Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
27 Avril 2010
| Ac 12:24- Cependant la parole de Dieu croissait et se multipliait. Ac 12:25- Quant à Barnabé et Saul, après avoir accompli leur ministère à Jérusalem, ils revinrent, ramenant avec eux Jean, surnommé Marc. Ac 13:1- Il y avait dans l'Église établie à Antioche des prophètes et des docteurs : Barnabé, Syméon appelé Niger, Lucius de Cyrène, Manaèn, ami d'enfance d'Hérode le tétrarque, et Saul. Ac 13:2- Or un jour, tandis qu'ils célébraient le culte du Seigneur et jeûnaient, l'Esprit Saint dit : " Mettez-moi donc à part Barnabé et Saul en vue de l'œuvre à laquelle je les ai appelés. " Ac 13:3- Alors, après avoir jeûné et prié, ils leur imposèrent les mains et les laissèrent à leur mission. Ac 13:4- Eux donc, envoyés en mission par le Saint Esprit, descendirent à Séleucie, d'où ils firent voile pour Chypre. Ac 13:5- Arrivés à Salamine, ils se mirent à annoncer la parole de Dieu dans les synagogues des Juifs. Ils avaient avec eux Jean comme auxiliaire. |
| Les spécialistes demeurent néanmoins fortement divisés sur l'attribution ou non de ce livre à Luc, le companion Antiochien de Paul (Colossiens, 4, 14 et Philémon, 23), qui, depuis une antiquité très ancienne, est considéré comme l'auteur de ce Livre des Actes, en raison particulièrement d'un certain nombre de passages de ce Livre où il raconte les événements en cours en employant le pluriel "Nous" (Actes, 15, 36 - 18, 28). Il existe, en effet, de grandes différences entre le portrait de Paul, dans les Actes des Apôtres, et celui que l'on déduit d'une lecture attentive des lettres authentiques de Paul, et cela au point que l'on se demande comment Luc, s'il a été vraiment un companion de Paul et a écrit les Actes, ait pu brosser un tableau de l'apôtre Paul si différent de celui que nous découvrons par ailleurs. Même si l'attribution à Luc de ce Livre, et de l'Evangile qui le précède, semble demeurer la moins mauvaise hypothèse, on ne parvient pas à rendre compte d'une telle différence dans la présentation de la personnalité et des idées de l'apôtre Paul. Ce Livre des Actes commence avec une introduction sur les tout premiers débuts de la communauté écclésiale (1, 1 - 26), puis il nous décrit la mission à Jérusalem (2, 1 - 5, 42), suivie de la mission au-delà de Jérusalem et de la Palestine même (réalisée pas les Héllénistes Juifs devenus chrétiens, puis suite à la conversion de Saül de Tarse, devenu Paul, une mission de Pierre auprès de païens et en terre païenne, le premier voyage de Paul et les problèmes liés à l'entrée de païens en grand nombre dans l'Eglise, dont a dû traiter l'Assemblée de Jérusalem : 6, 1 - 15, 35), enfin le rapprochement progressif de Paul vers Rome, où se termine le récit des Actes, après sa mission en Europe et à Ephèse, et son retour à Jérusalem où il est arrêté dans le Temple (15, 36 - 28. 31). Tout cela signifie que dans ces Actes des Apôtres, "l'affaire Jésus continue". Ce qui a été accompli par Jésus, en sa vie, son engagement, sa parole, sa mort, sa résurrection, et son ascension liée à la promesse de l'Esprit Saint, entre dans une nouvelle phase d'extension à toute l'humanité, depuis Jérusalem, la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre, selon l'ordre de Jésus lui-même (Actes, 1, 8). Les communautés de disciples sont désormais le "lieu" de la présence et de l'action de Jésus. Une autre manière d'analyser le contenu des Actes des Apôtres est d'en suivre le déroulement à la façon d'un drame en 4 actes : - ACTE 1 : L'Eglise à Jérusalem (2, 1 - 7, 60), - ACTE 2 : L'Eglise dispersée, en Samarie et à Antioche (8, 1 - 12, 25), - ACTE 3 : Paul le missionnaire (13, 1 - 21, 16), - Actes 4 (Paul le prisonnier (21, 17 - 28, 35). Selon cette présentation, nous en sommes maintenant tout à la fin de l'ACTE 2, et au début de l'ACTE 3. Mais si nous en revenons au premier plan indiqué plus haut, avec notre passage nous continuons de parcourir la partie des Actes, qui traite de l'extension progressive de la mission hors de Jérusalem (6, 1 - 15, 35). Il y a d'abord été question des responsabilités et du témoignage des chrétiens d'origine Juive et de langue grecque, incluant le martyre d'Etienne, la persécution de ces disciples Héllénistes et leur dispersion, avec, comme conséquence, la prédication en Samarie de la Bonne Nouvelle de Jésus par Philippe (6, 1 - 8, 40). Avec la conversion de Saül (Paul) , mis à part par le Seigneur pour porter son Nom auprès des païens (9, 1 - 20), une nouvelle étape se dessine. Mais, le Seigneur lui-même a décidé de préparer l'Eglise à cette nouvelle extension, en envoyant Pierre convertir le 1er païen, le centurion Corneille. Désormais, les choses s'accélèrent : des premières conversions de païens ont eu lieu à Antioche de Syrie, où Barnabé et Saül (Paul) accompagnent de leur enseignement une Eglise qui se développe très rapidement. Après un voyage rapide à Jérusalem, où ils sont allés porter une aide financière des chrétiens d'Antioche, pour faire face à une famine annoncée, et où ils ont trouvé une Eglise de nouveau persécutée, cette fois-ci par Hérode, qui a fait mourir Jacques, frère de Jean, et arrêter Pierre, qui a été miraculeusement délivré de sa prison par l'intervention du Seigneur, Barnabé et Saül (Paul) retournent à Antioche, où nous les retrouvons. |
| Notre page commence, après la mort d'Hérode, frappé par le Seigneur, au moment où Barnabé et Saül (Paul) reviennent à Antioche, leur mission d'entraide accomplie. La mort d'Hérode le persécuteur nous est annoncée par contraste avec la croissance continue de l'Eglise, et le succès de la Parole de Dieu. C'est là l'oeuvre de Dieu, par le Christ ressuscité, qui fait grandir son peuple de disciples et croyants. Mais une nouvelle étape commence dans cette expansion de l'Eglise hors de Jérusalem. L'importante communauté d'Antioche devient missionnaire, et envoie, à son tour, Barnabé et Saül (Paul) en mission à l'étranger. Nous n'assistons plus ici à une démarche "accidentelle", occasionnée par une persécution - dispersion de disciples, mais à une décision "stratégique", prise dans la prière, et en obéissance à l'Esprit Saint, par l'Eglise d'Antioche. Cette première mission de Barnabé et Saül (Paul) n'est donc pas un fruit de leur initiative personnelle, mais de leur obéissance à une communauté croyante, elle-même soumise à l'Esprit Saint. D'autres membres importants de cett Eglise d'Antioche (prophètes et enseignants) nous sont ici présentés, mais nous n'en saurons plus rien dans la suite des Actes des Apôtres. Notons le cadre liturgique de cet envoi en mission de Barnabé et Saül (Paul) : c'est au cours d'une liturgie probablement eucharistique, et à l'occasion d'un jeûne, que cette communauté prend conscience de cette invitation de l'Esprit à devenir missionnaire. De même, l'envoi de Barnabé et de Saül (Paul) a lieu dans un cadre semblable de célébration, dans la prière, le jeûne, ainsi que par l'imposition des mains sur Barnabé et Saül (Paul), qui reçoivent ainsi mandat pour leur mission au nom de l'Eglise d'Antioche. Nous assistons au début du voyage de nos 3 missionnaires : Barnabé, Saül (Paul) et Marc, jusqu'à leur arrivée à Chypre, ainsi "envoyés en mission par le Saint Esprit". |
| Selon les dernières instructions de Jésus ressuscité à ses disciples, juste avant son Ascension, leur précisant qu'ils seront ses témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre (Actes, 1, 8), nous en sommes maintenant à la dernière étape, avec la fondation de cette Eglise d'Antioche, qui se met, à son tour, à "essaimer". Saül (Paul) est ici mentionné le dernier de la liste des prophètes et enseignants del'Eglise d'Antioche, alors que Barnabé se trouve nommé en tête. Saül (Paul) continuera de faire figure de second (13, 2 et 7), mais seulement jusqu'au verset 9, où l'auteur des Actes va l'appeler désormais de son nom Romain de "Paul", et où il sera considéré comme le premier dans la mission. Envoyés en mission par l'Eglise d'Antioche, Paul et Barnabé viendront, dès leur retour, lui rendre compte de leur travail (14, 27 - 28), dans lequel ils vont toujours être accompagnés par l'Esprit (13, 9 et 52 ), ou le Seigneur lui-même (13, 11 et 14, 3. 23. 57). |
| De même que Jésus avait déjà, de son vivant, envoyé les Douze Apôtres et les 72 disciples, deux par deux (Marc, 6, 7 et Luc, 10, 1), la mission n'est jamais effectuée par un seul homme, mais souvent par deux ou trois, comme dans notre texte, et comme ce sera le cas dans les autres missions de Paul, qui, d'ailleurs, dans la plupart de ses lettres, s'associera souvent ses compagnons de route et de travail, pour saluer, de leur part comme de la sienne, les Eglises auxquelles il écrit. Ce n'est pas un homme qui évangélise, mais l'Eglise, qui, dans l'Esprit, envoie en mission. Mais, dans cette mission une fois engagée, c'est toujours Dieu lui-même, par le Christ ressuscité, dans l'Esprit Saint, qui est à l'oeuvre comme le principal acteur de la révélation du Nom de Jésus Sauveur, et de la communication du salut réalisé, une fois pour toutes, en sa mort-résurrection : 1Co 3:6- Moi, j'ai planté, Apollos a arrosé ; mais c'est Dieu qui donnait la croissance. 1Co 3:7- Ainsi donc, ni celui qui plante n'est quelque chose, ni celui qui arrose, mais celui qui donne la croissance : Dieu. 1Co 3:8- Celui qui plante et celui qui arrose ne font qu'un, mais chacun recevra son propre salaire selon son propre labeur. 1Co 3:9- Car nous sommes les coopérateurs de Dieu ; vous êtes le champ de Dieu, l'édifice de Dieu. |
| Seigneur Jésus, dès que nous t'avons reconnu et accueilli dans notre vie par la foi en ton Nom, tu nous envoies être tes témoins au coeur du monde, avec la mission d'y révéler ce que tu as accompli dans ton parcours terrrestre, jusqu'à ta mort sur la croix, ta résurrection, et le don de l'Esprit, pour sauver tous les hommes : apprends-moi à me considérer toujours au service de ta mission, à n'être qu'un serviteur qui fait connaître ton Nom, pour qu'il devienne efficace en toutes les personnes qui acceptent de le recevoir, et à ne jamais oublier que c'est toi qui agis à travers nos gestes et nos paroles, au Nom de Dieu ton Père, et dans l'Esprit saint. AMEN. |