Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
30 Novembre 2010
| Mt 15:29- Étant parti de là, Jésus vint au bord de la mer de Galilée. Il gravit la montagne, et là il s'assit. Mt 15:30- Et des foules nombreuses s'approchèrent de lui, ayant avec elles des boiteux, des estropiés, des aveugles, des muets et bien d'autres encore, qu'ils déposèrent à ses pieds ; et il les guérit. Mt 15:31- Et les foules de s'émerveiller en voyant ces muets qui parlaient, ces estropiés qui redevenaient valides, ces boiteux qui marchaient et ces aveugles qui recouvraient la vue ; et ils rendirent gloire au Dieu d'Israël. Mt 15:32- Jésus, cependant, appela à lui ses disciples et leur dit : " J'ai pitié de la foule, car voilà déjà trois jours qu'ils restent auprès de moi et ils n'ont pas de quoi manger. Les renvoyer à jeun, je ne le veux pas : ils pourraient défaillir en route". Mt 15:33- Les disciples lui disent : " Où prendrons-nous, dans un désert, assez de pains pour rassasier une telle foule ? " Mt 15:34- Jésus leur dit : " Combien de pains avez-vous ? " - " Sept, dirent-ils, et quelques petits poissons. " Mt 15:35- Alors il ordonna à la foule de s'étendre à terre ; Mt 15:36- puis il prit les sept pains et les poissons, rendit grâces, les rompit et il les donnait à ses disciples, qui les donnaient à la foule. Mt 15:37- Tous mangèrent et furent rassasiés, et des morceaux qui restaient on ramassa sept pleines corbeilles ! Mt 15:38- Or ceux qui mangèrent étaient quatre mille hommes, sans compter les femmes et les enfants. Mt 15:39- Après avoir renvoyé les foules, Jésus monta dans la barque et s'en vint dans le territoire de Magadan. |
| A parcourir tout ce Livre, on peut se demander s'il a été composé pour des chrétiens d'origine Juive (Judéochrétiens), ou pour des chrétiens d'origine païenne, ou encore pour les deux. Néanmoins, même s'il a été d'abord écrit pour confirmer une communauté Judéochrétienne dans sa découverte de la Bonne Nouvelle de Jésus, cet Evangile est ouvert également à la mission universelle auprès des païens, et il se termine par un envoi en mission par le Christ ressuscité, avec ces paroles : "allez, de toutes les nations, faites des disciples" (28, 18). On peut diviser cet Evangile en 11 parties, qui se répondent en sens inverse (la 1ère correspondant à la dernière, la 2ème, à l'avant-dernière, etc...), concentrées autour de la 6ème partie, le "Discours en paraboles", qui sert en quelque sorte de "pivot". Nous obtenons ainsi le découpage suivant : - Bénédictions et Discours sur la montagne (5 - 7) - Manifestations de l'autorité de Jésus et de ses appels (8 - 9) - Discours sur la mission (10) - Jésus rejeté par "cette génération" (11 - 12 ) - Discours en paraboles (13) - Jésus reconnu par ses disciples (14 - 17) - Discours sur la manière de vivre en communauté de croyants (18) - De nouveau, Jésus manifeste son autorité et ses appels (19 - 22) - Proclamation de situations malheureuses et Discours sur la venue définitive du Royaume (23 - 24) - Passion, mort et résurrection (26 - 28) Cette page appartient à l'ensemble d'actes accomplis par Jésus préalablement à la grande confession de foi de Pierre du chapitre 16 : Jésus est reconnu par ses disciples comme le Messie. De plus, cette page fait suite au récit de la guérison de la fille d'une Cananéenne, réalisée dans la région de Tyr et de Sidon, ce qui a invité de nombreux commentateurs à penser que cette seconde multiplication des pains avait eu lieu en terre païenne, ce que d'autres pourtant n'admettent pas. |
| Cette seconde multiplication des pains est porteuse pratiquement du même message que la première, relatée en Matthieu, 14, 13 - 21. A noter cependant que cette page d'Evangile, comme celles de tous les jours des 3 premières semaines de l'Avent, partage un thème commun avec la 1ère lecture lue ce jour, à savoir, ici, la prophétie du festin de la fin des temps, préparé et offert par Dieu lui-même, pour tous les peuples, sur sa montagne (Isaïe, 25, 6 - 10). C'est par compassion que Jésus prend l'initiative de ce signe, après avoir effectué un grand nombre de guérisons sur tous les malades qu'on lui présentait, provoquant ainsi l'admiration des foules qui rendent gloire à Dieu. Cette générosité spontanée de Jésus rappelle, et accomplit définitivement, celle des prophètes Elie (1 Rois, 17, 8 - 16), et Elisée (2 Rois, 4, 42 - 44), qui avaient eux-mêmes déjà multiplié le pain, et elle se manifestera de nouveau lors de la scène de l'apparition du Christ ressuscité à ses disciples au bord du Lac, rapportée en Jean, 21, 4 - 8. Les verbes qui traduisent les gestes de Jésus sont ceux qui décrivent les gestes de Jésus en son dernier repas, devenus notre Eucharistie chrétienne, repris eux-mêmes des gestes de la bénédiction qui marquait le début et la fin des repas de fête chez les Juifs. En réalisant ce signe qui, en plus du rappel de la tradition des prophètes Elie et Elisée, nous renvoie à la manne distribuée par Dieu au désert de l'Exode, Jésus se révèle être le prophète de la fin des temps, d'un monde nouveau sauvé par Dieu à travers sa Parole et son engagement, monde où la faim a disparu, ainsi que la souffrance (comme en témoignent les signes de guérison qui ont précédé celui de la multiplication des pains, dans notre texte). |
| Il est de même difficile de donner un sens symbolique aux 5 ou 7 pains de ces deux multiplications, ainsi qu'aux 12 ou 7 corbeilles respectives des restes ramassés, dans lesquelles cependant on a le plus souvent vu une allusion aux 12 apôtres de Jésus, ainsi qu'aux 7 responsables Juifs chrétiens de langue grecque, préposés au service des tables en Actes, 6, 1 et ss. En revanche, l'allusion à Isaïe, 35, 5 - 6, aux versets 30 et 31 de notre passage, et la location du miracle des pains, et des guérisons qui l'ont précédé, sur une montagne, ont été considérées comme un rappel de toutes les prophéties de l'Ancien Testament concernant le rôle de la montagne de Sion, prophéties toutes accomplies en, et par, Jésus au cours de son ministère. |
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| Seigneur Jésus, tu as repris à ton compte les paroles de la Bible, qui précisaient que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais de la Parole de Dieu, et tu as fait de la fraction du pain, ainsi que du partage de ce pain rompu et de la coupe de vin, les gestes symboliques qui nous communiquent le mystère de ce que tu as vécu en ta mort-résurrection, événement de ton passage qu Père, au terme d'une mission qui sauve le monde entier, anticipant en cela la communion avec Dieu "tout en tous", dans sa lumière et sa vérité totales, à la fin ultime des temps : donne-moi faim de ta Parole, soif de Dieu dont tu nous révèles l'amour miséricordieux, augmente en moi le désir de recevoir toujours davantage la grâce de te rencontrer comme celui qui me sauve, dans la foi, ainsi que dans la célébration des gestes de ton dernier repas, par lesquels tu me rends contemporain de ton "Heure", et me donne d'offrir, avec toi et en toi, la remise de toute ta propre vie au Père, ce "OUI" unique qui transfigure le monde. AMEN. |