Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
26 Avril 2010
| Ac 11:19- Ceux-là donc qui avaient été dispersés lors de la tribulation survenue à l'occasion d'Étienne poussèrent jusqu'en Phénicie, à Chypre et à Antioche, mais sans prêcher la parole à d'autres qu'aux Juifs. Ac 11:20- Il y avait toutefois parmi eux quelques Chypriotes et Cyrénéens qui, venus à Antioche, s'adressaient aussi aux Grecs, leur annonçant la Bonne Nouvelle du Seigneur Jésus. Ac 11:21- La main du Seigneur les secondait, et grand fut le nombre de ceux qui embrassèrent la foi et se convertirent au Seigneur. Ac 11:22- La nouvelle en vint aux oreilles de l'Église de Jérusalem, et l'on députa Barnabé à Antioche. Ac 11:23- Lorsqu'il arriva et qu'il vit la grâce accordée par Dieu, il s'en réjouit et les encouragea tous à demeurer, d'un cœur ferme, fidèles au Seigneur ; Ac 11:24- car c'était un homme de bien, rempli de l'Esprit Saint et de foi. Une foule considérable s'adjoignit ainsi au Seigneur. Ac 11:25- Barnabé partit alors chercher Saul à Tarse. Ac 11:26- L'ayant trouvé, il l'amena à Antioche. Toute une année durant ils vécurent ensemble dans l'Église et y instruisirent une foule considérable. C'est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de " chrétiens ". |
| Les spécialistes demeurent néanmoins fortement divisés sur l'attribution ou non de ce livre à Luc, le companion Antiochien de Paul (Colossiens, 4, 14 et Philémon, 23), qui, depuis une antiquité très ancienne, est considéré comme l'auteur de ce Livre des Actes, en raison particulièrement d'un certain nombre de passages de ce Livre où il raconte les événements en cours en employant le pluriel "Nous" (Actes, 15, 36 - 18, 28). Il existe, en effet, de grandes différences entre le portrait de Paul, dans les Actes des Apôtres, et celui que l'on déduit d'une lecture attentive des lettres authentiques de Paul, et cela au point que l'on se demande comment Luc, s'il a été vraiment un companion de Paul et a écrit les Actes, ait pu brosser un tableau de l'apôtre Paul si différent de celui que nous découvrons par ailleurs. Même si l'attribution à Luc de ce Livre, et de l'Evangile qui le précède, semble demeurer la moins mauvaise hypothèse, on ne parvient pas à rendre compte d'une telle différence dans la présentation de la personnalité et des idées de l'apôtre Paul. Ce Livre des Actes commence avec une introduction sur les tout premiers débuts de la communauté écclésiale (1, 1 - 26), puis il nous décrit la mission à Jérusalem (2, 1 - 5, 42), suivie de la mission au-delà de Jérusalem et de la Palestine même (réalisée pas les Héllénistes Juifs devenus chrétiens, puis suite à la conversion de Saül de Tarse, devenu Paul, une mission de Pierre auprès de païens et en terre païenne, le premier voyage de Paul et les problèmes liés à l'entrée de païens en grand nombre dans l'Eglise, dont a dû traiter l'Assemblée de Jérusalem : 6, 1 - 15, 35), enfin le rapprochement progressif de Paul vers Rome, où se termine le récit des Actes, après sa mission en Europe et à Ephèse, et son retour à Jérusalem où il est arrêté dans le Temple (15, 36 - 28. 31). Tout cela signifie que dans ces Actes des Apôtres, "l'affaire Jésus continue". Ce qui a été accompli par Jésus, en sa vie, son engagement, sa parole, sa mort, sa résurrection, et son ascension liée à la promesse de l'Esprit Saint, entre dans une nouvelle phase d'extension à toute l'humanité, depuis Jérusalem, la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre, selon l'ordre de Jésus lui-même (Actes, 1, 8). Les communautés de disciples sont désormais le "lieu" de la présence et de l'action de Jésus. Une autre manière d'analyser le contenu des Actes des apôtres est d'en suivre le déroulement à la façon d'un drame en 4 actes : - ACTE 1 : L'Eglise à Jérusalem (2, 1 - 7, 60), - ACTE 2 : L'Eglise dispersée, en Samarie et à Antioche (8, 1 - 12, 25), - ACTE 3 : Paul le missionnaire (13, 1 - 21, 16), - ACTE 4 (Paul le prisonnier (21, 17 - 28, 35). Selon cette présentation, nous en sommes maintenant dans l'ACTE 2, qui se déploie en 4 scènes : Samarie et Gaza (8, 1 - 40), Damas (9, 1 - 31), Césarée (9, 32 - 11, 18), Antioche et Jérusalem (11, 19 - 12, 25). Mais, si nous suivons la première répartition indiquée plus haut, avec notre passage se continue la grande partie des Actes, traitant de la mission qui se déroule hors de Jérusalem (6, 1 - 15, 35), où il est question successivement des chrétiens d'origine Juive et de langue grecque, incluant le martyre d'Etienne, la persécution de ces disciples Héllénistes et leur dispersion, avec, comme conséquence, la prédication en Samarie de la Bonne Nouvelle de Jésus par Philippe (6, 1 - 8, 40). de la conversion de Saül (Paul) (9, 1 - 31), d'une mission de Pierre, incluant la première conversion d'un païen (9, 32 - 11, 18), la fondation de l'Eglise d'Antioche, suivie de la 1ère mission de Paul, et de l'Assemblée de Jérusalem, où seront abordées des questions nées de cette mission parmi les païens (11, 19 - 15, 35). Avec la conversion de Saül (Paul) , mis à part par le Seigneur pour porter son Nom auprès des païens (9, 1 - 20), une nouvelle étape se dessine. Mais, le Seigneur lui-même a décidé de préparer l'Eglise à cette nouvelle extension, en envoyant Pierre convertir le 1er païen, le centurion Corneille. Mais voici que des chrétiens de base prennent d'eux-mêmes l'initiative de convertir des païens à Jésus. Comment va réagir la Communauté fondatrice de Jérusalem ? |
| Le verset 19 de ce chapitre 11 rejoint le récit de la dispersion des croyants Juifs Héllénistes à cause de la persécution, qui avait suivi la mort d'Etienne, dispersion dont il avait été brièvement question en Actes, 8,1. Nous trouvons ici la réponse à la question posée par cet éclatement de la Communauté de Jérusalem : que sont devenus tous ces dispersés ? Ils annoncent la Parole dans les différents endroits où ils sont parvenus : la Phénicie, Chypre, Antioche de Syrie, la troisième grande ville de l'empire Romain. Et puis, la nouveauté : certains prennent d'eux-mêmes l'initiative de convertir à Jésus des païens d'Antioche, qui, en grand nombre, deviennent disciples. Et comme cela s'était déjà passé lors de l'évangélisation de la Samarie (8, 14), la Communauté Mère de Jérusalem établit le contact avec cette nouvelle Communauté d'Antioche, en y dépéchant, cette fois, Barnabas, qui reconnaît que le Seigneur, par sa grâce, est à l'oeuvre dans ces conversions de païens. En même temps, Barnabas prend conscience de la responsibilité qui lui incombe de former tous ces nouveaux disciples. En effet, une nouvelle question apparaît : peut-on comprendre la Bonne Nouvelle de Jésus sans connaître la tradition de l'Ancien Testament, qu'il accomplit définitivement ? D'où la décision de Barnabas d'aller chercher Saul-(Paul), le docteur Juif devenu chrétien, qui va ainsi commencer sa mission auprès des païens convertis ou à convertir, mission pour laquelle il a été mis à part (9, 5). Ainsi, pendant une année entière, Barnabas et Saul vont ensemble travailler à instruire cette foule de païens convertis devenus si nombreux que les étrangers ne vont plus percevoir le lien entre cette Communauté et le Judaïsme, et leur donner le nom de "chrétiens", c'est-à-dire de "partisans de Christ". |
| Le récit interrompu de la dispersion des Héllénistes reprend ici comme premier élément d'un nouvel ensemble centré sur la vie de Jérusalem et les débuts de l'Eglise d'Antioche, dont nous assistons ici à la fondation (11, 19 - 12, 25). Un lien ferme se met en place entre la première Eglise composée de païens et l'Eglise Mère de Jérusalem. Lien que l'on verra se continuer jusqu'à l'Assemblée de Jérusalem, rapportée au chapitre 15, suite au premier voyage missionnaire de Barnabas et Saul, entrepris à l'initiative de l'Eglise d'Antioche. Lien d'autant plus ferme que la nouveauté de l'Eglise d'Antioche, à savoir sa composition de Juifs et de païens tous convertis à Jésus, s'inscrit sans la tradition apostolique, dans la mesure où Pierre a réussi à faire admettre à la Communauté de Jérusalem la conversion par lui du premier païen, le centurion Corneille. C'est toujours Jésus Ressuscité qui agit, et ici prête main forte à cette nouveauté (verset 21). Ce que Barnabas discerne, et qui motive sa réaction totalement positive (verset 23). Barnabas est un modèle du disciple : homme droit, rempli d'Esprit Saint et de foi (verset 24). Peut-on imaginer mieux ? Que pourrait-on dire de nous sur ce point ? A Antioche commence ainsi la mission de Paul, que la Communauté d'Antioche détachera ensuite pour sa première mission itinérante (avec Barnabas), et à qui il viendra en rendre compte (Actes, 13, 1 - 4 et 14, 27 - 28). |
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| Seigneur Jésus, toute situation concourt à l'expansion et à la prédication de ton Evangile, d'une manière ou d'une autre, à la condition que nous utilisions toutes les possibilités ouvertes par les nouvelles occasions rencontrées, que ce soit dans des circonstances à première vue négatives ou positives : donne-moi de considérer le témoignage à te rendre, en mes gestes et paroles, comme la première nécessité qui s'impose à moi, partout et toujours, car il s'agit du projet de salut de Dieu concernant autant mon existence personnelle, sous toutes ses formes, que celle de tous les frères et soeurs, hommes et femmes, que tu as placés sur mon chemin. AMEN. |