Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
20 Octobre 2009
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| La Lettre aux Romains est la plus longue, la plus importante et la mieux structurée des lettres de Paul. Son interprétation a été décisive dans les grands moments de crise de l'Eglise, surtout au 5ème siècle (face à l'hérésie du moine Pélage : l'homme gagne son salut par son effort personnel), et au 16ème siècle (Luther et Calvin se séparent de Rome). C.est à partir de leur relecture de la Lettre aux Romains que les Réformés et les Luthériens du 16ème siècle ont formulé leurs thèses sur le salut de Dieu par la grâce acceptée dans la foi. Cette lettre a été écrite par Paul lui-même (en la dictant à un secrétaire-écrivain) au printemps de 57 ou de 58, et probablement depuis Corinthe. On n'a jamais mis en doute son authenticité. Paul estime avoir terminé son oeuvre apostolique en Orient. Il forme donc le projet de passer par Rome pour aller en Espagne (15, 19 - 31).Il envoie donc d'avance aux chrétiens de Rome ce qui représente le coeur de sa prédication et de son Evangile. En effet, cette Lettre aborde en profondeur les points les plus centraux du message chrétien : la puissance du salut de Dieu, présenté comme une grâce à recevoir dans la foi, pour en être transformé. C'est une vie avec le Christ ressuscité, mais marquée par l'événement suprême du dessein de salut de Dieu que constituent enemble la prédication, le témoignage, la mort et la résurrection de Jésus. L'Esprit Saint que nous avons reçu insère en nous toute la richesse de vie et de nouveauté, qui est le fruit de cet événement unique. Cet enseignement à la fois général, et sans doute adapté à des circonstances particulières de l'Eglise de Rome, se réalise en deux parties : - l'une doctrinale (1 - 11), - l'autre exhortative, pour encourager à une manière de vivre avec et selon le Christ, et qui traite de différents aspects de notre existence humaine (12 - 16). La partie proprement doctrinale de la Lettre de Paul aux Romains (1, 16 - 11, 36), qui commence dès la fin des présentations (1, 1 - 15), est toute entière consacrée à la Bonne Nouvelle ou l'Evangile de Dieu qui nous vient de notre Seigneur Jésus le Christ, et elle se développe en trois thèmes : - La justice de Dieu nous est révélée par l'Evangile comme force de justice pour qui l'accueille avec foi (1, 16 - 4, 25), - L'amour de Dieu assure le salut à ceux qui sont justifiés par la foi (5, 1 - 8, 39), - Cette réalisation du salut de Dieu n'est pas en contradiction avec la promesse de Dieu faite jadis à Israël (9, 1 - 11, 36) A côté de cette répartition de cette Lettre en deux parties, comme il vient d'être indiqué, on peut tout aussi bien n'y voir, d'un bout à l'autre que le développement, en trois temps successifs, d'une seule idée force très prégnante : - la justice miséricordieuse de Dieu se manifeste dans la manière selon laquelle Dieu traite les Juifs et les paiens (1 - 8), - la justice miséricordieuse de Dieu se manifeste dans la manière dont Dieu traite le peuple d'Israël (9 - 11), - la justice miséricordieuse de Dieu se manifeste dans la vie de ceux qui croient au Christ. (12 - 15). Selon le premier découpage de cette Lettre, que nous continuons de suivre, Paul développe ensuite une 2ème série d'arguments autour d'un 2ème thème : L'amour de Dieu assure le salut à ceux qui sont justifiés par la foi (5, 1 - 8, 39). Ce thème est successivement : annoncé (le chrétien, justifié par la foi, réconcilié à Dieu, sera sauvé : 5, 1 - 11), puis expliqué (la vie chrétienne apporte une triple libération : du péché et de la mort, en 5, 1 - 11, de l'homme lui-même, désormais uni au Christ, en 6, 1 - 23, de la Loi, en 7, 1 - 25), enfin développé (la vie chrétienne est vie dans l'Esprit, destinée à la gloire, selon la force de l'Esprit qui fait de nous des enfants de Dieu, dont nous devons chanter l'amour indéfectible : 8, 1 - 39). |
| 2. MESSAGE. Depuis ses origines, toute l'humanité a été marquée par le péché, et Paul résume, ou, mieux, "récapitule" tous les humains de tous les temps en "Adam", le premier homme, en se référant au récit de la Genèse qui nous relate la faute de l'homme et de la femme créés par Dieu (Genèse, 3). Si bien que Paul peut ainsi, à la figure absolument unique du Christ, et de lui seul, qui, une fois pour toutes, a accompli le dessein de Dieu, qui, en lui, a sauvé l'humanité entière, opposer la figure d'Adam, en qui il résume, ou rassemble en quelque sorte, toute l'humanité pécheresse. Du même coup, le contraste entre les deux situations, liées à ces deux figures du Christ et d'Adam, apparaît on ne peut plus nettement : face au péché, qui nous rend incapables d'entrer dans la vie éternelle du Royaume de Dieu, incapacité qui, laissée à elle-même, ne peut nous éviter la mort spirituelle définitive (que symbolise notre mort physique), nous est présenté par le Christ le don gratuit de la grâce de Dieu, qui nous rend justes devant Dieu. En conséquence, la vie éternelle nous est ainsi offerte à la place de la mort, la justice à la place du péché, la justification à la place de la condamnation, le stayut de "juste" à la place de celui de "pécheur". Mais ce parallélisme est totalement inégal, le don de la grâce de Dieu étant incomparablement supérieur au péché des hommes, si grave ou si abondant soit-il. Le don de Dieu est surabondant, inépuisable, au-delà de toute mesure, ce que soulignent l'expression "combien plus", ainsi que les mots qui traduisent l'idée "d'abondance" et de "surabondance", répétés à plusieurs reprises. |
| 3. DECOUVERTES. Paul avait trouvé un "prototype" de la justification par la foi dans le personnage d'Abraham (Romains, 4). Il vient de nous préciser que le Christ nous a obtenu cette justification par sa mort, qui nous a réconciliés avec Dieu (Romains, 5, 1 - 11). Mais, comment le Christ peut-il ainsi sauver tous les autres hommes ? A la condition que l'engagement unique de l'unique personne de Jésus le Christ puisse, pour être transmis à tous, inclure, contenir en quelque sorte, "récapituler" l'engagement de tous ceux et toutes celles avec qui il partage la même condition humaine. En ce sens, le Christ est "l'archétype" d'une nouvelle humanité sauvée où tous sont admis à recevoir, dans la foi, son attitude d'obéissance. A titre de "contre-exemple", Paul fait appel à "Adam", dont il constate que tous les hommes participent à la désobéissance initiale, racontée en Genèse, 3, du fait qu'ils sont tous réellement pécheurs (Romains, 3, 21 - 23). S'il en est ainsi, à plus forte raison, continue Paul, combien plus l'humanité entière peut-elle avoir part à l'obéissance de Jésus le Christ, le Fils même de Dieu (1 Corinthiens, 15, 45 - 49). Paul ne propose pas ici une théorie de la transmission (biologique ou autre), d'une génération à l'autre, du péché d'Adam, raconté en Genèse, 3 (à noter qu'il ne parle jamais ici d'Eve, associée à ce péché, dont elle est l'incitatrice, du couple initial, que nous présente la Bible). La mort physique, qui est le lot de tous les humains de tous les temps, est le signe de la situation de mort que crée le péché, et qui prive les hommes de l'avenir de vie et de bonheur sans fin prévu par Dieu (Genèse, 3, 3) Dans cette perspective, la résurrection du Christ retourne cette situation de mort vécue le premier par Adam : si par un seul homme est venue cette situation de "mort", il en va de même pour la situation, ou l'état de "résurrection", qui nous vient du Christ ressuscité (1 Corinthiens, 15, 21 - 22). Conséquence de ce renversement total, l'ordre de la création est restauré (Romains, 8, 18 - 23). La Loi, promulguée ensuite par Moïse, n'a servi qu'à augmenter la culpabilité des hommes : en effet, Adam n'avait à obéir qu'à une seule interdiction, alors que la Loi compte 613 commandements ou obligations, multipliant d'autant la possibilité de la transgression. Situé entre Adam et le Christ dans l'histoire du salut, dont la création est le premier acte, Moïse, le promulgateur de la Loi, n'est pas présenté par Paul comme celui qui aurait apporté une réponse au péché d'Adam. Moïse n'a pas libéré l'homme du péché et ne l'a pas ouvert à une vie éternelle. Il est vrai que la notion même de "vie éternelle" ou de "résurrection" est postérieure de nombreux siècles à la promulgation de la Loi. Même si la Loi a été considérée comme un don de Dieu, du fait qu'elle était liée au don de l'Alliance fait par Dieu à son Peuple au Sinaï, la question que pose à Jésus le jeune homme riche de Luc, 10, 25 : "que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ?" ne pouvait trouver de réponse dans la Loi, car c'est seulement en suivant Jésus, avec une foi confiante et agissante, qu'on peut y parvenir. Ce qui revient, certes, à vivre selon l'Alliance avec Dieu, mais... non plus l'ancienne Alliance, car Jésus l'a remplacée par une toute Nouvelle Alliance, conclue et achevée par lui en sa mort-résurrection et transmise par le don de son Esprit Saint. |
| 1Co 15:19- Si c'est pour cette vie seulement que nous avons mis notre espoir dans le Christ, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes. |
| Seigneur Jésus, devant ce mystère inouï et ineffable de notre salut, qui nous apporte de don incomparable de la vie divine que tu nous partages, je ne puis que me tourner vers le Père, par toi, dans l'Esprit Saint qui demeure en moi, et redire la prière de ton Apôtre Paul : demander ou concevoir, " " Ep 3:21- à Lui la gloire, dans l'Église et le Christ Jésus, pour tous les âges et tous les siècles ! Amen. " |