Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
8 Octobre 2010
| Ga 3:22- Mais en fait l'Écriture a tout enfermé sous le péché, afin que la promesse, par la foi en Jésus Christ, fût accordée à ceux qui croient. Ga 3:23- Avant la venue de la foi, nous étions enfermés sous la garde de la Loi, réservés à la foi qui devait se révéler. Ga 3:24- Ainsi la Loi nous servit-elle de pédagogue jusqu'au Christ, pour que nous obtenions de la foi notre justification. Ga 3:25- Mais la foi venue, nous ne sommes plus sous un pédagogue. Ga 3:26- Car vous êtes tous fils de Dieu, par la foi, dans le Christ Jésus. Ga 3:27- Vous tous en effet, baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ : Ga 3:28- il n'y a ni Juif ni Grec, il n'y a ni esclave ni homme libre, il n'y a ni homme ni femme ; car tous vous ne faites qu'un dans le Christ Jésus. Ga 3:29- Mais si vous appartenez au Christ, vous êtes donc la descendance d'Abraham, héritiers selon la promesse. |
| Cette Lettre se situe dans le contexte du combat mené, et gagné, à la longue au moins, par Paul dans l'Eglise primitive, pour que l'on n'impose pas aux païens devenus chrétiens la circoncision Juive et la Loi de Moïse comme partie intégrante de la Bonne Nouvelle de Jésus. Cela n'a cependant pas empêché des opposants aux positions de Paul sur ce point d'intervenir, derrière lui en son absence, dans les Eglises évangélisées par Paul pour contredire son enseignement et semer le trouble dans les communautés. D'une façon générale, on pense que cette Lettre a été écrite entre 49 et 58, mais on la situe majoritairement autour des années 49 - 53, cette dernière date semblant la plus probable. Après une introduction (1, 1 - 9), trois grandes sections se détachent : - témoignage personnel de Paul sur sa conversion et les débuts de son apostolat (1, 10 - 2, 21), - argument central de la Lettre sur la valeur de l'Evangile annoncé par Paul (3, 1 à 4, 11 ou 4, 30, ou encore 5, 1, selon les commentateurs), - une série d'exhortations morales, qui se terminent en , 6, 10. Vient finalement une conclusion (6, 11 - 18). A noter que les Galates, comme leur nom l'indique, étaient des tribus d'origine celtique, sinon gauloise. |
| Selon Paul, la Loi Juive n'a eu qu'un rôle temporaire, celui de garder les hommes d'Israël sous sa coupe, comme des mineurs en tutelle, avant qu'ils soient conduits au Christ. Avec le Christ, par la foi, nous sommes libérés de cette tutelle, de ce "surveillant", car désormais nous sommes devenus de fils de Dieu par la foi. Cette libération s'est réalisée lors de notre baptême, par lequel nous avons été plongés dans le mystère de la mort-résurrection du Christ, lieu de notre rencontre du Christ, et de notre saisie par lui. Puisqu'il en est ainsi, il n'y a plus de distinction entre nous, qui sommes tous des égaux, ne faisant qu'un avec le Christ, auquel nous appartenons. Cette situation, qui est la nôtre, est bien l'aboutissement de la promesse faite jadis par Dieu à Abraham, et, pour cette raison, nous sommes sa descendance et son héritage, à l'heure de l'accomplissement du projet de Dieu. |
| Il leur a ensuite présenté l'attitude de foi d'Abraham selon Genèse, 15, 6, pour leur montrer que tous ceux qui sont croyants (Juifs ou païens convertis) prennent la suite de cette attitude d'Abraham (3, 6 - 14). S'appuyer sur la Loi pour être sauvé, c'est ne pas se rendre compte qu'une telle voie est impossible à suivre, car nous n'arriverons jamais à appliquer à la perfection tous les commandements de cette Loi, et, en ce sens, elle devient pour nous source de malédiction. Cela ne veut pas dire qu'elle ait été inutile : elle a, pendant un certain temps, joué le rôle de guide et de surveillant pour aider les membres du peuple d'Israël à aller dans la bonne direction, sans pour autant leur permettre d'atteindre le but, que seule la grâce gratuite de Dieu peut nous accorder, à la condition que nous nous ouvrions à cette grâce par la foi qui nous fait nous remettre, en toute confiance, entre les mains de Dieu, en nous laissant faire par son action de salut, accomplie et transmise, par le Christ, dans l'Esprit Saint. En effet, c'est seulement par l'envoi de son Fils que Dieu nous a libérés de l'esclavage du péché, et de cette tutelle de la Loi Juive, dont nous n'avons désormais plus besoin, dans la mesure où Dieu fait de nous ses fils et ses filles, tous égaux, frères et soeurs les uns des autres, dans l'unité que nous vivons avec le Christ, et dans la mesure où nous laissons passer en nous l'attitude d'amour de Jésus qui donne sa vie pour ses frères, car, comme le dit Paul, "celui qui aime son frère accomplit la Loi" (Galates, 5, 14 et Marc, 12, 31). |
| Si la promesse faite par Dieu à Abraham (Genèse, 12, 1 - 5) comprenait à l'origine trois éléments : la descendance (ou la race), la possession de la terre de Palestine, et une bénédiction pour toutes les nations, à l'époque de Paul, la terre de Palestine était propriété de nations étrangères qui l'occupaient depuis plus de 5 siècles, et, avec l'accomplissement de la mission de Jésus, l'appartenance à la race n'est plus nécessaire du tout au salut qu'il propose. Cependant, le fait que la réalisation de la promesse faite à Abraham se soit élargie ou effectuée, de façon différente de l'annonce exacte formulée à l'origine, ne signifie pas pour autant que cette promesse ait été abolie : qu'on le veuille ou non, Dieu a choisi à l'origine un homme et sa descendance particulière, en un endroit précis de notre planète, pour être le porteur initial d'une promesse visant toute l'humanité qu'il voulait sauver. Si, au niveau de leur foi, tous les croyants sont, selon nous, de la descendance d'Abraham, cette descendance "élargie et spirituelle" ne saurait priver la descendance selon la chair des fils d'Abraham de sa place et de son sens permanents, dans le dessein de Dieu. Voir Romains, 11, 1 - 33, et, particulièrement le verset 29. |
| SEIGNEUR JESUS, EN TOI LE PERE NOUS A BENIS, ET A CONDUIT A SON ACHEVEMENT LA PROMESSE INITIALE FAITE A ABRAHAM, ET, DE CE FAIT, NOUS A ETABLIS COMME TES PROPRES FRERES ET SOEURS, FILS ET FILLES D'UN MÊME PERE, PARTAGEANT TON HERITAGE, TOUS ENTRES DANS TA FAMILLE, SANS QUE NE JOUE PLUS DESORMAIS ENTRE NOUS AUCUNE DISTINCTION DE SEXE, DE RACE, OU DE NIVEAU SOCIAL : OUVRE MON COEUR A L'ACCUEIL DE TOUS ET DE TOUTES EN TON NOM, ET FAIS-MOI COMPRENDRE CONCRETEMENT QU'EN CHACUNE DE MES RENCONTRES HUMAINES, TU ES LA, INVISIBLE, AVEC CHACUNE OU CHACUN DE MES INTERLOCUTEURS, PARTAGEANT LA SITUATION D'ACCUEIL, OU DE NON ACCUEIL, QUE JE LUI OFFRE. AMEN. |