Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
10 Février 2010
| Marc 7 7 24 Partant de là, il s'en alla dans le territoire de Tyr. Etant entré dans une maison, il ne voulait pas que personne le sût, mais il ne put rester ignoré. 7 25 Car aussitôt une femme, dont la petite fille avait un esprit impur, entendit parler de lui et vint se jeter à ses pieds. 7 26 Cette femme était grecque, syrophénicienne de naissance, et elle le priait d'expulser le démon hors de sa fille. 7 27 Et il lui disait: "Laisse d'abord les enfants se rassasier, car il ne sied pas de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens." 7 28 Mais elle de répliquer et de lui dire: "Oui, Seigneur! et les petits chiens sous la table mangent les miettes des enfants!" 7 29 Alors il lui dit: "A cause de cette parole, va, le démon est sorti de ta fille." 7 30 Elle retourna dans sa maison et trouva l'enfant étendue sur son lit et le démon parti. |
| Cet Evangile, centré sur le Règne de Dieu qui nous vient à travers la mission de Jésus, et que nous avons à accueillir en disciples de Jésus, se déroule en 6 grands épisodes, qui suivent le Prologue (1, 1 - 15). Ce Prologue nous présente la mission de Jean Baptiste, ainsi que le baptême, la tentation de Jésus, et son entrée dans son ministère, pour se conclure avec un résumé très synthétique du message de Jésus : "Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu s'est approché. Convertissez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle". Ainsi se suivent ensuite les 6 grands épisodes : - Jésus est rejeté en Galilée (3, 7 - 6, 6a), - Les malentendus entre Jésus et ses disciples, en Galilée et ailleurs (6, 6b - 8, 21), - Jésus instruit ses disciples, alors qu'il monte vers Jérusalem (8, 22 - 10, 52), - Les premiers jours de la semaine, unique et finale, de Jésus à Jérusalem (11, 1 - 13, 37), - Fin de la semaine de Jésus à Jérusalem avec sa passion, sa mort et la découverte du tombeau vide (14, 1 - 16, 20). |
| Suite à sa discussion avec les Pharisiens sur le pur et l'impur, Jésus fait de nouveau une incursion hors de Palestine, sans doute pour visiter des communautés Juives résidant à l'étranger, mais, même en ces lieux, sa réputation le précède et l'accompagne et il a du mal à demeurer caché, sans se faire remarquer. Dérangé par une habitante locale païenne qui le supplie de délivrer sa fille d'un esprit mauvais, il lui fait d'abord comprendre crûment qu'elle n'appartient pas à la descendance d'Abraham, qui seule a reçu directement, et gratuitement, promesse et bénédiction de Dieu. Ce à quoi elle répond avec une très profonde humilité, manifestant qu'elle a conscience de n'avoir aucun droit à revendiquer, mais qui ne l'empêche pas de faire, avec une totale confiance, appel à recevoir quelques petits restes du repas du salut, c'est-à-dire appel à un "surcroît" de miséricorde et de gratuité de la part de Jésus, qui accueille et exauce une telle réponse. |
| La formulation de Jésus : "Laisse d'abord les enfants se rassasier", sera reprise par Paul, aussi bien dans ses lettres que par ce qui nous rapporté de sa maniére d'annoncer l'Evangile dans les Actes des Apôtres : l'Evangile est d'abord annoncé aux Juifs, et ensuite seulement aux "grecs", c'est-à-dire aux païens (Romains, 1, 16 et Actes 13 et 28). Comme les Juifs traitaient souvent les païens de "chiens", la réponse de Jésus à cette femme paraît empreinte d'une rudesse certaine. Il n'est cependant pas exclu que ces paroles dures de Jésus aient manifesté une "tactique" de sa part pour inviter cette femme à lui répondre. La réponse de la femme va d'ailleurs dans le sens de celle de Jésus : le "d'abord" les Juifs, du verset 27 n'exclut pas que les autres puissent avoir "ensuite" leur part. Mais la femme se limite à demander quelques miettes tombées par terre, et que les "chiens" pouvaient souvent facilement se procurer ainsi. Pour cette expression des "miettes sous la table", voir Juges, 1, 7. Jésus guérit l'enfant à distance, ou constate qu'elle est déjà guérie. Ce que la maman de la fillette vérifie concrètement. Il est remarquable que cette païenne fasse à Jésus une réponse d'une telle qualité de foi, que ses disciples n'ont pas été jusque là capables de lui faire. Jésus avait réservé son ministère public à Israël, mais, dans la ligne de sa discussion précédente sur le pur et l'impur, dans laquelle il a rejeté les formes d'impureté légale et les pratiques rituelles de purification, il ne considère pas les païens (ni les lépreux, ni les Samaritains) comme impurs. |
| C'est la foi au Christ qui nous sauve : lorsque nous reconnaissons que nous sommes totalement démunis, impuissants, incapables d'aucune revendication légitime, c'est alors que nous sommes les mieux placés pour une supplication qui est un appel gratuit à la pure miséricorde de Dieu : "aie pitié de moi pécheur". Telle fut la supplication du larron crucifié avec Jésus, dans le récit de la Passion selon Luc, au chapitre 23 de son Evangile. Qui est pauvre et complètemet détaché de lui-même peut se tourner vers Dieu ou vers le Christ avec toutes les audaces de qui n'a plus rien à perdre et tout à gagner. Le centurion de Capharnaüm en Matthieu, 9, 5 - 13, cette femme Cananéenne, ainsi que le centurion témoin de la mort de Jésus sur sa croix en Marc, 15, 39, sont tous trois des païens qui nous sont déclarés par Jésus ou présentés par l'Evangéliste comme des modèles de croyants ayant manifesté une foi profonde et totale en Jésus de façon spontanée. En sommes-nous suffisamment capables ? |
| Seigneur Jésus, je crois en toi, je suis disposé à te suivre partout où tu me conduis par ton Esprit Saint à toujours essayer de te donner la première place en ma vie, et d'aimer comme tu nous as aimés, de cet amour reçu du Père et que tu nous as transmis : de grâce, viens augmenter ma foi, et en faire l'attitude de confiance totale et de pauvreté radicale que tu attends de moi. AMEN. |