence sacramentelle, en la montrant comme une exigence intime de la Présence eucharistique (cf. Lettre aux prêtres pour l'Année Sacerdotale).
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