Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
22 Mars 2010
| Jn 8:21- Jésus leur dit encore : " Je m'en vais et vous me chercherez et vous mourrez dans votre péché. Où je vais, vous ne pouvez venir. " Jn 8:22- Les Juifs disaient donc : " Va-t-il se donner la mort, qu'il dise : "Où je vais, vous ne pouvez venir" ? " Jn 8:23- Et il leur disait : " Vous, vous êtes d'en bas ; moi, je suis d'en haut. Vous, vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. Jn 8:24- Je vous ai donc dit que vous mourrez dans vos péchés. Car si vous ne croyez pas que Je Suis, vous mourrez dans vos péchés. " Jn 8:25- Ils lui disaient donc : " Qui es-tu ? " Jésus leur dit : " Dès le commencement ce que je vous dis. Jn 8:26- J'ai sur vous beaucoup à dire et à juger ; mais celui qui m'a envoyé est véridique et je dis au monde ce que j'ai entendu de lui. " Jn 8:27- Ils ne comprirent pas qu'il leur parlait du Père. Jn 8:28- Jésus leur dit donc : " Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous saurez que Je Suis et que je ne fais rien de moi-même, mais je dis ce que le Père m'a enseigné, Jn 8:29- et celui qui m'a envoyé est avec moi ; il ne m'a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui plaît. " Jn 8:30- Comme il disait cela, beaucoup crurent en lui. |
| En effet, l'Evangile de Jean, entre un court Prologue (Jean, 1, 1 - 18), qui est la reprise d'une hymne primitive bien adaptée pour servir d'ouverture à la mission terrestre en Jésus du Verbe fait chair (la Parole de Dieu) , et un Epilogue (Jean, 21, 1 - 25), qui est un compte rendu d'apparition(s) du Christ ressuscité en Galilée, ajouté, semble-t-il, lors de la rédaction finale de l'Evangile, se divise en deux grandes parties : - LE LIVRE DES SIGNES, dans lequel , tout au long du ministère public de Jésus, nous assistons à la révélation qu'il nous donne de Dieu son Père par ses signes et ses paroles (Jean, 1, 19 - 12, 50), - LE LIVRE DE LA GLOIRE, long de huit chapitres (!), où Jésus, à ceux qui le reçoivent et l'accueillent, montre sa gloire en retournant au Père, à son "Heure", passage qui se réalise dans sa mort, sa résurrection, son ascension, et le don de son Esprit ( Jean, 13, 1 - 20, 31). Le Livre des signes, dans lequel se situe notre passage, est d'abord ainsi nommé parce qu'il se trouve ponctué par SEPT signes, tous IMPORTANTS de par leur sens, accomplis par Jésus du début à la fin de son ministère : - la guérison du fils d'un intendant royal à Cana (4, 46 - 54), - la guérison d'un infirme à la piscine de Bethesda (5, 1 - 11), - la multiplication des pains en Galilée (6, 1 - 15), - la marche sur la Mer de Galilée (6, 16 - 21), - la guérison d'un aveugle-né à Jérusalem (9), - la réanimation de Lazare, mort et mis au tombeau à Béthanie (11). - 1°) Les débuts de la Révélation de Jésus : de Jean-Baptiste à Jésus (1, 19 - 51), aboutissant au changement de l'eau en vin à Cana (2, 1 - 11), qui sert de transition avec la partie suivante, - 2°) Du premier signe de Cana (eau changée en vin) au deuxième signe de Cana (guérison du fils d'un intendant royal) (2 - 4), ce deuxième signe servant également de transition avec la 3ème partie (4, 46 - 54), - 3°) Jésus et les principales fêtes juives (5 - 10), - 4°) Jésus vit l'approche de son "Heure", Heure de sa mort et de sa gloire (11, 1 - 12, 36), - 5°) Conclusion du Livre des signes sur le ministère de Jésus et résumé de sa prédication (12, 37 - 50). Après l'épisode de la femme adultère (7, 53 - 8, 11), inséré au début de ce chapitre 8, qui a probablement une autre origine, et a dû se situer dans un tout autre contexte, nous sommes entrés dans une 3ème scène liée à cette Fête des Tentes à Jérusalem. Et ici, Jésus va vivre, en quelque sorte, le sommet de son affrontement avec les Juifs. Au cours de cette Fête, il s'est déjà proclamé celui qui en est l'achèvement sous toutes ses formes, en promettant de donner l'eau vive, et en se définissant comme la Lumière du monde. Maintenant, en trois sections, dont nous lisons la seconde, il va, en affirmant qu'il est de Dieu et qu'il porte le Nom même de Dieu, être le plus éloigné des Juifs, qui vont de plus en plus comploter sa mort. |
| Jésus approche de la fin de sa mission : il s'en rend compte, il le sait et il en parle. Mais c'est pour souligner l'urgence qu'il y a de croire en lui maintenant, car ensuite il sera trop tard. Et croire en lui, c'est reconnaître que, non seulement il vient de Dieu et qu'il a une relation spécifique, tout-à-fait particulière avec le Père, mais qu'il porte le Nom même de Dieu, tel qu'il a été révélé à Moîse, au Buisson Ardent du Sinaï. Et ce Nom, dans toute sa signification, sera révélé quand Jésus sera élevé sur la croix, première étape de son retour glorieux au Père, en sa mort-résurrection-ascension. |
| En parlant d'urgence à lui répondre et à le suivre dans la foi, Jésus lance un défi aux Juifs : c'est maintenant qu'il faut croire en lui, tel qu'il se définit, s'ils veulent avoir la vie, sinon ils mourront dans leurs péchés. Le temps est arrivé de la décision, de choisir la vie qu'il propose ou de ne trouver que soi-même, avec son péché non pardonné. Jésus joue sur le sens paradoxal des mots : car, s'il s'en va, c'est pour retourner au Père, son lieu d'origine, car il est "d'EN-HAUT", non de ce monde, il possède un lien unique avec le Père, et il se nomme du Nom de Dieu :"JE SUIS". Croire qu'il porte un tel Nom ouvre la totalité du Royaume pour tous les croyants. Ce qui suppose, toutefois, qu'ils acceptent et reconnaissent son identité d'envoyé du Père, Chargé du Message du Père. Et cette mission culmine à la croix, lieu suprême de la révélation dynamique du Nom même de Dieu qu'il porte. Et c'est au moment de la plus forte humiliation que ce Nom va resplendir, comme Nom d'Amour et de Vérité face au Père qui l'a envoyé, ne le laisse jamais seul, et lui a donné mission de faire toujours sa volonté, c'est-à-dire de transmettre son mystère, sa Parole, et son Engagement. |
| C'est en cette "Heure" de Jésus, qui nous est rendue présente en chaque Eucharistie, pour que nous la fassions nôtre, en recevant son "OUI" au Père, dans lequel nous devons laisser saisir notre propre "OUI", que tout commence et s'achève pour nous, au moment où Jésus nous est nommé, absolument : "JE SUIS", c'est-à-dire "Dieu-avec-nous". Que notre foi en lui, que notre adhésion à la mission de l'Eglise qui "actualise" en notre temps la mission de Jésus, ne soient pas d'un instant, comme la réponse de ceux, qui, selon le dernier verset de notre page, ont l'air de "croire en lui", mais qui vont aller plus avant dans leur intention de le faire mourir. |
| Seigneur Jésus, en ton humanité, le Verbe de Dieu, Fils unique et bien-aimé du Père, s'est manifesté le plus qu'il était possible dans le cadre, restreint pour lui, de notre limite humaine, et c'est ainsi, que, par lui, Dieu s'est mis à notre niveau, est entré dans notre expérience, a parlé notre langue, et a traduit, dans ton obéissance de tous les instants à son dessein d'amour et de vérité, sa volonté de salut, qui a été, et demeure, de "tout nous donner", en ton envoi, ta mission, ton engagement jusqu'à la mort, qui, en te conduisant à la résurrection, révèlera à quelle transfiguration nous sommes appelés dans le partage de la vie divine qui s'est ainsi manifestée en toi : donne-moi de toujours mieux te découvrir comme portant, révélant, le Nom suprême de Dieu en ton humanité, pour que, croyant en toi, je te suive comme ton disciple et ton témoin authentique, face à tous mes frères et soeurs, et à travers tous mes comportements d'aujourd'hui et de demain. AMEN. |