Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
26 Octobre 2009
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| Luc est l'auteur d'une oeuvre en deux volumes qui se suivent, et sont écrits pour être lus en suivant : l'Evangile, et les Actes des Apôtres. Luc nous est régulièrement présenté comme disciple et accompagnateur de Paul, bien que nous ne trouvions rien dans son oeuvre des grands thèmes théologiques développés dans les Epîtres de Paul. Luc a écrit ses 2 Livres entre les années 80 et 90 de notre ère, soit plus de 50 ans après la mort de Jésus, 30 ans après les lettres authentiques de Paul, et quelque 20 ans après l'Evangile de Marc. Ce qui ne veut pas dire que les traditions qu'il reprend ne sont pas aussi anciennes que celles de ceux qui ont écrit avant lui. Cela indique toutefois qu'il s'adresse à des communautés chrétiennes déjà différentes, pour leur annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus. Son Evangile se déroule en huit étapes : Jésus a terminé sa mission en Galilée, et, depuis Luc, 9, 51, il a pris avec ses disciples le chemin de Jérusalem. Cette montée vers la ville sainte, où il sera rapidement, après quelque temps, arrêté et condamné à la croix, constitue une partie très importante de l'Evangile, qui s'étale sur 10 chapitres, et durant laquelle Luc nous montre Jésus en train de former ses disciples, à mesure qu'il réagit à toutes les situations qu'il rencontre. - la 1ère série d'instructions se déroule de 9, 51 à 13, 21,L'on divise habituellement toute cette marche en 3 séries d'instructions que Jésus donne de diverses façons à l'ensemble de ses disciples : - la 2ème série de 13, 22 à 17, 10, - la 3ème, de 17, 11 à 19, 27. Toutes ces instructions ne visent qu'un seul thème : quel est le sens de notre chemin à parcourir avec Jésus, de ce qu'on appelle "la Voie" chrétienne, ou la "route avec le Christ" ? Donc, au cours de cette montée vers Jérusalem (9, 51 - 19, 27), lors de la première série d'instructions qu'il donne à ses disciples (9, 51 - 13, 21), Jésus vient tout juste d'illustrer la nature de ce Royaume en guérissant le jour du sabbat une femme infirme et courbée depuis 18 ans (13, 11 - 17), femme qu'il appelle "fille d'Abraham". En effet, tous, sans différence de sexe ou de situation, sont appelés, et c'est la présence de cette dimension de compassion du Royaume que la pratique même du sabbat doit encourager et non pas empêcher. Et Jésus de conclure, maintenant avec notre page, qu'en dépit des oppositions, le Règne de Dieu ne peut que grandir (13, 18 - 21). |
| 2. MESSAGE. Ces 2 paraboles du Royaume, qui sont les seules à nous être ainsi transmises comme telles par Luc, et qu'on peut lire également ensemble en Matthieu, 13, 31 - 33, ne mettent pas d'abord l'accent sur le contraste entre la petitesse des débuts et la grandeur de l'achèvemenrt final. L'accent porte ici nettement sur la croissance qui a lieu quoi que l'on fasse. Qu'on le veuille ou non, la graine de moutarde deviendra un arbre, et la pâte, dans laquelle le levain a été enfoui, va lever toute entière. Or, comme dans le contexte immédiat (11, 13 - 13, 17), ou également dans les passages qui vont suivre (14, 1 - 24 et 15, 1 - 2), l'on constate l'opposition menée contre Jésus, ces 2 paraboles manifestent l'impuissance de ces oppositions qui n'empêcheront pas le Royaume de grandir. |
| Ainsi, l'universalisme du Royaume se trouve une fois de plus manifesté, ainsi que la raison de l'opposition à Jésus : c'est parce qu'il accepte d'accueillir des exclus à sa table, symbolisant ainsi le banquet du Royaume de Dieu, qu'il a été et sera fortement contesté (voir 13, 28 - 29). Au verset 21, il a paru étrange que, pour décrire le Royaume de Dieu, Jésus fasse appel à l'image du levain, qui est une substance impure et corrompue, que ce levain, ensuite, soit caché, et enfoui finalement dans la quantité de farine utilisée pour célébrer les manifestations de Dieu (voir Genèse, 18, 6 et, Juges, 6, 19).< |