Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
8 Juin 2010
| de la présentation de l'offrande, mais il n'y eut aucune voix, ni réponse, ni signe d'attention. 18 30 Alors Elie dit à tout le peuple: "Approchez-vous de moi"; et tout le peuple s'approcha de lui. Il répara l'autel de Yahvé qui avait été démoli. 18 31 Elie prit douze pierres, selon le nombre des tribus des fils de Jacob, à qui Dieu s'était adressé en disant: "Ton nom sera Israël", 18 32 et il construisit un autel au nom de Yahvé. Il fit un canal d'une contenance de deux boisseaux de semence autour de l'autel. 18 33 Il disposa le bois, dépeça le taureau et le plaça sur le bois. 18 34 Puis il dit: "Emplissez quatre jarres d'eau et versez-les sur l'holocauste et sur le bois", et il firent ainsi; il dit: "Doublez", et ils doublèrent; il dit: "Triplez", et ils triplèrent 18 35 L'eau se répandit autour de l'autel et même le canal fut rempli d'eau. 18 36 A l'heure où l'on présente l'offrande, Elie le prophète s'approcha et dit: "Yahvé, Dieu d'Abraham, d'Isaac et d'Israël, qu'on sache aujourd'hui que tu es Dieu en Israël, que je suis ton serviteur et que c'est par ton ordre que j'ai accompli toutes ces choses. 18 37 Réponds-moi, Yahvé, réponds-moi, pour que ce peuple sache que c'est toi, Yahvé, qui es Dieu et qui convertis leur coeur!" 18 38 Et le feu de Yahvé tomba et dévora l'holocauste et le bois, et il absorba l'eau qui était dans le canal. 18 39 Tout le peuple le vit; les gens tombèrent la face contre terre et dirent: "C'est Yahvé qui est Dieu! C'est Yahvé qui est Dieu!" |
| Dans ces Livres des Rois, chacun des rois nous est présenté selon un schéma identique : date et âge d'avènement, longueur du règne, nom de la reine-mère (pour les rois de Juda), appréciation de son attitude face au Dieu d'Israêl. Le récit concernant chacun d'eux se conclut également de la même façon : indication de la source de renseignements utilisée concernant ce roi, mention de sa mort et de sa sépulture, nom et prise de pouvoir de son successeur. Le thème fondamental de ces livres des Rois est que le Temple de Yahvé-Dieu à Jérusalem est le seul endroit où l'on peut légitimement adorer Dieu. Israël, le royaume du Nord, suite à la division du royaume unfié, après la mort de Salomon, a donc construit des sanctuaires schismatiques, soumis aux influences païennes. Tous les rois d'Israêl et de Juda ne sont finalement appréciés que selon le critère du 1er commandement donné à Moïse, et concernant le culte exclusif à rendre à Yahvé, le seul et unique Dieu. Vu l'importance de la réforme religieuse du roi Josias en 622, selon les données du Livre du Deutéronome au chapitre 12 (2 Rois, 22), on estime que toute l'histoire des rois a été ainsi relue et composée après ce règne et cette réforme de Josias. Que ces 2 Livres des Rois aient été écrits avant ou pendant l'exil Babylonien, il n'en reste pas moins que le, ou les, auteur(s) de ces livres est, ou sont, marqué(s) par le Deutéronome ou la pensée Deutéronomiste, telle qu'elle est résumée en Deutéronome, 6,4. Leur but est de montrer à quel point l'histoire d'Israël et de Juda est à interpréter selon la relation au Dieu de l'Alliance, et comment, perçue ainsi, on la découvre conduite par Yahvé-Dieu. Ces 2 Livres des Rois sont à aborder comme une seule oeuvre nous transmettant en 3 parties : - l'histoire du règne de Salomon (1 Rois, 1 - 11), - l'histoire synchronique des 2 royaumes du Nord (Israël) et du Sud (Juda), jusqu'à la ruine du Royaume du Nord (1 Rois, 12, 1 - 2 Rois, 17, 41), - la fin de l'histoire du royaume de Juda jusqu'à l'exil Babylonien ( 2 Rois, 18, 1 - 25, 30). Le "Cycle d'Elie" couvre les chapitres 17, 18 et 19, du 1er Livre des Rois, ainsi que quelques passages du tout début du 2nd Livre des Rois. |
| A la demande d'Elie Achab accepte qu'un défi public soit lancé à tous les prêtres de Baal par Elie au sommet du mont Carmel. C'est un défi de vie ou de mort, et la fin de l'épisode nous rapporte qu'après sa victoire Elie fera saisir tous les prêtres de Baal qu'il massacrera personnellement. Ce défi, à travers et au-delà des prophètes engagés dans ce combat décisif, est celui que Yahvé le Dieu d'Israël lance aux divinités païennes supposées régler les rythmes des saisons. La différence entre les rituels des deux sacrifices est impressionnante et attire notre attention, non seulement sur la détermination d'Elie, mais sur son appel à la tradition d'Israël, tant en ce qui concerne les Douze tribus de Jacob en mémoire desquels il construit son autel, que dans la mention d'Abraham, Isaac et Jacob dans sa prière, elle-même très courte et très sobre quand on la compare aux dances "sacrées" et autres rites auxquels se livrent les prêtres de Baal sans obtenir pour autant la moindre réponse de leur dieu, raison pour laquelle Elie n'hésite pas à les tourner en ridicule tout en parlant avec une légèreté surprenante des comportements éventuels possibles de leur dieu. L'autorité et la surprenante sûreté d'Elie se manifestent ici également très fortement : il est incontestablement le "maître du jeu", sûr de son Seigneur, ce qu'il manifeste en parlant avec une autorité absolue et en faisant à plusieurs reprises verser de l'eau sur l'autel et la victime immolée. Comme c'est d'ailleurs le cas dans tout le cycle d'Elie, Yahvé répond à la prière de son prophète et authentifie ainsi sa Parole et son défi pour le moins très audacieux. |
| Le mont Carmel culmine à 552 mètres et s'avance jusqu'à la Méditerranée par un magnifique promontoire. Elie aurait offert son sacrifice à l'angle sud-Est du massif. Quand Elie prétend qu'il est resté le seul prophète de Yahvé, cela ne veut pas dire qu'il n'y en avait pas d'autres (puisqu'au verset 4 Obadyahou lui déclare en avoir caché 100), mais qu'aucun autre prophète n'avait comme lui le courage de résister en face à la reine païenne Jézabel. Dieu "hait les coeurs partagés" (psaume 119, 113) : il faut nécessairement prendre parti pour lui. Par sa proposition de double sacrifice, Elie dait appel tout simplement au jugement de Dieu lui-même. Ce qui veut dire que seul un miracle peut résoudre ce conflit, et l'on sait par le contexte du chapitre 17 que Yahvé-Dieu accomplit des miracles. Remarquons la contradiction entre le contexte de grande sécheresse et de famine et l'eau qu'Elie fait verser à profusion sur la victime du sacrifice pour qu'il n'y ait aucune confusion possible sur l'origine célexte du feu qui va descendre sur la victime offerte par Elie. Le cri final de la foule "c'est Yahvé qui est Dieu", qui les fait adhérer à la foi d'Elie, est le rappel du Nom même du prophète : "Mon Dieu, c'est Yahvé". Certains voient dans cet épisode du Mont Carmel une anticipation des actions sanglantes et vengeresses de Jéhu en 2 Rois, 10, 18 - 27 contre tous ceux qui suivent Baal et tous les descendants d'Achab. Dans cette perspective le massacre des prophètes de Baal par Elie au verset 40 de cette page s'explique davantage qu'à première approche. |
| Et s'il accomplit, en les dépassant, les miracles de multiplication de nourriture et de réanimation de morts opérés par Elie, il agit toujours pour révéler la miséricorde et le pardon de Dieu. Ce qui n'empêche pas pour autant que certains l'identifient à Elie revenu (Marc, 8, 27 - 28), et interprètent son cri du début du psaume 22 sur sa croix comme un appel à ce prophète (Marc, 15, 34 - 36). |
| Seigneur Jésus, ton avant-dernière prière au Père, depuis ta croix de supplicié, fut de lui demander qu'il accorde son pardon à tes bourreaux, et tu nous as laissé comme résumé de l'attitude que tu attends de nous, qui sommes tes disciples, cette merveilleuse consigne : "soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux" : rends-moi toujours plus capable de témoigner de toi avec force en t'imitant dans tes gestes insurpassables de miséricorde à l'égard de tous, et d'accueil jusqu'au pardon de tous ceux qui nous approchent. AMEN. |