Un blog qui donne de vivre joyeusement sa foi en Dieu Trinité. Faire connaître, aimer, adorer, louer Dieu en tout tant et en toute circonstance et vivre constamment dans l'action de grâce.
7 Octobre 2010
| Galates 3.6 Comme Abraham crut à Dieu, et que cela lui fut imputé à justice, 3.7 reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont fils d'Abraham. 3.8 Aussi l'Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a d'avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham: Toutes les nations seront bénies en toi! 3.9 de sorte que ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant. 3.10 Car tous ceux qui s'attachent aux oeuvres de la loi sont sous la malédiction; car il est écrit: Maudit est quiconque n'observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, et ne le met pas en pratique. 3.11 Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident, puisqu'il est dit: Le juste vivra par la foi. 3.12 Or, la loi ne procède pas de la foi; mais elle dit: Celui qui mettra ces choses en pratique vivra par elles. 3.13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois, 3.14 afin que la bénédiction d'Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus Christ, et que nous reçussions par la foi l'Esprit qui avait été promis. Bible L. Segond. |
| Cette Lettre se situe dans le contexte du combat mené, et gagné, à la longue au moins, par Paul dans l'Eglise primitive, pour que l'on n'impose pas aux païens devenus chrétiens la circoncision Juive et la Loi de Moïse comme partie intégrante de la Bonne Nouvelle de Jésus. Cela n'a cependant pas empêché des opposants aux positions de Paul sur ce point d'intervenir, derrière lui en son absence, dans les Eglises évangélisées par Paul pour contredire son enseignement et semer le trouble dans les communautés. D'une façon générale, on pense que cette Lettre a été écrite entre 49 et 58, mais on la situe majoritairement autour des années 49 - 53, cette dernière date semblant la plus probable. Après une introduction (1, 1 - 9), trois grandes sections se détachent : - témoignage personnel de Paul sur sa conversion et les débuts de son apostolat (1, 10 - 2, 21), - argument central de la Lettre sur la valeur de l'Evangile annoncé par Paul (3, 1 à 4, 11 ou 4, 30, ou encore 5, 1, selon les commentateurs), - une série d'exhortations morales, qui se terminent en , 6, 10. Vient finalement une conclusion (6, 11 - 18). A noter que les Galates, comme leur nom l'indique, étaient des tribus d'origine celtique, sinon gauloise. |
| Nous sommes les fils d'Abraham dans la mesure où nous participons à son attitude de foi : en effet cet homme de foi a accueilli la promesse de Dieu le concernant, et dont l'une des données était qu'en lui seraient bénies toutes les nations. Tous ceux qui donc vivent de leur foi (au Christ) sont fils d'Abraham et participent à lz bénédiction qu'il a reçue. A l'inverse, ceux qui veulent être sauvés par la pratique de la Loi tombent sous le coup de la malédiction, car une telle attitude supposerait que l'on pût obéir parfaitement à toutes les injonctions de cette Loi, ce qui est totalement impossible. Beaucoup ont pensé, à partior d'une autre citation de l'Ecriture, que Paul invoque en cette page, que la pratique des commandements les conduirait au salut : une telle obéissance reconnue comme impossible ne peut donc être source que de malédiction, et Jésus nous a libérés de cette malédiction en se couvrant de cette malédiction elle-même, lorsqu'il fut "pendu au bois" de la croix, en devenant ainsi, selon une autre citation de l'Ancien Testament, un objet de malédiction. Libération qui nous donne l'Esprit Saint et qui permet à toutes les nations païennes de recevoir la bénédiction promise à Abraham non seulement pour sa descendance mais pour tous les peuples. |
| Il a ainsi commencé par demander aux Galates s'ils avaient reçu l'Esprit Saint et continuaient d'en vivre l'expérience par la pratique des oeuvres de la Loi ou en accueillant la bonne Nouvelle de Jésus par la foi. Maintenant, à partir du verset 6 et jusqu'au verset 14, Paul fait appel à l'expérience d'Abraham. Nous découvrons qu'Abraham entre en scène sous la plume de Paul au verset 3, 6 et y demeurera plus ou moins présent jusqu'en 5, 21. Vu son importance dans les textes les plus anciens de l'Ancien Testament, il n'est pas surprenant que Paul ait repris des points de son histoire, et probablemnet pour réfuter les interprétatins que les chrétiens judaïsants faisaient de ces récits concernant Abraham. Dans ce passage, Paul fait immédiatement appel au texte de Genèse, 15, 6 pour montrer que tous ceux qui croient au Christ (qu'ils soient païens ou Juifs d'origine) sont descendants d'Abraham. A noter que Paul ne met pas du tout l'accent sur Genèse, 17, 4 - 14, concernant l'acceptation par Abraham de la circoncision, mais s'en tient à la première réponse de foi d'Abraham, ce qui lui suffit (versets 6 - 8). Paul cite ensuite Genèse, 12, 3 et 18, 18, afin de proclamer que Dieu avait déjà fait connaître d'avance à Abraham, d'une certaine façon, que les païens seraient justifiés par la foi et par le don de la grâce et de la paix (versets 8 - 9). Au verset 10, Paul invoque Deutéronome, 27, 26 pour souligner que la pratique de la Loi de Moïse ne peut conduire qu'à la malédiction, du fait qu'il est absolument impossible à l'homme de l'observer en totalité. Aux versets 11 - 12, Paul maintient que nous ne tenons debout devant Dieu que par la foi que nous devons choisir comme seule attitude valable et salutaire, et non par les oeuvres de la Loi, avec, à l'arrière plan, les passages de Habakuk, 2, 4 et de Lévitique, 18, 5. Si l'on vit selon la foi, il n'y a plus à suivre les requêtes de la Loi. Tout cela se trouve redit de façon positive en 3, 13 - 14 : c'est le Christ qui nous a libérés de la malédiction de la Loi pour que nous recevions l'Esprit Saint par la foi. (ce qui nous renvoie aux versets 3, 2 - 5 du début de ce chapitre). En quel sens le Christ est-il devenu malédiction pour nous ? En tant que "représentant" tous les croyants, car si l'interprétation radicalement nouvelle qu'a donnée Jésus de la Loi a été pour lui source de malédiction, cette malédiction, il l'a détuite en sa mort-résurrection qui nous en apporte la libération. |
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| Seigneur Jésus, toi qui nous as libérés des entraves de toute Loi qui n'est pas en elle-même manière de témoigner de l'amour reçu par toi de Dieu dans l'Esprit Saint : apprends-moi à demeurer toujours vraiment libre et à me laisser de plus en plus conduire par ton Esprit. AMEN. |