Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
16 Juillet 2012
| Mt 11:20- Alors il se mit à invectiver contre les villes qui avaient vu ses plus nombreux miracles mais n'avaient pas fait pénitence. Mt 11:21- " Malheur à toi, Chorazeïn ! Malheur à toi, Bethsaïde ! Car si les miracles qui ont lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que, sous le sac et dans la cendre, elles se seraient repenties. Mt 11:22- Aussi bien, je vous le dis, pour Tyr et Sidon, au Jour du Jugement, il y aura moins de rigueur que pour vous. Mt 11:23- Et toi, Capharnaüm, crois-tu que tu seras élevée jusqu'au ciel ? Jusqu'à l'Hadès tu descendras. Car si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, elle subsisterait encore aujourd'hui. Mt 11:24- Aussi bien, je vous le dis, pour le pays de Sodome il y aura moins de rigueur, au Jour du Jugement, que pour toi. " |
| Cet Evangile, qui reprend beaucoup de passages de l'Evangile de Marc (qui avait été écrit vers 65), mais en y ajoutant des éléments qu'il partage en grande partie avec Luc, a été très probablement rédigé entre les années 85 et 90. A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s'il a été composé pour des chrétiens d'origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d'origine païenne, ou encore pour les deux. La position communément admise de nos jours est qu'il a été écrit pour une communauté Judéochrétienne qui s'est trouvée exclue du Judaïsme, suite à une décision par des rabbins Juifs non chrétiens de ne plus tolérer la double appartenance, à la fois Juive et chrétienne, de ces Judéochrétiens, qui avait été possible jusqu'à cette date. Rupture qui explique la dureté des propos mis dans la bouche de Jésus contre les Scribes et Pharisiens de son temps (Matth. chapitre 23). Néanmoins, même s'il a été d'abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : "allez, de toutes les nations, faites des disciples" (28, 18). On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l'avant-dernière, etc...), concentrées autour de la 6ème partie, le "Discours en paraboles", qui sert en quelque sorte de "pivot". Nous obtenons ainsi le découpage suivant : - Naissance de Jésus et commencement de sa mission (1 - 4) - Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7) - Manifestations de l'autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9) - Discours sur la mission (10) - Jésus rejeté par "cette génération" (11 - 12 ) - Discours en paraboles (13) - Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17) - Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18) - De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22) - Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24) - Passion, mort et résurrection (26 - 28) Le deuxième discours de Jésus, portant sur la mission apostolique, une fois terminé, Matthieu nous donne un nouveau compte-rendu d'activités et paroles de Jésus (11, 1 - 12, 50). Le thème global de cette partie intermédiaire entre les 2ème et 3ème discours de Jésus est la découverte que fait Jésus qu'il est plus ou moins rejeté par ses contemporains, et sa réaction à cet état de fait. C'est dire qu'il se trouve affronté à des refus de croire et des contestations grandissantes. Jésus vient tout juste de répondre à la question que Jean Baptiste lui pose depuis sa prison en lui envoyant quelques disciples l'interroger. Jésus a poursuivi en faisant l'éloge de Jean Baptiste, tout en concluant que le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui, et en ajoutant, en présentant la parabole des gamins mauvais joueurs sur la place, que la "génération présente" n' a su accueillir ni Jean Baptiste, ni lui-même, Jésus. Bien que Jésus agisse autrement que l'avait, semble-t-il, prévu Jean Baptiste, en insistant davantage sur la miséricorde que sur le jugement de Dieu qui purifie son "aire", et bien qu'il prenne ainsi ses distances par rapport à Jean en signalant que les prédictions des prophètes de l'Ancien Testament sont accomplies par lui, il ne s'en daclare pas moins tout-à-fait solidaire de Jean Baptiste et de sa mission. |
| Jésus se lamente ici sur trois villes de Galilée qu'il interpelle selon un même schéma : - déclaration de malheur, - explication de cette déclaration, - comparaison avec d'autres villes. La raison de cette lamentation de Jésus, ce sont les puissantes actions de salut de ses miracles, qui auraient dû conduire ces villes à la repentance et à la conversion. Dans la même situation, déclare-t-il, les villes païennes mentionnées auraient réagi autrement, et de façon positive, y compris la ville maudite de Sodome. En ce qui concerne Capharnaüm, ville où réside habituellement Jésus (Matthieu, 4, 13), on perçoit que le ton émotionnel de Jésus s'amplifie. Jésus s'adresse à cette ville, aussi directement, mais avec plus de force, rappelant Isaïe, 14, 13 - 15 et Ezéchiel, 26, 20. Les miracles de Jésus auraient dû provoquer un sursaut national de conversion dans tout le pays de Palestine. Mais cela n'a pas eu lieu, et, en ce sens, le ministère de Jésus paraît être un échec. D'où la réaction de Jésus, de souffrance, de lamentation et d'invectives, ce qui prend d'autant plus de force dans ses propos qu'il interpelle toutes ces villes comme s'il s'adressait à des personnes. |
| Tyr et Sidon sont d'importantes cités païennes de Phénicie, déjà très explicitement condamnées par des prophètes tels que Isaïe, 23, 1 - 8, et Ezéchiel, 26 - 28. Le sort de Sodome nous est relaté dans l'histoire des Ancêtres d'Israël, d'Abraham en l'occurrence, au Livre de la Genèse, 19, 24 - 28. |
| Cela nous invite à relire le court petit livre de Jonas où la grande ville païenne de Ninive se convertit immédiatement dès l'audition du message de Jonas. La fréquence du message entendu, une certaine accoutumance à Jésus, à ses actions, à sa Parole, sont autant de risques de nous faire banaliser l'événement unique de Jésus le Christ, qui doit toujours plus nous faire vivre, avec lui et pour lui, dans la mesure où nous en percevons la nouveauté radicale sans cesse renouvelée :"Le Royaume de Dieu s'est approché, convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle". La Lettre aux Hébreux et l'Apocalypse du Nouveau Testament nous fournissent des textes très durs contre les "tièdes" et les "endormis" de la foi. Il nous faut relire Hébreux, 5, 12 - 6, 12 et Apocalypse, 3, 14 - 21. Où en sommes-nous de notre conversion à Jésus et à sa Parole, alors que tout nous a été donné, et que Dieu a fait l'au-delà du maximum pour nous Romains, 5, 6 - 11 et 8, 31 - 32) ? Où en sommes-nous de notre "OUI" dans l'Esprit ? |
| Seigneur Jésus, il ne sous suffit pas de vivre dans la proximité de ton action de salut, dans la méditation quasi constante de ta Parole, ou de reconnaître de nos lèvres que tu es le "Seigneur", pour te suivre en toute vérité, car tu attends de chacune et de chacun de nous que nous vivions en conformité avec ton enseignement, et que nous te suivions dans la fidélité et avec constance, dans des engagements concrets qui traduisent l'authenticité du "OUI" que nous devons dire au Père, par toi et dans l'Esprit : donne-moi ce dépouillement de moi-même et cette réelle pauvreté du coeur qui me permettent d'exprimer, en toutes circonstances, que c'est en étant attaché à toi que je marche vers le Père sur l'unique chemin que tu es en plénitude. AMEN. |