Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
18 Avril 2010
| Jn 6:22- Le lendemain, la foule qui se tenait de l'autre côté de la mer vit qu'il n'y avait eu là qu'une barque et que Jésus n'était pas monté dans le bateau avec ses disciples, mais que seuls ses disciples s'en étaient allés. Jn 6:23- Cependant, de Tibériade des bateaux vinrent près du lieu où l'on avait mangé le pain. Jn 6:24- Quand donc la foule vit que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus, les gens s'embarquèrent et vinrent à Capharnaüm à la recherche de Jésus. Jn 6:25- L'ayant trouvé de l'autre côté de la mer, ils lui dirent : " Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? " Jn 6:26- Jésus leur répondit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non pas parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et avez été rassasiés. Jn 6:27- Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, car c'est lui que le Père, Dieu, a marqué de son sceau. " Jn 6:28- Ils lui dirent alors : " Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? " Jn 6:29- Jésus leur répondit : " L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. " |
| En effet, l'Evangile de Jean, entre un court Prologue (Jean, 1, 1 - 18), qui est la reprise d'une hymne primitive bien adaptée pour servir d'ouverture à la mission terrestre en Jésus du Verbe fait chair (la Parole de Dieu) , et un Epilogue (Jean, 21, 1 - 25), qui est un compte rendu d'apparition(s) du Christ ressuscité en Galilée, ajouté, semble-t-il, lors de la rédaction finale de l'Evangile, se divise en deux grandes parties : - LE LIVRE DES SIGNES, dans lequel , tout au long du ministère public de Jésus, nous assistons à la révélation qu'il nous donne de Dieu son Père par ses signes et ses paroles (Jean, 1, 19 - 12, 50), - LE LIVRE DE LA GLOIRE, long de huit chapitres (!), où Jésus, à ceux qui le reçoivent et l'accueillent, montre sa gloire en retournant au Père, à son "Heure", passage qui se réalise dans sa mort, sa résurrection, son ascension, et le don de son Esprit ( Jean, 13, 1 - 20, 31). Le Livre des signes, dans lequel se situe notre passage, est d'abord ainsi nommé parce qu'il se trouve ponctué par SEPT signes, tous IMPORTANTS de par leur sens, accomplis par Jésus du début à la fin de son ministère : - le changement de l'eau en vin à Cana (2, 1 - 11), - la guérison du fils d'un intendant royal à Cana (4, 46 - 54), - la guérison d'un infirme à la piscine de Bethesda (5, 1 - 11), - la multiplication des pains en Galilée (6, 1 - 15), - la marche sur la Mer de Galilée (6, 16 - 21), - la guérison d'un aveugle-né à Jérusalem (9), - la réanimation de Lazare, mort et mis au tombeau à Béthanie (11). Cependant, dans la mesure où ces SEPT "signes" sont souvent plus ou moins longuement expliqués par des paroles ou des discours de Jésus, une autre répartition, plus précise, de ce Livre des signes, nous aide à mieux situer et donc mieux comprendre notre passage : - 1°) Les débuts de la Révélation de Jésus : de Jean-Baptiste à Jésus (1, 19 - 51), aboutissant au changement de l'eau en vin à Cana (2, 1 - 11), qui sert de transition avec la partie suivante, - 2°) Du premier signe de Cana (eau changée en vin) au deuxième signe de Cana (guérison du fils d'un intendant royal) (2 - 4), ce deuxième signe servant également de transition avec la 3ème partie (4, 46 - 54), - 3°) Jésus et les principales fêtes juives (5 - 10), - 4°) Jésus vit l'approche de son "Heure", Heure de sa mort et de sa gloire (11, 1 - 12, 36), - 5°) Conclusion du Livre des signes sur le ministère de Jésus et résumé de sa prédication (12, 37 - 50). |
| Remarquons l'empressement de cette foule à retrouver Jésus, qui a disparu mystérieusement de l'endroit de la multiplication des pains, et qu'ils rejoignent de l'autre côté du Lac, en se demandant comment il est parvenu en ce lieu. Jésus interprète leur démarche comme très "matériellement" intéressée : ces gens ont mangé du pain, et en ont été rassasiés, sans avoir perçu, ni compris, que ce don du pain, avec une pareille abondance, n'était qu'un "signe" de sa capacité de leur donner une vie "toute autre" par le pain de sa Parole et de son engagement jusqu'à se livrer entièrement, en sa personne, sa "chair" et son "sang". Jésus les invite donc à croire en lui : telle est "l'oeuvre" de Dieu, à laquelle ils doivent "travailler" et concourir, en accueillant, dans leur existence, la "nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle", que leur offre Jésus. Cependant, ces gens ne vont pas accepter cette demande que leur fait Jésus de croire en lui, comme le montrent les versets suivants (6, 30 - 34), ce qui va enclencher le grand discours de Jésus (6, 35 - 59), dans lequel il va leur préciser qu'il a vraiment cette capacité de donner la vie même de Dieu, du fait qu'il est descendu du ciel. |
| On s'est interrogé à propos de cette foule qui rejoint ainsi Jésus : est-elle bien la même que celle qui voulait faire de Jésus un "roi-messie" terrestre, suite à la multiplication des pains (6, 15 ) ? En effet, après l'avoir reconnu comme le "grand prophète" annoncé par Moîse, ils s'adressent à lui maintenant, en utilisant le simple titre de "Rabbi". D'autre part, on a du mal à imaginer comment une foule de 5000 hommes aurait pu se transporter si facilement de l'autre côté de la Mer de Galilée pour rattraper Jésus. A moins, peut-être, qu'une partie seulement de cette foule de la multiplication des pains ait effectué ce déplacement et ait été rejointe par d'autres gens de Capharnäum, venus de leur côté rencontrer Jésus à son arrivée dans leur ville, et écouter ainsi son discours sur le pain de vie. Quoi qu'il en soit, cette page fait bien partie d'une transition entre le "signe" de la multiplication des pains et le discours sur le pain de vie qui va suivre, et cela de deux façons : en nous rapportant le déplacement de ces gens qui avaient été témoins de la multiplication des pains, et en nous faisant participer à une discussion vive entre ces gens et Jésus, discussion qui sert de préface au discours que va prononcer Jésus. A noter que cet ensemble de "transition" ne se termine pas avec notre page, et continue jusqu'au verset 34 : car, après avoir demandé à Jésus de produire un signe pour qu'ils puissent croire en lui, en lui rappelant que Moïse avait donné la manne à leur pères dans le désert du Sinaî, ils vont réagir à la réponse que leur apporte Jésus, qui leur annonce que c'est son Père qui donne le vrai pain qui descend du ciel, en lui demandant de leur donner de "ce pain-là". |
| Notre foi en Jésus est-elle bien une "oeuvre" engageant toute notre existence, non pas tant notre "oeuvre", réalisée à notre initiative, que notre accueil en nous, avec la plus grande disponibilité possible, de "l'oeuvre que Dieu accomplit" par le ministère, la Parole et l'engagement total de Jésus en son "Heure" de passion-mort-résurection-don de l'Esprit ? Est-ce que notre rencontre de Jésus ressuscité, en notre prière consciente de sa présence en notre vie, et notre empressement à le rencontrer, vont jusqu'à notre remise de nous-mêmes entre ses mains, pour nous laisser faire et conduire par lui dans toutes nos démarches et attitudes ? Un bel exemple de cette foi engagée nous est fourni dans le récit des Actes des Apôtres nous relatant la conversion du geôlier de la prison de Philippes, dans laquelle Paul et Silas sont incarcérés : Ac 16:30- Puis il les fit sortir et dit : " Seigneurs, que me faut-il faire pour être sauvé ? " Ac 16:31- Ils répondirent : " Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et les tiens. " Ac 16:32- Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu'à tous ceux qui étaient dans sa maison. Ac 16:33- Le geôlier les prit avec lui à l'heure même, en pleine nuit, lava leurs plaies et sur-le-champ reçut le baptême, lui et tous les siens. Ac 16:34- Il les fit alors monter dans sa maison, dressa la table, et il se réjouit avec tous les siens d'avoir cru en Dieu. |
| Seigneur Jésus, à travers ton existence humaine, par tes gestes et tes paroles d'homme, ainsi que par les "signes" que tu nous proposes, tu nous invites à recevoir le don du salut de Dieu, qui est vette Vie nouvelle et éternelle qui nous transforme radicalement, en nous plaçant dès maintenant sous le Règne de Dieu : aide-moi à mieux percevoir cette "oeuvre" de Dieu qui se réalise en moi dès que je l'accueille par la foi, en te reconnaissant comme "Celui qui vient de Dieu" pour nous conduire à Dieu, et nous donner d'avoir part à sa propre vie. AMEN. |