Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
17 Mars 2010
| Jn 5:31- Si je me rends témoignage à moi-même, mon témoignage n'est pas valable. Jn 5:32- Un autre témoigne de moi, et je sais qu'il est valable le témoignage qu'il me rend. Jn 5:33- Vous avez envoyé trouver Jean et il a rendu témoignage à la vérité. Jn 5:34- Non que je relève du témoignage d'un homme ; si j'en parle, c'est pour votre salut. Jn 5:35- Celui-là était la lampe qui brûle et qui luit, et vous avez voulu vous réjouir une heure à sa lumière. Jn 5:36- Mais j'ai plus grand que le témoignage de Jean : les œuvres que le Père m'a donné à mener à bonne fin, ces œuvres mêmes que je fais me rendent témoignage que le Père m'envoie. Jn 5:37- Et le Père qui m'a envoyé, lui, me rend témoignage. Vous n'avez jamais entendu sa voix, vous n'avez jamais vu sa face, Jn 5:38- et sa parole, vous ne l'avez pas à demeure en vous, puisque vous ne croyez pas celui qu'il a envoyé. Jn 5:39- Vous scrutez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui me rendent témoignage, Jn 5:40- et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! Jn 5:41- De la gloire, je n'en reçois pas qui vienne des hommes ; Jn 5:42- mais je vous connais : vous n'avez pas en vous l'amour de Dieu ; Jn 5:43- je viens au nom de mon Père et vous ne m'accueillez pas ; qu'un autre vienne en son propre nom, celui-là, vous l'accueillerez. Jn 5:44- Comment pouvez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique. Jn 5:45- Ne pensez pas que je vous accuserai auprès du Père. Votre accusateur, c'est Moïse, en qui vous avez mis votre espoir. Jn 5:46- Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c'est de moi qu'il a écrit. Jn 5:47- Mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles ? " |
| L'Evangile de Jean est un Evangile dont la structure nous paraît bien différente de la construction adoptée dans les trois autres Evangiles. En effet, l'Evangile de Jean, entre un court Prologue (Jean, 1, 1 - 18), qui est la reprise d'une hymne primitive bien adaptée pour servir d'ouverture à la mission terrestre en Jésus du Verbe fait chair (la Parole de Dieu) , et un Epilogue (Jean, 21, 1 - 25), qui est un compte rendu d'apparition(s) du Christ ressuscité en Galilée, ajouté, semble-t-il, lors de la rédaction finale de l'Evangile, se divise en deux grandes parties : - LE LIVRE DES SIGNES, dans lequel , tout au long du ministère public de Jésus, nous assistons à la révélation qu'il nous donne de Dieu son Père par ses signes et ses paroles (Jean, 1, 19 - 12, 50), - LE LIVRE DE LA GLOIRE, long de huit chapitres (!), où Jésus, à ceux qui le reçoivent et l'accueillent, montre sa gloire en retournant au Père, à son "Heure", passage qui se réalise dans sa mort, sa résurrection, son ascension, et le don de son Esprit ( Jean, 13, 1 - 20, 31). Le Livre des signes, dans lequel se situe notre passage, est d'abord ainsi nommé parce qu'il se trouve ponctué par SEPT signes, tous IMPORTANTS de par leur sens, accomplis par Jésus du début à la fin de son ministère : - le changement de l'eau en vin à Cana (2, 1 - 11), - la guérison du fils d'un intendant royal à Cana (4, 46 - 54), - la guérison d'un infirme à la piscine de Bethesda (5, 1 - 11), - la multiplication des pains en Galilée (6, 1 - 15), - la marche sur la Mer de Galilée (6, 16 - 21), - la guérison d'un aveugle-né à Jérusalem (9), - la réanimation de Lazare, mort et mis au tombeau à Béthanie (11). - 1°) Les débuts de la Révélation de Jésus : de Jean-Baptiste à Jésus (1, 19 - 51), aboutissant au changement de l'eau en vin à Cana (2, 1 - 11), qui sert de transition avec la partie suivante, - 2°) Du premier signe de Cana (eau changée en vin) au deuxième signe de Cana (guérison du fils d'un intendant royal) (2 - 4), ce deuxième signe servant également de transition avec la 3ème partie (4, 46 - 54), - 3°) Jésus et les principales fêtes juives (5 - 10), - 4°) Jésus vit l'approche de son "Heure", Heure de sa mort et de sa gloire (11, 1 - 12, 36), - 5°) Conclusion du Livre des signes sur le ministère de Jésus et résumé de sa prédication (12, 37 - 50). Dans cette première partie de l'Evangile, appelée "Livre des signes", nous découvrons, à partir de ce chapitre 5, comment Jésus reprend à son compte et réinterprète les principales fêtes et célébrations d'Israël, et se situe par rapport à elles en fonction de sa mission et de sa relation unique à Dieu son Père. Le 3ème grand "signe" de Jésus, raconté au début de ce chapitre 5, nous a introduit à toute une réflexion de Jésus sur sa relation au Sabbat. Accusé par les responsables Juifs de violer le sabbat, Jésus s'en déclare le maître et s'explique à ce sujet dans un discours sur l'oeuvre qu'il accomplit, et que le Père a confiée au Fils qu'il est. Nous lisons aujourd'hui la 2ème partie de ce Discours de Jésus sur son "oeuvre de Fils". |
| Dans la 1ère partie de ce Discours (5, 16 - 30), Jésus a commencé par revendiquer le droit de travailler à sa mission le Jour du Sabbat au nom du fait que Dieu lui-même continue de veiller sur sa création, et sur ceux qu'il appelle, le Jour du Sabbat. Puisque, dit-il alors, mon Père est à l'oeuvre, moi aussi je suis à l'oeuvre. Jésus s'est situé ainsi au plan de Dieu, et a, dans cette perspective, affirmé son pouvoir de juger (5, 19 - 25), de donner la vie (5, 21 et 26), et souligné l'importance qu'il y a d'écouter sa Parole et de croire en lui (5, 25 et 28). Dans la 2ème partie de ce Discours, que nous lisons ce jour, Jésus se livre à un véritable plaidoyer, comme s'il était devant un tribunal, et qui se déroule en deux temps. Il fait d'abord appel à des témoins en sa faveur (5, 31 - 40) : en premier lieu, Jean Baptiste (5, 31 - 35), qui sans être la vraie Lumière définitive que seul est Jésus, le Verbe de Dieu (1, 6 - 9), a été une "lampe" brillant dans la direction de Jésus et lui rendant un témoignage éphémère. Ensuite, deuxième catégorie de témoins invoqués par Jésus, ses propres "oeuvres", c'est-à-dire ses signes et ses miracles, accomplies au titre de sa mission d'envoyé du Père (5, 36). Le troisième témoin auquel se réfère Jésus est le Père lui-même (5, 37 - 38). A quelle manifestation du Père Jésus pense-t-il ici ? Le texte ne nous le dit pas directement. On s'est demandé s'il ne s'agit pas de la Loi reçue par Moïse au Sinaï, à laquelle le verset 5, 46 fait, semble-t-il, allusion, et qui "pointe" dans la direction de Jésus, accomplissement de l'Alliance entre Dieu et son peuple. On s'accorde plus volontiers à penser qu'il est ici question du témoignage de la vérité elle-même dans le coeur de ceux qui croient en Jésus, selon ce qu'indique ce verset de la 1ère Lettre de Jean : "... tel est le témoignage de Dieu : il a rendu témoignage en faveur de son Fils. Qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage en lui-même" (1 Jean, 5, 9 - 10). Dernier témoin convoqué par Jésus, les Ecritures, la Bible, très probablement surtout les Livres de la Loi. et nous sommes ici renvoyés à tous les Evangiles où nous voyons Jésus lancer de nombreux défis aux autorités Juives en faisant appel à la "Loi et aux Prophètes" (Marc, 12, 35 - 37), sans compter tous les endroits où il nous est dit que telle parole ou telle action de Jésus accomplit telle parole des Ecritures (voir, entre autres Evangiles dont surtout celui de Matthieu, dans cet Evangile de Jean : 1, 45; 2, 22; 12, 41; 19, 28, et ce qui est dit plus loin dans notre texte, en 5, 46 - 47). Mais, constate Jésus, en dépit de toutes ces interventions en sa faveur, les Juifs refusent de croire en lui et de venir à lui pour recevoir l'accomplissement du projet de Dieu, cette "vie éternelle" qu'il révèle et communique (5, 40). Dans le second temps de sa plaidoirie (5, 41 - 47), Jésus, en langage prophétique, attaque l'incroyance des Juifs, qu'il estime délibérée, et le produit de leur suffisance et de leur orgueil. Ils ne savent plus obéir à Dieu et préfèrent suivre leur propre volonté et chercher leur propre gloire, alors que Jésus se présente comme celui qu ne vient pas en son propre nom, mais au nom de Dieu son Père (5, 41 - 44). Dans les trois derniers versets, Jésus porte son attaque contre les Juifs sur leur point le plus sensible : ils refusent de croire en lui, au nom de leur loyauté vis-à-vis de Moïse et des Livres de la Loi (voir 9, 28 - 29), mais c'est Moïse qui les accusera devant Dieu, parce qu'ils n'ont pas su comprendre le vrai sens de ses écrits, qui annonçaient un achèvement du projet de Dieu en Jésus (1, 17; 6, 32 - 33; 7, 22 - 24). |
| Vu le fait que, nulle part, dans les autres Evangiles, on ne trouve pareille présentation logique et argumentée des revendications de Jésus sur sa mission vécue en relation à son envoi par le Père, on pense que ce discours du chapitre 5 de Jean, tout en s'appuyant sur des arguments utilisés par Jésus, est une présentation systématisée de la défense des communautés chrétiennes primitives devant les accusations, proférées devant elles, contre Jésus et sa mission. On a remarqué le ton agressif de Jésus dans ce passage. Mais Jésus nous est présenté de façon aussi agressive, et même plus violente, au chapitre 23 de Matthieu, lorsqu'il s'en prend aux Pharisiens. Comme indiqué plus haut, certains cherchent le témoignage que Dieu rend à Jésus dans la théophanie du Sinaï, au chapitre 19, 5 du Livre de l'Exode. Dans ce cas, le fait que les Juifs ne reconnaissent pas Jésus montre, selon ce que dit Jésus dans notre passage en 5, 44 - 47, que cette grande manifestation de Dieu à Moïse n'a pas été davantage reçue et interprétée correctement par eux. Ne pas recevoir la Parole de Dieu en vérité, c'est être dépourvu d'un véritable amour pour Dieu (5, 39 - 42) |
| Jn 5:31- Si je me rends témoignage à moi-même, mon témoignage n'est pas valable. Jn 6:38- car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé. Jn 12:44- Jésus a dit, il l'a clamé : " Qui croit en moi, ce n'est pas en moi qu'il croit, mais en celui qui m'a envoyé, Jn 12:45- et qui me voit voit celui qui m'a envoyé. Jn 12:49- car ce n'est pas de moi-même que j'ai parlé, mais le Père qui m'a envoyé m'a lui-même commandé ce que j'avais à dire et à faire connaître ; Jn 12:50- et je sais que mon commandement est vie éternelle. Ainsi donc ce que je dis, tel que le Père me l'a dit je le dis. " Jn 1:14- Et le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. Jn 17:5- Et maintenant, Père, glorifie-moi auprès de toi de la gloire que j'avais auprès de toi, avant que fût le monde. ... Jn 17:22- Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes un : ... Jn 17:24- Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, afin qu'ils contemplent ma gloire, que tu m'as donnée parce que tu m'as aimé avant la fondation du monde. |
| Seigneur Jésus, tu nous as suffisamment répété que nous devions d'autant plus croire en toi que tu ne cherchais rien pour toi-même, mais qu'au contraire tu étais uniquement celui que le Père avait envoyé comme porteur de sa Parole, de son oeuvre, de sa Lumière et de sa vérité : aide-moi à mieux comprendre que croire en toi c'est pour moi chercher à reproduire ton attitude en renonçant à trouver la vérité de ma vie à partir de moi-même, afin de recevoir du Père, par toi, dans l'Esprit Saint, toutes les valeurs du salut de Dieu que tu nous as révélées en ta Parole et communiquées dans ton engagement d'obéissance. AMEN. |